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Tome second.
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qxri Ton fait faire tout ce qu’on veutpour de l’argent.

MERCENAIREMKIHT, adv. (; mèr -ce-nire^man) D'une manière merce-naire.

MERCERIE, s. f. ( mer-ce-ri-e )Toute sorte de marchandises de Mer-cier.

MERCI , s, f. pans plur, Miséri-corde : Crier merci ; recevoir à mer-ci. Il vieillit et ne s’emploie plus quedans celte phrase familière : Je vouscrie merci f je vous demande pardon.(Suivant Caseneuve, du latin mereçs,cedis f dans le sens de prix, salaire ;parce que, dit-il , par les ancienneslois , et surtout par la loi salique ,la peine, même des plus grands cri-mes, était rachetée par de l’argent,lequel devenait alors comme le prix(la compensation) de la peine dueau crime. Crier merci , c’était de-mander celte conversion de la peineencourue en une amende pécuniaire;Prendre à merci , c’était l’accorder.D’autres dérivent simplement mercidu latin mereri mériter , parceue celui qui s'humilie mérite Je par-on.)—* Dans les vieux romans dechevalerie, le don d'amoureuse merciles faveurs d’une femme.— L'ordrede la Merci, ordre de religieux insti-tué pour racheter les captifs desmains des infidèles. A.

Etre à la merci ( à la discrétion )du vainqueur, des flots , etc. —I*am.Grand ?nerci , je vous rends grâces.— t7;i grand merci , un remerchnent,un je vous rends traces. -r-Dien merci,grâces à Dieu. JPaiis ces trois der-nières phrases , du mot remercier.)

MERCIER , 1ÈRE , s. (mer-cié ,tè-re) Marchand qui vend toute sortede serges , de taffetas, de rubans desoie, de fil,etc. (Du latin merx ,mcr-cis , marchandise, d’où l’on a fait,dans la liasse latinité, încrcerius.) —Porte-balle qui va vendre d.'flis lesvillages et à la campagne de menuesmerceries.

MERCREDI , s. ri). Le quatrièmejour de la semaine.. (Chez les païensil était consacré à Mercure, et s’ap-pelait Diqs Mcrcurii ou Mercvriidies , dont par contraction et parcorrupliou on a fait Mercredi.)

MERCURE, s. m. En Astron., laplus petite des planètes inférieureset la plus proche du soleil. Sa révolu-tion sidéralç est d’e/ivirpn 2 mois et28 jours.—* Papillon du genre sa-tyre. N—En Chimie , le vif argent,auquel l’usage a conservé cp nom.—Selon la fable, le Messager des Dieux;le Dieu de l'éloquence et celui desvoleurs. (Du latip Mercurius.')— Fig.et fam. L’entremetteur d’un mauvaiscommerce.— Mercure corné des an-ciens Chimistes , mercure muriaté desModernes.— Mercure vierge , mer-cudè natif—* Mercure doux, aujour-d'hui proto-çhlorure de mercure* Ce mot a servi et sert encore de ti-tre £ divers écrits périodiques trai-ent de poljtiquç, de littératiir» ?tc.

__ MER

Mercure de France.K. Mercure galant,journal littéraire, ainsi nommé deM. Galland , professeur au CollègeRoyal, qui y travaillait. ( MatinéesSênonaises.') H avait été publié en1672 par de Visé , sous le nom deMercure français .

Mercures, plur. (Archæol.) Jeunesenfants , chez les Grec* , âgés dehuit, dix à douze ans, et qui étaientemployés clans la célébration desmystères.

MERCURIALE MÂLE, S. f. Plan-te à fleur apétale, qu’on appelle aussiFoirollo , Vignoble et Vignette. C’estune des cinq plantes émollientes ,qui croît presque partout. On nom-me Mercuriale femelle on h épi, JV$-pèce dont les fleurs sont ramassées <eu épi. Le Chou de chien. Mercurialesauvage ou de montagne, est uneautre espèce qui croit dans les hoiçet sur les montagnes , et qu’on soup-çonne vénéneuse. (Du latin merçu-rialis.)

MERCURIALE , s. f. Assembléedu Parlement qui se tenait le pre-mier jJlércm/id’oprés la Suint-Martin.et le premier Mercredi d'après la se-maine de Pâques , pour la réforina-tion des abus dans l'administrationde In justice. Celle espèce de Tribu-nal de Censure avait été établi parLouis XII dans son ordonnance de1499 , ensuite de laquelle les assem-blées decegeure devaientsetenirtousles quinze jours , le mercredi. —Dis-cours que faisaient ce jour-là le Pre-mier Président, le Procureur Géné-ral , etc. ; * et par extension, dis-cours que les officiers du ministèrepublic prononcent à la rentrée descours et des tribunaux.—L’élat duprix des grains , des fourrages etc. ,qui ont été vendus au marché. A.—Tig. Réprimande. —Assemblée degens de lettres qui se fait le mercredi« liez quelque personne savante. On atenu longtemps des Mercuriales clic?.Ménage , à qui la Heine Christine deSuède , qui avait à Slokhoîm de sem-blables assemblées I c Jeudi, écrivait,dit Ménage lui-méme : Ma Joviale esttrès humble servante de votre Mer-curiale.

MERCURIALES , pi. I’ètcs quise célébraient à Home , en l’honneurde Mercure , le 14 juillet, selon lesuns, et le 16 mai , suivant d’autres.

mercuriel , elle , adj. Quicontient du mercure •

MERCUlunCATMW , s. f. (mèr-hu-ri-fi-va-ciou) T. d’Aicln'mie, quiindique l’opération par laquelle ontire le mercure des métaux.

MERRAJLLE , s. f. {mer-ââ-glie,mouillez l«*s U) Troupe importune depetits enfants-Il est populaire.

merde. s. f. Excrément; matièrefécale de l’homme ou de quelquesanimaux domestiques. On évite d’em-ployer ce mot dans la conversation.(Du latin merda .)— Couleur merde-d’oie , couleur cotre le verl et lejaune.

MER

MERDEUX , EUSE , adj. ( mèr-deû, eu-ze ) Souillé , gâté de merde.

MÈRE , s. f. Femme qui a mis unenfant au monde. (Du latin mater ,en grec métér , génil. métros.)—1\se dit aussi des femelles des animaux.—Matrice : Mal de mère- —Fig. L'E-glise est la mère des fidèles ; j Cettefemme est la mère des pauvrçs, —Re-ligieuse Professe.—Au fig. Cause :L'oisiveté est la mère de tous vices.La défiance est la more de la sûreté. LaGrèce est la mère des beaux-arts , ilsy ont clé perfectionnés.—* Fig, etfam. La mère une telle , se dit d’unefemme du peuple un peu âgée. À.

Gr.and'mère , s. f. Aïeule.—Pruv.Henvoyer quelqu'un à sa grand’mère,le relancer vivement.

MÈRE, adj. Mère goutte , le pluspur vin qui coule de la cuve , sansqu'un ait encore foulé le raisin. —Mère-laine , la laine la plus fine.—Mère-perle , grosse coquille dç perlequi en renferme quelquefois un grandnombre. — En Chimie , eau-mère ,eau saline pl épaisse qui ne donneplus de crystanx.— Langue-mère, quin’est dérivée d’aucune autre, et dontquelques-unes sont dérivées_ * Vi-

dée mère d*un ouvrage , la principaleidée d’un ouvrage , l’idée dont il estle développement .—La mère-patrie ,l'état, le pays qui a fondé une colo-nie et qui la gouverne.— Mcre-bran-che , grosse branche d’où sortentplusieurs autres branches ,—La reinemère , la rcinç douairière. A.—EnAnatom. Dure-mère, et Pie-mère,les deux membranes qui enveloppentle cerveau#

MÉJUEAU, s. m. {mè-ro , s. d.)Marque qu’on distribue à des genspour servir à être admis en quelquelieu , ou pour témoigner qu’ils y ontété , c! avoir part à une disjribulio».Il se disait surtout des marques dece goure données aux Chanoinespour leur assistance aux Offices. (Dugrec 7 néros ou mûris pari* portiondans la distribution d’une chose ,fait de mèiro je distribue, je par-tage. )

MÉRELLE on MARELLE , S. f-( mé-i'è-le) Sorte de jeu , qui n’estguère pu usage qm* parmi les en-fants et les écoliers , et où l’on joncavec de petites marques dont troisdoivent se trouver cri ligne droite.— Autre jeu consistant en une ma-nière d’échelle tracée avec de lacraie , etc., dans laquelle ou marcheà cloche-pied , en poussant avec lepied une espèce de palet.

MLR EL LL , ÉE , adj. ( mé-rc-lè )T. de blason. Qui représente lesmèrellcs.

* MÉREIN'DÈRES, 8. f. pl. Genrede plantes liliacées. H.

* MÉREIMG1E, s. f. Plante de Ufamille des Sablines. B.

* MÉRÉTRICE , s. f. La gour-gandine , coquille. B.

* MÉRÉTRICIÇR, B . m . Animaldes mcrcwiççfl, D,