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Tome second.
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*VÉNÉRAÏîLEMENT, adv. D’unemanière vénérable. B.

VÉNÉRATION, s. f. ( vé-né-ra-don) Respect pour les choses sain-tes; * honneur qu’on rend aux cho-ses saintes: Exposer des reliques àla vénération des fidèles. A. ■— Esti-me respectueuse pour une person-ne: * Su mémoire est en vénération.A. Il diffère de respect, en ce qu'ona de la vénération pour les person-nes en qui l’on reconnaît des vertuséminentes, et du respect pour cellesqui sont fort au dessus de nous.(Du latin veneratio.)

VÉNÉRER, v. a. (vë-né-ré) Por-ter honneur à... ; avoir de la vénéra-tion pour...; révérer : Vénérer lesSaints , les Reliques ; Je vous vé-nère comme un bienfaiteur, commeun second père. A. (Du latin vene-ratio.)

* VÉNÉRICARDE, s. f. Mollus-que à coquille ; Cœur de Vénus. B.

VÉNERIE, s. f. L’art de chasseravec des chiens courants à toutesorte de hètes et principalementauxbêtes fauves. (Du lat. venatio.) —Corps des officiers qui servent chezle Roi à la Vénerie.—Lieu destiné àloger les officiers et tout l’équipagede la Vénerie.

VÉNÉRIEN, IENNE, adj. Usedit, 1° du commerce charnel entreles hommes et les femmes. En cesens, on évite de se servir de ce mot.— 2° Du mal qu’on gagne avec desfemmes ou des filles débauchées.(Du latin venereus, de Vénus.) — *11se dit substantivement des personnesatteintes de la maladie vénérienne:L'hôpital des vénériens. A.

VENET , s. m. (ve-nè) T. dePèche. Espèce de petit bas-parc dugenre des courtines, formé de filetsdemi-circulaires.

VENETTE , s. f. ( ve-nè-te ) Peur,inquiétude, alarme. Il n’est usité quedaos ces phrases familières: Avoirla venelle , donner la venette ; avoirpeur, inspirer la peur. La venetteest dans son quartier.

VENEI’H, s. m. Celui qui a lesoin de faire chasser les chiens cou-rants (Du latin Venator.) — GrandVeneur , Officier qui a la surinten-dance sur tous les officiers delà Vé-nerie du Roi.

'VENEZ-Y VOIR, s. m. Bagatelle,attrape : Voilà un beau venez-y-voir. Il est populaire. B. N. W.

VENGEANCE, s. f. (van-jan-ce)Action par laquelle on se venge, *oupar laquelle on punit: Vengeanceparticulière, publique. A.—Il signi-fie aussi, le désir de se venger : *//0 toujours la vengeance dans lecœur. A. — Tirer ou prendre ven-geance, se venger.

venger, v. a. (van-jé) Tirerraison, tirer satisfaction de quelqueinjure, de quelque outrage. Il régitles choses et les personnes : Vengerune injure , un affrontvenger sonpère f un ami. (Du latin vindicare.)

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— Se venger, verb. réfb, prendre ,tirer vengeance de....

VENGERESSE, adj. et s. f. ( van-je-rè-ce) Qui venge, qui punit: Lajustice vengeresse de Dieu. Il nes’emploie que dans le style soutenu.

VENGEUR , s. m. ( van-jeur) Ce-lui qui tire vengeance de quelqueoffense, qui punit: Dieu est le ven-geur des crimes , il est le vengeurdes innocents. —Il est aussi adj.: Lesremords vengeurs.

VENIAT, s.m. (ve-ni-a-te) Termepris du latin où il signifie qu'ilvienne. Ordonnance d’un Juge quimande ou appelle quelqu’un pourvenir rendre compte de sa conduite,etc.

VÉNIEL, ELLE, adj. Qui mé-rite pardon, qui peut se pardonner,léger , qui ne fait point perdre lagrâce: Une faute vénielle, un péchévéniel. — Il ne se dit que dans cesphrases. \Du lat. venialis , fait devenin pardon.)

VÉNIELLEMENT, adv. (vé-ni-è-le-man) Légèrement. Il ne se dit quedans celte phrase : Pécher vénielle-ment , qui signifie , faire une fautelégère, et qui se dit par oppositionà pecher mortellement.

VÉNI MÉCI’M, s. m. Voy. Vadé-Mécum.

VENIMEUX, EUSE, adj. (ve-ni-meû,eiî-ze) Qui a du venin, qui ren-ferme quelque venin, en parlant desanimaux: * Le scorpion est venimeux.—Il se dit aussi des choses que l’oncroit infectées du venin de quelqueanimal : On dit que les herbes sur les-quelles le crapaud et la chenille ontpassé sont venimeuses. A. Voy. Vé-néneux (Du latin venenosus.) —Fig.,malin, médisant, mordant : Une lan-aue venimeuse. — 'Venimeux, s. m.Poisson du genre du perségue. B.

VENIN, s.m. (ve-nein j Poison :avec la différence que poison se ditde tout ce qui attaque le principede la vie par quelque qualité mali-gne, c’est le genre; et que venin sedit proprem. de certains sucs ou cer-taines liqueurs qui sortent du corpsde quelques animaux, c’est l’espèce.Voy. Poison. (Du latin venenum. )—On le dit par extension, du prin-cipe et de l’action des maladies con-tagieuses: * Le venin delà peste, dela petite-vérole. Ce sens n’est guèreusité dans le langage médical. Voy.Virus. A.—Fig. Malignité, rancune,haine cachée. — Fig. : Cet homme ajete tout son venin , il a dit tout cequ’il avait sur le rœur contre un au-tre.—* C'est un homme sans venin,qui na point de venin, il n'a pointde rancune,point de malignité. A.—Venin , sc dit aussi iig., en langagede dévotion, de ce qui est contraireà la doctrine de l’Église : Il y a duvenin dans cette proposition, elle estcontraire à la doctrine reçue; * levenin de Vhérésie. A.

VENIR , v. n. sur Tenir, exceptéqu’il prend être aux temps composés.

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Se transporter d’un lieu à un antre*Il se dit du lieu où l’on n’est pa* “celui où l’on est, et aller, du lieu oul’on est à celui où l'on n’est pas. (D ulat. ventre , dérivé du grec baineit 1aller, marcher. Morin.) —Il se ditaussi au lieu d'aller , quand on Tjoint avec moi ou avec nous: Vie***drez-vous avec moi à Versailles ?,quelqu’un qui est à Paris .—Arriveroù est celui qui parle : Quand tue#dra votre frère ? — En parlant de®choses, ^succéder , arriver suivaal’ordre des choses : Le printe^P*vient après l'hiver. A.—Arrivertuitement : Unmalheur ne vietd}^_mais sans Vautre ; et comme verDimpers.: Il lui vint tme ébullition asang. —On dit dans le même sensfiguré: Cela vint à ma connaissance’celte nouvelle est venue jusqu’à ^*'— *11 se dit aussi, en parlant d echoses que l’esprit conçoit, imagi^ou se rappelle: Les idées lui ven aie ^en foule. A. Il me vint en penséelête , dans l'esprit, j’eus la pense®etc. — Échoir : Ces biens lui s°venus de son père. — Être issu, è ^sorti : Il vient de cette maison P 1les femmes. A.—Dériver : Ce ^vient de celui-là. —Naître , cr0 ‘ tre .Il ne vient point de blé dans ce p a $—Fig. : La raison /ui viendra ovVâge. — Procéder , émaner :vient de bonne main ; de là vlque... — Parvenir.— Croître, P 1 * 0 ,ter: Cet arbre vient bien. — *1 ' s .gnifie en outre monter, 8*cle vfi rLes eaux viennent jusqu'au V reïïlétage ; votre fils me vient à l'ép au

l. 'r)®i

Venir est quelquefois pron 01 ’ 1 ' ^itprenden: Nous nous envient 1 ^!e compagnie. — * tl faut en v . c eù, se dit de la mort et de lü " r( ,,u’on regarde comme néccss aomme inévitable. On le dit aU * S |,é-:e qu’on regarde comme pl uSlient. A .—Venir il, avec un m \ edl .>u un substantif sans article . jiloie par élégance : Nous vininrler de... nous parlâmes ae.^F enir d partage, a compositt° n, ^ r \ r .urité, partager, composer.

—Venir à rien, diminuer bea t((1 .

—Fig.: Ses grands projets _ga

tus (i rien, n’ont aucun sU( ’ L ' ( j a jutenir à son honneur , reuss ^,-eion entreprise.—* Venir * ,c ”. s ô„ne.ipproprié à la chose, à la P eui convenir: Cette robe, ee gu

nre vient bien à la g

litage. Ce que je vais J Jeiu° nnon sujet, convient au »uj ,««/

liscours. A. — Venir bte eSS io»Imprimerie), »e ( * il t (! . S r ar.iè r °

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’unc est bonne, celle < e . . fe;rop faible. - 'Venir de f depU ,sihose, avoir fait une g de luirès peu d’instants : Jev ^ vie »i

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