o 38 PE I
farineuse.—Poisson du genre du lo-bie. B.—Genre de coquillage bivalvedont la forme est très connue, parcequ'une des espèces de ce genre sert•l'ornement aux pèlerins de Saint-Jacques ou de Saint-Michel. Ce sontdes mollusques acéphales.— Peigne -de- Vénus ou Aiguille-de -berger, plan-te annuelle du genre du Cerfeuil. —Tenon à peigne (Menuiserie), tenonde rapport que l'on colle dam les tra-verses, soit droites, soit cintrées.
PEIGNÉ, ÉE , p. p. et adj. VPeigner» — Fig. Lien, jardin Metpeigné, ajusté, soigné. Ouvrage Metpeigné , poli, travaillé avec soin, exactet chblié.—IIarengspeignés (Pèche),ceux qui ont perdu leurs nageoiresou beaucoup de leurs écailles.
PEIGNER, v. a. {pe-gniè, mouil-lez gn ) Démêler, nettoyer, ajuster lescheveux, les poils,etc, avecun peigne. |—Apprêterdela laine, du chanvre, dulin avec des peignes à dents de fer. 1(Du latin pectere, fait du grec pei-kéin Qupêkèin, qui a la même signi-fication.) — * Fig. et pop. Maltrai-ter, bailre.il s'emploie dans le mêmesens avec le pron. pers. Ces deuxfemmes se sont bien peignées. A.
PEIGNEER , s. in. Ouvrier quipeigne la laine, le chanvre, le lin, etc.
PEIGNIER, s. m. {pè-gtiiê) Ce-lui qui fait et vend des peignes,
PEIGNOIR, s. ni. (p'e-gnionr)Linge en forme de manteau ou «le ca-saque , qu’ou se met sur les épauleslorsqu’on se peigne, pour empêcherque la crasse, la poudre ne tombe surles habits, sur la robe de chambre.—‘Manteau de toile, à peu près sem-blable, dont on se couvre dans lebain, ou quand ou en sort. A.
PEJGNON, s. m. {pe-gnion, mouil-lez gn) Paquet de chanvre affiné queporte, eu forme de ceinture, l’ouvrierqui lile une corde. — Peignons , pl,Iiebutou reste de laines peignées.
FEIGNURE5, s. f. pl. [pè-gttiu-re ) Cheveux qui tombeut de la tètelorsqu'on sc peigne.
TEILLES okFEIES, s. f. pl. (Pê-che) Synonymes du piles ou empiles.Voy.-ces mots. — * Peilles, s. f. pl.Vieux chiffons employés à la fabrica-tion du papier. N. B.
*PElNCUEDKC, s. m. Composi-tion métallique, résultant de l'alliagedu cuivre et du zinc. B.
PEINDRE, v. a. Représenter unobjet par les traits et les couleurs :Peindre une bataille , etc. * PeindreVhistoire, représenter des sujets his-toriques. On dit de inôme. Peindrele portrait , le genre, le paysage,Vornement, etc. A. Peindre un hom-me , faire son portrait ; et neutrale-menl: Peindre à l'huile, en pastel, enminiature. — * Peindre une galerie,une chambre , un plafond, etc. , lesembellir par diverses représentationsde figures, par des arabesques, desornements. A. (Du latin pingerc , dé-rivé, selon Jules Scaliger, du grecp'.eggéin éclairer, rendre lumineux.)
PEI
—Couvrir simplement avec des cou-leurs sans qu'elles représentent au-cun objet.—Au figuré, décrire et re-présenter vivement parle discours.—Il 6e dit de la manière dont on formeses lettres en écrivant : H peint bien,il peint mal. En ce sens il est neutre.
* Peindre est un verbe irrég. Jepeins , tu peins, il peint ; nous pei-gnons, vous peignez , t7s peignent. Jepeignais; ?tous peignions. Je peignis;nous peignîmes. Je peindrai. Je pein-drais. Peins ; peignons. Que jepeigne ; que nous peignions. Que jepeignisse ; que nous peignissions. Pei-gnant. Peint,peinte.
Famil. Personne faite à peindre *parfaitement bien faite.— Habit faità peindre, qui va à peindre ; habitbien fait, qui va bien A la taille, etc.
se PEINDRE , v. pr. * Peindresoi-même. — Ce vieillard sc point labarbe et les cheveux , il se les teintd’une couleur propre à le faire pa-raître pins jeune. — Se représenter:Ces avantages so peignaient d leuresprit , etc. —Etre représenté : Lesobjets sc peignent sur la glace d'unmiroir , sur la surface de Veau , etc.— Se montrer sensiblement : Lajoie,la douleur se peint sur son front. —Se peindre dans ses ouvrages , )donner à connaître son caractère ,scs inclinations.
peine, s. f. ( pè-ne ) Sentiment
* le quelque mal dans le corps oudans l’esprit. — Chagrin ; fâcherie.Voy. Croix. —Inquiétude d’esprit :•le suis en peine de savoir... — Tra-vail ; fatigue : Je le ferai on je mour-rai d la peine . Homme de peine ,qui gagne sa vie par un travail pé-nible de corps. (Du latin pœna , faitdu grec pènomai travailler.)—Salairedu travail d’un artisan. — Diffi-culté; obstacle.—Répugnance qu'ona à dire ou à faire quelque chose. —Châtiment , punition : * Peine capi-tale , ajp,iclive , sous peine de lavie, etc. A. (Du même mot latinpœna , dérive en ce sens , du grecpoiné, dorique poina.)
La peine du sens , la douleur quesouffrent les damoés par les tour-ments de l’enfer .—La peine dudam , ce que leur fait souffrir laprivation de la vue de Dieu. — Lespeines du purgatoire , ce que lesâmes souffrent dans le purgatoire.
* Les peines de Ven fer, ou Lespeines étemelles , ce que les damnéssouffrent en enfer. A.
Avoir peine d faire une chose, yrépugner naturellement. —Avoir dela peine à la faire, ne la faire qu’a-vec plus ou moins de difficulté. Unhomme délicat a peine à se prêterà certaines manœuvres; un bègue «de la peine à parler. — Tous n'aurezque la peine de..», il ne vous encoûtera rien si ce n'est la peine de..;il vous suffira de... C’est une phraseconsacrée par l’usage , et , commedit La Ilarpe , une phrase faite , quine peut jamais recevoir d’autre
PEI
acception. Ainsi Bernard a faitfaute en disant (Castor et Polluï) *Je n'aurai que la peine d'espff*encore vainement, pour je n'aurai^le chagrin d'espérer , etc. — SoU speines de droit, que fa foi autoriséinfliger. — Perdre sa peine; travail! 6inutilement. —On dit, parpolit« sS ®’prenez la peine de venir me voir t Jvous prie de , etc. — La chose evaut bien la peine ou tien vautla peine , est assez ou n’est pas as$ cconsidérable. •
a PEINE, îoc. adv. et conj- fl 1 *marque le peu de temps qu’il fqu’une chose est arrivée : -d V c ^-\est-il hors du lit ; d peine le s °^gfut-il levé que... ■— Presque pa sî jpeine voit-on à se conduire. -7grand*jwine ; avec beaucoup de p e,fHJ ’difficilement.
PEINÉ , ÉE , part. p. de Pei^et adj. Je suis peiné (fâché) de»y .Ouvrage peiné, travaillé avec el»et pesamment. On dit dans le m*,sens, Style peiné, écriture P etli iqPEINER , v. a. (pé-né) Faire ^la peine 1 Votre situation meextrêmement. — Travailler beau*s°et difficilement ce qu’on fait •Poète , es Peintre peine bea^ c °ses ouvrages. ja
PEINEII, V. n. Avoir àepeine; travailler avec effort ,//ateliers , ces chevaux P e>l> ^beaucoup à remonter la rivi cre ’ ^* Répugner à : On voit qu’üà punir, à gronder. — Cette Pj’" e i tpeine beaucoup , peine trop ,chargée d’un faix trop pesanl’ j,se PEINER , v. pr. Prendre
peine.
PEINEUSE , adj. f. Lapeineuse, Ja Semaine saint®-
“if
eX® 1
,r et
popul.
PEINTRE , s. m. Celui qui 0e o>l’arl de la Peinture. On dit *8. r»d’nne femme , qu’s/fo estminiature, etc. (Du latin _f” t le— * Il se dit aussi de ce ^ ll ', 1 ^r ^métier est de mettre en com® i a -
d-'»en
W
peintre.
PEINTURAGE,
murailles , des lambris ,fonds, etc. Un peintretiments. A Voy. P«intn r> ! 1 t aeu*Fig. Celui qui représente '!
les choses dont il parle el qi'ef,Iraite : Cet orateur est qfttfpeintre. L'Arioste est un t ,e
,n. (Pfira-je) * Action de P 6 '" 1 ,’ P?' 11 'l’effet qui en résulte. A. "oj-tuteur. . „piiid r !‘
PEINTURE , s. f- Arl ie ?w l» 1 ."'Il excelle dans la Pdin*"** 5 '. , ; .g: .pictura) —Ouvrage du * e \. £gti s6,a de belles peintures dans ce
-* Se dit encore de toute ^ ü0 s
qui est étendue, nppl P.sur face ; Ces /ti/iè/re?*’ f
de sitôt
dégradées par la P 1* est soluté»
Auuuiméc
peinture en est
figuré, description ''* ve ^que fait un orateur »(pocie.— Dans un jeu de c*rt e **