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Tome second.
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d'être utile à ses semblables . A* —En t. de Religion , il •* dit de laMission donnée par les Supérieursecclésiastiques, à celui qui est ap-pelé au Ministère. (Dulatin voca/io»fait de vocare appeler )

VOCAUX,», m. pl. (vo-foO Dansles Communautés ecclésiasliquesse-culières ou régulières, ceux qui ontdroit de donner leur voix dans uneélection. (Du latin vox, vocis voix.)

* vociférations, s. f. pl. Pa-roles accompagnées de clameurs A.

* VOCIFÉRER, v. n. Parler avecl’accent de la colère, pousser desclameur» : Vociférer contre quel-qu'un. A.

VŒU, ». m. (vcû) Promesse faîteà Dieu, par laquelle on s'engage àquelque chose qu'on croit lui êtreagréable, et qui n'est point de pré-cepte. (Du latin vo/um.)—* Promessequon s’est faite à soi même, résolu-tion ferme qu’on a prise de faire oude ne pas faire une chose : J'ai faitvoeu de ne jamais fréquenter cethomme-là. A. — Offrande promisepar un vœu : * Appendre des vœuxaux piliers d'une chapelle. On ap-pelle aussi ces sortes d’offrandes destX‘VOto. Voy. ce mol. A.—En cer-tins lieux et dans certaines élcc-tionsetdélibérations, voix, suffrage:

* Donner son vœu; il a le vœu de lanation. —Il signifie souvent souhait,désir : C'est mon vœu le plus cher.A. Mais il s’emploie plus ordinaire-ment au pluriel, dans le même sens:Exaucer, remplir, combler les vœuxde quelqu’un. A. En ce sens Racinea dit (Amlromaque) :

Honteux d'avoir poussé tant de vœux su-perflus.

On pousse des soupirs et l'on formedes vœux. — * Le vœu de la loi t cequ’a prescrit la loi. A.—* Vœvx y aupluriel, signifie aussi la cérémoniedelà profession solennelle de l’étatreligieux : Prononcer ses vœux. —Renouvellement des vœux, la commé-moration annuelle de la profession A.—Les Religieux appelaient Vœu destabilité celui par lequel on s’enga-geait à demeurer toujours dans lemême Monastère, et Vœu simple ce-lui qui n’était pas fait en face de l'E-glise.— Vœu du paon. Yoy. au motPaon.

VOGUE , s. f. (vo-ghe) T. de Ma-rine. L'impulsion , le mouvementd’une galère ou autre bâtiment causépar la force des rames : Vogue lenteet faible; vogue pressée et forte.

* En ce sens, il est vieux. A. — Aufiguré, le crédit, l’estime, la réputa-tion ou est une personne, * et quiattire le* autres à elle : Ce prédica-teur avait ta vogue, était en vogue.A. Cet orateur a la vogue. — Il sedit aussi de* choses qui ont ungrand cours, qui «ont fort à la mode :Le jeu est en vugue ; çette pièce a lavogue. À. La mode, dit Roubaud ,est un us»g« régnant et pa»**g e r,retraduit dans la société par le goût,

la fantaisie, le caprice, la vogue estun concours excité par la réputation,le crédit, l’estime, et la préférencedonnée aux autres objeis du mômegenre : Une marchandise est à lamode; on en fait un grand usage:Le marchand qui la vend a la vo-gue; on y court de tonte part.

VOGUE-AVANT, s. m. ( vo-ga-Van) Espalier, rameur qui tient laqueue de la rame et qui lui donnele branle.

VOGUER, v. n. (vo-ghé) Etrepoussé sur l’eau à force de rames.(De l’allemand wogen se mouvoir,bouger. Le Duchat.)— On le du que.l-quefoisdes vaisseaux qui vont à forcede voiles.—Ramer : Ces forçats vo-guent bien ou mal. * Ce sens est main-tenant peu usité. A.—Prov.: Voguela galère, arrive ce qui pourra.—Ent. de Chapelier : Faire voguer l'é-toffe, faire voler sur une claie lesmatières dont on veut faire les ca-pades d’un chapeau.

VOGUEUR, s. m. 1 vo-ghenr ) Ra-meur." Il a vieilli On dit Rameur. A.

VOIGI, (t oa ci) Préposition quisert à montrer ce qui est près decelui qui parle : JVotw voici quatre ;le voici. —*11 s’emploie aussi, lors-qu’on va immédiatement énoncer,dire, expliquer ou détailler quelquechose: Voûi la cause de cet événe-ment A. ; voici la preuve de ce quey ai avancé. Voy. Voilà. (Contrac-tion des deux mots rots ici-) —Ondit encore voici que: Voici qu'il ac-court —’Fam. : En voici d une an -ire, en voici bien dune autre, se diten parlant d’une chose qui paraîtsingulière. — Voici s'emploie égale-ment pour exprimer un état actuel,ou une action qui a lieu dans le mo-ment même: Nous roici à la fin del'hiver. —Fam. : Nous y voici , se diten parlant d’une chose qui arrivecomme on l’avait prévu. Use dit aussipour exprimer qu’on arrive à laquestion. A.

VOIE, s. f. (vna) Chemin ; routepar oh l’on va d’un lieu à un autre.Voy. Route . * Il désigne plus spé-cialement les grands chemins desanciens Romains, ces routes condui-tes de Rome aux extrémités de l’Eu-rope et par delà , dont il reste en-core des vestiges : La voie Appienne,la voie Flaminienne. —Absol. : Lavoie publique, se dit en général desrues, des places publiques, des che-mins, etc. A. (Du latin via.) — Fig.et dans le langage de l’Ecriture, laloi de Dieu, sa conduite envers 1rshommes : Seigneur, enseignez-moivos voies; les voies du Seigneur sontimpénétrables. La voie étroite , lavoie du salut. Lavoie large, le che-min de perdition —En parlant desvoitures, 1° l’espace qui est entreles deux roues; 2* la trace qu’ellesfont en marchant.—En t. de Clnsse,le chemin par où la bêle a passé.En ce sens on dit Og. : Mettre quel-qu'un sur lu voie ou sur Us voies,

lai donner des lumières pour lui enfaire découvrir davantage ou àt-smoyens qui l’aident à parvenir àl’exécution de son dessein.—ttanièi ede transporter les personnes ou lu®marchandises d’un ii*-u à un ault’® :Prendre la voie du Messager , du Co*che. —Charge d’une chose quonporte ou qu’on fait porter : Une voitde bois,d’eau. (Dans celle acception»lu lat. v* hes, faildansta môme signt'fication de velu reporter.) — Mo)® 0dont on se sert, conduite que 1 ° nlient pour arriver à quelque fia. Ence sens, on dit : Suivre une voiese servir d'un moyen. La voie,ajoutoGirard , est la manière de s’y pren-dre pour réussir; le moyen estqu’on met en œuvre pour cet effet ;La simonie est une fort mauvais^voie , mais un très-bon moyen p° lL Javoir des bénéfices —En t. de Ch 1 'mie, manière d’opérer : La voie s#che , celle qui emploie le feu. LOvoie humide , celle qui met en usag®les dissolvants.

En t. d’Anntomic, les prend#**voies, les premiers vaisseaux ou con-duits qui reçoivent les sucs aliine®"leux avant qu’ils soient changés cûsang.—En Astronomie, la voie l° c 'fée, amas d’étoiles qui forment un®irace blanche cl lumineuse dans 1®ciel. La voix lactée fait Ictourdu cicj»coupe l'écliptique vers les deux f 10 *’stices, et s’en écarte de soixante de -grés environ. Oa l’a appelé Cerd*de. Jnnon, chemin de Saint-Jacquet*et chez les Grecs, Galaxie, voy- c ®mot.— Vo eduSole.il , nom donne P aquelques Astronomes à Peclipdq' 1 ®’(ioü le soleil ne sort jamais .—La •do Mer: Une voie d'eau, fente P ar i’l’eau entre dans un vaisseau. — .t.deiurisprudencc, lesvoiVs de.dr° l *le recours à la Justice. Les voiesfait, les actes de violence qu’on l asans avoir recours à la Justice —D>'les Manufactures de lainage, dontune voie de charbon à une rioff, 11 ^la laine de sa superficie à laidechardon. Donner vne vo ; e de cfidre rt une étoffe, la passer huitde suite sous la calandre. ;

VOIEX. (von-la) Prépositionsert à montrer ce qui est un pou .

inarle: Voilà le W*ledit aussi

des choses qui ne s'aperçoivent Pg n

par les sens : Eo»‘Mce sens, voici se dit de ce ( I 11 ^

dire, et voiVû de ce qu on vhdire. — On dit encore voi là Jvoila quon ac ourt. j^oie

des deux mots vois là.) o«i pro*

('■gcilemcnt pour marquer un t ^ (jon

chain, ou même actuel, ® ; on

qui a lieu présentement. • fC

(lit: roÏM -

cela ne lardera paa ' LVoilà qui tsl bif » ■ c csl ‘ L /,ir»,Vo,là qui vo tien. T» la

cela est bien, et promet I»mile—Marque .ouvert .d«n ,

gage familier , ce qu un

gné de celui qui parle:dont vous parlez. — On I