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Planche 44-
Porte de Messène ; façade extérieure restaurée. Les tours dont elle est flanquée ont été restaurées d’après celles quisont encore en entier dans les murs de la ville, et que nous avons données planches 3g et 4o ; la porte a été' restauréed’après une autre de construction semblable, qui se trouve dans le mur d’enceinte près de la tour ronde (voyez planche 41 ),laquelle est de la même époque et en tout semblable à celle que nous avons donnée, planche 87 , fig.V.La porte des Lionsà Mycènes, celle du monument connu sous le nom de Trésor d’Atrée, ainsi qu’une porte d’Assos en Asie , sont encoredes exemples dont nous pouvons appuyer cette restauration.
Planche 45.
Porte de Messène ; façade intérieure restaurée. Dans la description de ce monument sont donnés les motifs qui ontdéterminé à en faire la restauration telle qu’on la voit ici. Le grand linteau y est employé comme dans tous les monu-ments du genre de celui-ci; c’est-à-dire suivant le principe de la simple construction. Le mur qui enveloppe la cour cir-culaire et qu’on suppose avoir servi de plate-forme pour la défense de cette entrée, et de communication pour aller d’unrempart à l’autre, à hauteur du premier étage des tours, existe encore en grande partie jusqu’à la hauteur que nouslui donnons; seulement nous l’avons couronné par de grandes dalles formant larmier, comme celles que l’on retrouve enplace dans quelques parties des remparts (voyez planche 39 , fig. V.)
Planche 46.
Fig. I. — Porte de Messène ; coupe sur la cour , état actuel à l’intérieur de cette cour. Les pierres sont à parementslisses, au lieu qu’à l’extérieur tout le monument est à bossages bruts, ainsi que les murailles.
Fig. IL — Restauration dans laquelle se voit le profil des tours comme il existe à celles des murailles (voyez planche 3g).On a supposé qu’à la hauteur du second étage de ces tours l’on communiquait de l’une à l’autre par-dessus la porte et dansl’épaisseur du mur crénelé, comme cela se voit encore à d’anciennes portes de Rome .
Planche 47-
Fig. I et IL — Façade et coupe de la niche de l’intérieur de la cour circulaire. Sur la face principale de la cornichedu couronnement est une inscription qui ne peut avoir rapport qu’à une restauration de la statue qui était dans la niche( voyez ci-joint la note de M. Lebas); car il est bien évident, par l’examen de la construction, que ce monument n’a passubi de restauration. Si l’on considère le peu de largeur de l’entaille carrée qui se trouve dans la pierre du bas de laniche, laquelle donne la mesure du socle de la statue, on peut croire que dans cette niche était l’Hermès, ouvrage athénien (c’est-à-dire à forme carrée) que Pausanias dit avoir vu en sortant par la porte de Mégalopolis.
Fig. III.—Profil de la corniche du haut de la niche.
Fig. IV. — Profil de la corniche du bas.
EXPLICATION DE L’INSCRIPTION.
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Quintus Plotius Euphémion a restauré.
Cette inscription, gravée sur l’architrave de l’une des deux niches pratiquées dans la cour circulaire où se trouve la porte de Mégalo-polis, et qui, à en juger par les noms Quintus Plotius, appartient à l’époque romaine, est au nombre de celles que Fourmont arecueillies en Grèce . Elle a été publiée plusieurs fois. Dodwell qui l’a vue, sans la copier, l’a insérée dans son Voyage d’après le manuscritde Fourmont 1 ; plus tard, M. Stackelberg en a donné une copie fort inexacte, à la page io 4 de son ouvrage sur le Temple d’Apollon àBassae 2 , et l’a interprétée d’une manière plus inexacte encore. Trompé par un passage de Pausanias 3 qui fait mention d’un Hermès quise trouvait à la porte de Mégalopolis, il pense qu’il est question du rétablissement 4 d’une statue d’Euphemea, Euphemia, ou Euphémé,nourrice des Muses 5 , dont le voisinage convient, dit-il, à Mercure, l’inventeur de la lyre. M. Boeckh, qui a inséré cette inscription dansson Recueil, sous le n° 1460, rejette cette explication, mais ne se prononce pas sur le genre de restauration dont il peut s agir ici.
Il est incontestable que chacune des deux niches doit avoir contenu une statue, ou plutôt un Hermès suivant l’opinion de M. Blouet.M. Donaldson 6 , d’accord en ce point avec M. Stackelberg, pense qu’il est hors de doute que l’inscription existant sur la niche gauchese rapporte à la statue qui y était placée. Pour moi, il m’est difficile de me ranger à cette opinion. La réparation dun Hermès , car le motsiteraeuauev n’indique pas autre chose qu’une réparation 7 , n’était pas un travail assez important pour qu’un artiste vînt en faire mention,
' Tome 11, p. 365.
2 Der Apollotempel zu Bassae in Arcadien. Rome, 1826, in-fol.
3 ’Iovti Si. -rrjç Apxa Slaç k Mey“M v TO >^ lv È<mv 3V Taî ? ‘Ep^ç, T^vr];
TYjç ATTixïjç. ’A07)vatiov Y«p 10 <J-/ytia -cè TETpaytovov è<mv hà toï; ‘Epp.aïç, xoùitapà TO'jTtov u.£|j.aOV;xxc;iv ol àXXou Messénie., ch. 33.