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RESSEMBLANCE , S. f. (re-san-blan-ce) Rapport, conformité entredes personnes, entre des choses,
* entre l’imitation de l'objet et l’ob-jet imité : Ressemblance parfaite ,frappante. N. — Le fils est la vraieressemblance au pire, c'est sa res-semblance, il y a beaucoup de res-semblance entre eu*.
RESSEMBLANT , ANTE , adj.
(re-san-blan, an-te ) Qui ressemble,qui est conforme et semblable : avecces différences, 1° que deu* objetsressemblants ont la même apparence,la même forme, la même figure, lesmêmes rapports sensibles ; deux ob-jets semblables sont seulement pro-pres à être comparés, dignes d'êtreassimilés , faits pour aller ensembleou de pair, à cause des rapportscommuns qu'ils ont l'un et l’autre ;2° que le mot ressemblant désigneplutôt une ressemblance physiquede Hgure, de forme, d'ordonnance,etc. ; au lieu que semblable sert éga-lement à désigner des rapports mé-taphysiques ou moraux, géométri-ques, etc.
RESSEMBLER, v. n. (re-san-blé)Avoir de la ressemblance , * avoirdo rapport, de la conformité avecquelqu'un, avec quelque chose : Cefils ressemble à son père .—11 se ditparticulièrement, en Peinture, enSculpture, etc., de cequi offre l'imi-tation exacte d'un objet : Cette copiene ressemble guère au tableau ori-ginal.—Cela ne ressemble A rien ,se dit quelquefois , en bonne part,d’une chose d'un goût original etnouveau ; et plus ordinairement enmauvaise part, d’une chose d'ungoût bi 2 arreet très mauvais .—Celaressemble d lotit, se dit d’une chosecommune, qui n’a point de carac-tère propre .—Cela ne se ressemblepas , se dit de deux choses trèsdifférentes. A.
SK RESSEMBLER , V. pron.Être ressemblant .—On dit d’un Mu-sicien , d'un Peintre , etc. qu’t7 seressemble, qu'il se copie lui-même,qu'il ne met pas assez de variétédans ses ouvrages.
* ressemelage, s. m. Actionde ressemeler, et le résultat de cetteaction : Faire un ressemelage. A.
RESSEMELER, v. a. ( re-ce-me-lé) Mettre de nouvelles semelles àune vieille chaussure.
ressemer , v. a. ( re-ce-mé) Se-mer de nouveau.
RESSENTI , IE , p. p. et adj.Voy. Ressentir. — En t. d’Architec-ture , de Peinture et de Sculpture,des membres, des muscles, des nerfsbien ou trop ressentis, bien ou tropmarqués.
RESSENTIMENT , s. m. (re-saTt-ti-rnan) Faible attaque , faible re-nouvellement d’un mal qu’on a eu,d’une douteur qu’on a ressentie :Ressentiment de fièvre, de goutte,etc.—Souvenir des injures et désirde vengeance : Son ressentiment a
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éclaté. — On l’a dit autrefois pourreconnaissance. Racine (Bérénice)l'a employé pour sentiment :
Je demeure sans voix et sans ressentiment.
11 n’est point usité en ce sens.
RESSENTIR , V. a. ( re-san-tir )sentir , épouver ; avec cette diffé-rence que ressentir a un sens plusfort : " Ressentir du bien - être , dumalaise. A.—Il s’emploie aussi, ausens moral : Ressentir vivement laperte d'un ami, une injure, les obli-gations qu'on a, etc. — Se ressentir,v. pron., sentir quelque reste d’unmal qu'on a eu.—Avoir part à quel-que chose de bien ou de mal : Lesvoisins se sont ressentis de cet in-cendie; mes amis se ressentiront dema fortune. —* 11 signifie aussi, tantau sens physique qu’au sens moral,éprouver les suites, les conséijlien-ces fâcheuses , l’influence nuisiblede quelque chose : Il se ressentiralongtemps des débauchés de sa jeu-nesse. —Il se prend quelquefois enbonne part : Se ressentir de la libé-ralité, de la protection de quel-qu'un. A. —Se ressentir d'une injure,avoir le désir de s’en venger : Je meressens du tour qu'il m’a fait, ils’en repentira.— Il se ressent de lamauvaise éducation qu'il a reçue,sa mauvaise conduite est une suitede sa mauvaise éducation.
RESSERRÉ, ÉE , p. p. et adj.Voy. Resserrer. — En l. de Médec.,qui n’a pas le ventre libre; con-stipé.
RESSERREMENT, s. m. lre-ci-re-man, seconde r forte) Action parlaquelle une chose est resserrée :*Le resserrement des pores arrête latranspiration. —Fig : Le resserre-ment de l’argent, l'effet delà crainteque les capitalistes éprouvent dansun temps de discrédit, et qui lesempêche de prêter de l'argent. A.— Resserrement de cœur , certainetristesse qui accable le cœur et leferme à la joie.
RESSERRER , v. a. ( rc-cê ré, se-conde r forte) Serrer davantage :Resserrer un cordon, une jarretière;fig., resserrer les nœuds, les liens deI amitié, etc.—'Fig.: rendre moinsétendu, renfermer dans des bornesplus étroites : Resserrer le pouvoirdans de justes limites. Resserrer unerivière dans son lit. A. — Il se ditaussi au figuré, en parlant des ou-vrages d’esprit, et signifie abréger :Resserrer la matière, son sujet, undiscours. — Renfermer, * remettreune chose dans le lieu d’où on l’a-vait tirée : Resserrez ces papiers ,celte vaisselle, etc. — Rendre leventre moins libre : Certains fruitsresserrent le ventre, ou absolumentresserrent .—Rendre moins ouvert :Le froid resserre les pores.
Resserrer un prisonnier, l’enfer-mer dans un lieu où il ait moins decommunication au dehors, le garderplus exactement. — Resserrer une
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place , l'entourer de manièrerien ne puisse y entrer ni en 80— En Musique, Resserrer l" a1 j cSnie , en rapprocher les P arlieS j r esunes des autres dans les moi°intervalles possibles. n j r
SE RESSERRER, V. pr- P eV [er .moins étendu , en parlant d un f | icrrain, d’un pays.—Fam.: Retrande sa dépense. — Le ventre **serre, devient moins libre.-" jeun temps de discrédit, l’ ar 9
resserre , les bourses se resscr _
on craint de prêter son a f^ n v ieBtFig.: Le temps se resserre, il deplus froid. A.
RESSIF, s. m. Voy. Récif- - é .
RESSORT, s. m. (re-sor) r'té naturelle qu’ont certains j eJde se rétablir en l’état d ou f(t .a tirés par quelque effort : rC -
sort de l'air. Faire ressort , aI) tmettre au premier état en c t id’être contraint. (Du latin resU Jnrese relever, se rétablir, sç renen son premier état, formé deratif, et de surgere sc lever.r""^^ceau de métal fait et posé de si"qu'il se remet dans sa p re f nl1 c oO‘tuation quand il cesse d êtr ^traint: Le ressort d'un fu s y [afl 1montre, etc.—*11 s’emploie K ’’ u rau physique qu’au sens ,n0, ] a J r gie :signifier activité , force , e ° jg#Donner du ressort A l’estotn 0 ^ fe$-fibres, etc. Donner du ressor 1 tlprit, à l'ame. A. — On dit Hg’’ JUde Peinture : Cette compost' 10ressort, elle a de l'action. ets aa sque de ressort, elle est froide jer tvie. — Fig., Moyen dont on e(C ,:pour faire réussir un desse' ) cl n-Faire jouer tous ses r ? sS ° r lo ùs l cSployer tout son pouvoir , ‘ demoyens que l’on a. — Fie . e ie sJuridiction.—Droit de conn acauses d'appel. ,, q" e
Fig. et fam.: 1° Keseref^^ etl tspar ressort, avoir des m<j ^, a yr l'fétudiés et composés.—2° p'jjnpe ’par ressort, n’agir que Pf „ a j i e
ci/vrt sl'oiitmt _ f./'lfl H è . _• I
sion d'autrui.—3 °Cda n t j eD t p 1mon ressort, il ne m’app ar e $t '
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d'en juger. Cette s t à l a
ressort de la Théologif* ^ci^'Théologie à en traiter,à— Juger en dernier reS *°n e -,rainement et sans apP e ' r j;pas juger en premier r eSen première instance. r fin 1
RESSORTIR A, V- "/Jpend^!Être du ressort , de ^ c anl ond’une Juridiction : G*sortit à tel Tribunal. (ur S° r !'gRESSORTIR, n \ après »Sortir de nouveau ; sor : n siaf'‘ ,rentré : Je ressors dans ^.d*
•En t. d’Arts, etchoses, être plus sad a ” ; broi"'
lanl, plus visible: B-
bleue ressort bien su c I sor ti >,—Fig.: Les ombresfo* 1 , e m^Llumières, de légers de ^ j’lieU r6 ^
faire ressortir davantag
qualités. A*