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Naturel, sans fard , sans artifice :Beauté naïve , grâces naïves. En ccsous il no se dit qu’en Poésie , et ne*s'applique qu'aux qualités qui s*as-socient avec l’ingénuité , la simpli-cité, la candeur, peut-être mêmeavec une sorte de faiblesse physique.La majesté, la fierté , la noblessepeuvent être naturelles ; mais ellesne sont jamais naïves. Suivant Beau-zée , il y a encore entre ces deuxmots , appliqués surtout au style ,celle différence , que cc qui est naïfnaît du sujet , et eu sort sans effort;et que ce qui est naturel appartientbien au sujet, mais n'éclol que parla réflexion • Toute pensée naïve estnaturelle tuais tonte pensée naturellen’est pas naïve. (Du latin tintions ,employé dans la même signification.)
— Qui représente bien la vérité , quiimite la nature : Description , pain -titra naïve. — Qui n'esl pas affecté ,étudié : Air naïf , manières naïves.
— En parlant des personnes; ingé-nu , naturel et quelquefois simple etun peu niais. — * lise prend quelque-fois en mauvaise part, et signifie, quidit, par un excès de simplicité , cequ’il aurait intérêt à cacher : C’esttin homme naïf , dont vous tirerez toutce que vous voudrez. — fl s-* dit aussides choses , dans un sens analogue :
i n amour-propre naïf , une réponse jbien naïve. A.
♦ Naïf , s'emploie aussi suhstanli-v ment pour signifier, le genre naïfdans les arts et en littérature : Lenaïf en peinture distingue les ouvra-ges de Vérole flamande. A.
IN AI 3 , NAINE , s. (néin, ne-ne )Qui est d'une taille beaucoup au des-sous de la médiocre ; Un joli nain ,une jolie naine. (Du latin nantis,pris du grec/trmos.) — *11 est aussiadjectif, et alors il se dit des chosesA. -^Arbres nains , qu'on élève enbuisson. — OEuf nain , œuf de poulesans jaune.
tVAÏKE , s. m. (nu-t-re) Cherles Indiens du Malabar , litre donnéaux Nobles, surtout aux Militaires.Trévoux écrit aussi Naher.
NAISSANCE, s. f. (né-san-re)Sortie de l'enfant du scinde sa mère.
( Du latin nasccntia. ) * Il se dit quel-quefois des animaux. A. —En As-trologie, le moment auquel naît unenfant, eu égard à la disposition duciel et des astres. — Extraction :titre de grande, d’illustre naissance.
— Il se «lit quelquefois absolumentpour noblesse : Homme de naissance .qui a de la naissance ; ou sans nais-sance , qui iCa point de naissance .—En parlant des végétaux , le tempsoù ils commencent h pousser. — Oudit a peu près dans le même sens ,la naissance du jour , | e moment oùil commence à paraître. — Fb\ Ori-gine » commencement : la naissancedit monde t dfun état, d’une ville —En A relût. L’endroit où quelque chosecommence à paraître , à avoir de latailiiu ; Naissance de voûte , le com-
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mencement de sa courbure : Nais-sance do colonne , la partie concavequi joint le listel nveelefùt , et qu'onappelle communément congé .— Au-trefois , talent : Nuissanco heureusepour la parole , etc.
NAISSANT , ANTE, ndj. verbal,(wrf-sa/i, an-te ) Qui naît', qui com-mence à paraître : * Enfant naissant ;Jour naissant. A. — Il se dit dans leblason , d’un animal qui ne montreque la tète, les épaules , les pieds ettes jambes de devant, avec la pointeîle la queue. — Qui commence à scformer , A se faire connaître.
NAÎTRE, v. u. ( né-tre ) Naissant.Vé. Je nais , nous naissons. Je naquis.Je naîtrai. Venir au momie ; sortirdu scinde la mère. — En parlant desvégétaux , commencer A pousser. —Poétiquement, commencer A paraître,eu parlant du jour. — Eig. 1° Com-mencer.— 2° Prendre origine de...Les affaires naissent les unes des au-tres. — (Du latin nasci. ) — Eig. J’aivu naître la fortune de cet homme , ouabsolument, je Vai va naître , j’ai vule commencement de sa fortune. —11 ne fait encore que de naître , safortune ne fait que commencer. —Vaîtrc Poète, Peintre, Musicien. etc.avoir de grandes dispositions pour cesarts. — Fam. il est à naître que , iln'est jamais arrivé que.
NAÏVEMENT, adv. (na-i- ve-nta n ) Avec naïveté.
NAÏVETÉ , s. f. Ingénuité ; sim-plicité d’mv personne qui n’usc pointde déguisement. Voy. Candeur. —Grâce , simplicité naturelle et exqui-se , vérité ou vraisemblance parfaitedans l’expression , dans la représen-tation d’une chose. Voy. f\aïf. —Simplicité niaise , * on défaut de re-tenue dans l’expression de sentimentsqn'onaurail intérêt A cacher. A. Voilàune gronda naïveté. — * Ilsedii en-core des propos , des expressionsqui échappent par ignorance t Lesjeunes personnes sont sujettes a diredes naïvetés. A. Ilne prend de plurielqu’en ce sens.
NAIiin , s. ni. T. de Relation. EnTurquie , olficier chargé de porterl'étendard de Mahomet. Le Grand^rigueur confère toujours cette di-gnité A un des Emirs descendants deFatum: , fille du Prophète.
* NAMAS , s. rn. Prière turque.B.
NAMltoitni , s. m. Chez les peu-ples du Malabar, membre du Clergédu premier ordre.
NAN , s. rn. Sorte de mouchecommune chez les Lapons , qui re-gardent ces insectes comme «les es-prits , et b* 8 portent avec eux dansdes sacs de cuir , persuadés qu’ilsseront par là préservés de toute ma-ladie.
NANAN , s. m. Mot dont on se serten parlant aux enfants , pour signi-fier des friandises, des sucreries :l'ous aurez du Hanau* Il est fain.
* NANCÉIQEE, adj. Voy. Zumi-gu«.
NAP
•nancelle , s. f. T. d'Archit.Concavité entre deux moulures. D«
* NANDIZOK1E , s.f. Plaute cucur-bilacée IL
NANGtJER , 6. m. (nan-ghér )Espèce de mammifères ruminants, dugenre des Antilopes, dont les cornesse recourbent eu avant.
* NANKIN , s. m. Toile de cotonqui est ordinairement d’un jaune ap-prochant de In couleur du chamois ,qui sk fabrique A Nankin , ville de laChine , et qu’on imite aux Indes eten Europe. A.
* NANKINETTE , s. f. Etoffe lé-gère de coton , tissuc comme le uan-kin. B.
NANNA , s. f. Plante d’Amérique.La chair «le son fruit, «pii ressembleà un artichaut , a le goût d’une poirefort succulente.
nanini , interjection négative.Voy. N en ni.
NANSE , s. f. (Pêche) Sorte denasse faite d’osier. Terme provençal.
* N A N T, s. m. Cascade ou torreutdans les Alpes. l>.
* nantaise , s. f. Longue cape;boupp' tande de matelot. B.
NANTIR , v. a. Donner des gagespour assurance d'une dette. ( Sui-vant Mcursius , du grec modernenantizèin , qui a la même signifi-cation ) .V<? nantir , v. réll. Se saisirde «juelque bien pour assuranced'une chose due. •—Fat». Se pour-voir de «pielque chose par précau-tion : Il s’est nanti de son manteau.— * Il signifie encore absolument ,faire des profits dans une place,dans un emploi , et les mettre en ré-serve : Cet homme s'est bien nantiavant de sortir de sa place. On ditdans le même sens , il a perdu saplace, mais il est bien nanti. A.
NANTISSEMENT, s. rn. ( nan-li-co-man) Gage «pi’on donne A uncréancier pour assurance d’unedette. — Pai/s de nantissement ,pays où la coutume voulait qu’on fitinscrire sa créance sur le registrepublic pour avoir son recours surles biens «le son débiteur.
* NAPACÉ , ÉE , adj. Voy. Napi -fomne. B.
* NAPAIJL, s. m. T. d’Ilist. Nat.Faisan A cornes bleues du Bengale. B.
NAPÉES , s. f. pl. Selon la Fable,Nymphes qui présidaient aux prai-ries et aux bocages. (I)u grec naposou napé vallée , colline ou forêt. )—* Nnpéc est aussi le nom d’uneplante malvacée. B.
* NAPEL , s. m. T. de Bot. Es-pèce «l’aconit, A.,* plante vénéneuse,genre de renonctdacées. N.
* NAPHTALINE , s f. Substanceblanc grisâtre, recueillie pendant larectification du pétrole provenant dugaz de bouille.
NA PUTE , s. f. (naf-te) Espècede bitume liquide , blanchâtre »transparent , léger et très inllain -inablc : * L'huile de naphte, puf' t “fiés par ta distillation # est très