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Le mot Oudpxôv, de la ligne l\, présente peut-être encore plus dedifficultés que le mot ày/j;, en ce qu’il n’offre aucune analogie. Si jen’avais point sous les yeux l'estampage de la pierre, je ferais ce qu’afait M. Boeckh, je préférerais la leçon 0£<jp.txov de l’Èpp.r; Xoyto; àOuopuxo'v qui est celle de Yidua. Mais le monument est là et ne peutlaisser d’incertitude. Il faut donc supposer qu’il existait à Ténos unefête solennelle appelée 0u<7pwf, et que ce nom avait été formé de 0u«,de même que £u<7pi est formé de &uo|/.ai. L’adjectif Outqwxo's n’auraitalors rien de contraire aux lois de dérivation. Cette fête, probable-ment, ne revenait qu’après un certain nombre d’années, et l’annéeou elle était célébrée prenait le nom de Guopuxov é'to;.
Quoi qu’il en soit, je ne saurais admettre avec M. Boeckh que laquatrième ligne ait dû précéder un catalogue de magistrats téniens,dans le genre de ceux qui ont été publiés dans le Corpus , n° 201 etsuiv. Dans ces listes, l’énumération est précédée de ot$e yp£av v>,v■rcpcoTYiv é<;ap]vov, tandis qu’ici où-vot ne peut se rapporter qu’aux nomsqui précèdent. D’ailleurs, dans ces listes, qui sont en quelque sortedes annuaires nationaux de Ténos , il n’est fait nulle mentiond’âpyl; ou de iepap^ç > non plus q ue de ceux qui ont porté l’en-censoir^. De plus ici au-dessous des quatre lignes est le signe de ponc-tuation finale /Y, beaucoup plus développé qu’on n’a pu le représenter,et qui ne permet pas d’admettre une suite. Notre inscription n’adonc point, jusqu’ici, d’analogue, et ne peut en aucune façon s’ex-pliquer à l’aide des monuments avec lesquels M. Boeckh la compare.
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Inscription gravée sur un bloc servant de banc sur le port de
Ténos , et transcrite par M. Blouet. Une copie de ce monument
a été communiquée à M. Yirlet, avec l’indication suivante :
si; tov >1 pivot si; Tvivov.
Cette inscription est conçue absolument dans les mêmes termesque le n° 234o du Corpus , et l’on serait tenté de croire que c’est unseul et même monument, si la distribution et le nombre des lignesn’étaient tout à fait différents. Ce qui d’ailleurs porterait à croire qu’iln’y a point identité entre les deux bases, c’est que celle du Corpus a été copiée inforo, ad portant cujusdam mercatoris, tandis quela nôtre se trouve sur le port 1 . Toutefois la conformité est telle queje n’ai pas cru devoir considérer ce monument comme inédit.
Des deux copies qui m’ont été remises, j’ai cru devoir préférer celleque je tiens de M. Yirlet, comme étant de beaucoup plus complète,bien qu’elle présente plusieurs lacunes, que du reste le n° 234o duCorpus m’a donné le moyen de remplir.
AYTOK PATOPA KAI2APA OEOYAAPIAN O Y YI ON OEOYTPAIANOYPAPOIKOY Y[ION]ON OEOY[N EPJOYA EK[l~0]NONTITONA![AION AAPIANON ANTHNEINON][2EBA2TJON E[Y5EBH]
O 2 APXIEPEY5 TO AEYTEPON 5ATYP05HOAISTIHNOSYIOSTON I AI O NEYEPTETHN
AuToxparopa Rattrapa 0£otf À&ptavoü uîov, 0eoC> TpatavoS Ilap0ixou utco-vov, 0so3Nepoua £xyovov,TtTov AtXtov À&ptavov ÀvTtovstvov 2eëa<iTov E'jgeÉt;,
6 apyt£p£Ù; to i^EOTSpov , 2«T’jpoç fïcpaumwvo; uîôç tov iSiov eùspyeTTiv.
A l’imperator, à César,fils du dieu Adrien, petit-fils du dieuTrajan le Parthique, descendant du dieu Nerva , à Titus ÆliusAdrien Antonin, Auguste, Pieux ,
Cette dignité de porte-encensoir est désignée dans une inscription d’Éphèse par le mot liriOujdaTpoç. Chandler, Inscr. ant. I, XXXIV, p. 11, et CorpusInscr. gr. n° 2983.
Inscr. l\. C est ce que n’a pas remarqué M. Ed. Gerhard, à qui le colonelProkesch avait envoyé une copie de cette inscription, qu’il a prise pour le même
)
Satyrus, fils déHèphestion, et grand prêtre des Augustes pour
la seconde fois,à son bienfaiteur.
Le nom de Satyrus est commun à Ténos ; nous en avons eu unexemple plus haut 3 . Nous allons bientôt en rencontrer un second, etle Corpus en offre plusieurs autres 4 .
5.
Inscription encastrée dans le mur du grand couvent et estampée
par M. Blouet.
H BOYAH KAI O A0M02A Y P. 5ATYP0N OEO0IAOYTONOl A O PAT PI N KAI AI5 5TE0ANHPOPON APÏANTA PA5ANAPXHN 0IAOTEIMW2 KAOW2KAI EPI TH TOY PPWTOY ANA P I A N TO 5 ANA5TA5EI AHAOYTAI ETI M H N EPIMEAH5AMENON TWN TOY AI0NY50Y 01KWN KAI ANAOENTA X P H M AT AAPW2IN ET El MH 5 EN KAI AEYTEPW ANAPIANTI AON TA KAI PAAINPA5IN T0I5 KAT0IK0Y2IN AIANOMHN KAI EAEON 0ENTAW5TE MAPTYPOYMENON EPI T0I5 KAAAI5T0I5 KAI EYN0Y5TAT0N PEPI THN PATPIAA YPAPXONTA ANArOPEYESOAl AEI EN TA 15 EPI0A N E5TATAI 5 TWN 0EWN HMEPAI5SJ
H poi/Xv] y.al 6 Sîîp.oç Aùp. Saxopov ©sotpfXou, tov ©iXoïracTpiv xai 8\ç<jT£<pavv)<popov, âp^avTa Tcaoav àpy_r,v 'piXoTap.toç, xaOcoç xal smi tyî toSTtptOTOl) àv&piaVTOÇ àva<7T«(J£t âïlXaUTCit , STI ptYjV £7Tt[/.£Xvvrm£V0V tüv touAtovucou otxwv, xal dva0évTa ypr'ii.aTa ^pcotriv, eTStpitrev xal chuTspwàvJptavri, âo'vTa xal îrdX'.v tïSciv toïç xaTotxoùtnv ^'.avop.viv xal eX[at]ov0£VTa, W(7T£ p.apTUpOU[A£VOV £~l TOI? XaXXtffT01Ç xal SOVO'JfJTa.TOV 77£pl T7,VTCarpt^a ûmép^ovTa àvayopsoecOai àsl sv tolï ; èTUtpavsGTaTaiç tüv 0swv•/Iptépai;.
Le sénat et le peuple considérant qu’Aurelius Satyrus, filsde Théophile, honoré du titre d’ ami de la patrie, et ayant étédeux fois archonte stéphanéphore, a toujours rempli ses fonctionsavec un zèle distingué, comme le prouve la première statue quilui a été décernée ; qu’il a pris soin du sanctuaire mystérieux deBacchus, et qu’il a donné des fonds aux ministres des mystères ;l’ont honoré d’une seconde statue.
Considérant en outre qu’il a fait une distribution d’argent àtous les habitants de cette Üe, qu’il a fourni gratuitement l’huilenécessaire aux gymnases et aux bains , et qu’en un mot il amanifesté par les preuves les plus éclatantes son dévouementpour la patrie, il a été décrété que son nom serait à jamaisproclamé dans les fêles des dieux les plus solennelles.
monument que le n° 2340 du Corpus . Voyez Bulletin de l’Institut de corr.archéol. i 832 , p. 56 , note 1.
a L’article manque au n° a 34 o ; ce qui prouve encore que les deux inscrip-tions appartiennent à des monuments différents.
3 P. 1.
4 N os 2o5, 206. Cf. Boeckh, Bulletin de l’Inst. de corr. archéol., p. 57.