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exécutée à différentes époques. Près de l’excavation existe un sentier qui traverse l’isthme dans sa partiela plus étroite. Souvent des marins, en suivant ce sentier, transportent leur barque d’une mer à l’autre.
Rien de remarquable de Kalamald à Corinthe , si ce n’est, à vingt minutes de marche de cette ville, unamphithéâtre taillé dans le roc. On reconnaît encore la forme de quelques gradins reposant sur desrochers qui ont dû servir d’enceinte, et dans lesquels on avait pratiqué des cavernes et des grottes, trans-formées aujourd’hui en habitations. La plus grande largeur de cet amphithéâtre est d’environ cent pas.A cinq minutes, vers le sud, est une dervicherie *.
ROUTE DE CORINTHE A NISI PAR L’ARCADIE .
En sortant de Corinthe, après avoir passé de nouveau sur l’emplacement de Sicyone (voyez page 3g\indiqué inexactement sur la carte de Lapie à l’O. de l’Asope, tandis qu’il se trouve à l’E. de ce fleuve,nous gagnâmes le village de Souli, situé sur un point très-élevé, d’où l’on découvre le golfe de Patras,les montagnes qui bordent de l’autre côté le rivage de la mer, l’isthme de Corinthe, le golfe d’Égine ,et vers l’horizon les côtes de l’Attique.
La route de Zaraca que nous suivîmes ensuite est tracée à l’O. de Souli dans une campagnebien cultivée. Après une marche de six heures environ, et â peu de distance du petit village deChionia, on reconnaît les ruines d’une grande église vénitienne, construite avec des pierres provenantd’un monument antique. Dans le voisinage se trouvent d’autres traces de constructions, parmi les-quelles on voit des fragments d’ordre dorique grec. Près de là on découvre les ruines de Stymphale,remarquables par quelques restes de murs cyclopéens. Le lac Stymphale, dominé vers le N.-O. par desrochers, est alimenté en grande partie par les eaux qui descendent des hautes montagnes qui l’environnent,de sorte que ce lac semble être une plaine submergée. Quelques oiseaux volent au-dessus de ses eaux,lesquelles doivent avoir peu de profondeur. Après deux heures de marche environ, on arrive sur le som-met d’une montagne au-dessus du lac Phonia. Plus étendu et plus profond que le lac Stymphale, celui-ciest encaissé dans des montagnes presque entièrement couvertes de pins. De là, quand on a traverséplusieurs ravins, on atteint Machia, village au milieu duquel s’élève un pyrgos à trois étages, et, encontinuant à se diriger vers PO., on aperçoit à gauche, sur les bords d’un autre lac, une petitemontagne conique sur laquelle est probablement l’emplacement d’une ville antique. La route conduitde ce point à Phonia, village considérable, situé sur le versant d’une côte. Les maisons et les arbresy sont entremêlés, et le village se détache sur une montagne d’une grande élévation. Un papas,chez lequel nous reçûmes l’hospitalité dans cet endroit, nous apprit que le lac Phonia avait été jus-qu’en 1821 une plaine basse, cultivée par les habitants des villages voisins, mais qu’à cette époqueun émissaire antique s’étant fermé, les eaux qui se répandaient des montagnes dans cet immense bassinn’ayant plus d’écoulement, formèrent un lac, qui chaque année s’accroît considérablement. Les habi-tants du pays aiment à voir du merveilleux dans ce fait naturel, et ils racontent qu’autrefois il existaitdans la vallée un lac, dont les eaux se retirèrent à l’arrivée des Turcs dans la contrée, et reparurentdès que les Grecs se retrouvèrent maîtres du Péloponèse .
En suivant toujours la route, on prend la direction du S.-O. et on laisse le lac sur la gauche : lesconstructions indiquées par Gell, et exécutées pour faciliter l’écoulement des eaux du lac, ont étédétruites ou sont actuellement cachées sous les eaux. On parvient ensuite au village de Lycouria.Ses maisons, disséminées parmi des plantations d’arbres d’espèces différentes, rendent son aspect assezpittoresque. Ce village est situé au fond d’un vallon étendu et cultivé en grande partie. D’une hauteurdistante seulement d une heure de marche de Lycouria et à laquelle aboutit la route, on jouit d’unetrès-belle vue. Que l’on se figure de grandes roches escarpées, espacées de manière à donner une largeentrée à une vallée qui s’ouvre, pour ainsi dire, devant les yeux, et dont la vaste etendue est arrosee
* DISTANCE DE KALAMAKI A CORINTHE .
A i 5 minutes, sur la droite vers l’O. 1/4 S., un tumulus. A i 5 m., sur la gauche, les ruines du theatre et 1 acropole. A 10 m., on tra-verse les ruines de la grande muraille. A 5 o m., des débris de constructions. A 10 m., on passe un ruisseau, le long duquel existe un restede construction de mur antique. A 10 m., un village en ruine. A 27 m., on arrive sur un monticule doù Ion a une ties-belle vue de Co-rinthe et de son acropole. A 25 in., on monte sur des rochers, ayant à gauche un amphithéâtre taille dans le roc. A 21 m., on entre dansCorinthe .
Total de la distance, 3 h. 3 m.
T. III.
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