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309 10 , mais que Démétrius lui avait enlevées sept ans après 11 , etl’année 167 où la confédération des insulaires dut être détruite par lacession que les Romains firent de l’île de Délos aux Athéniens. Ilparaît, du reste, que la confédération n’avait pas de centre stable,puisque le n° 2334 fait mention d’une assemblée tenue dans l’île deTénos , et que le n° 2273, ainsi que notre inscription donnent lieude penser qu’elle avait aussi ses réunions dans l’île de Délos . C’estsans doute à l’un des membres de eette confédération, bien plutôtqu’à un Cypriote, comme l’avait pensé M. Letronne I2 , que se rap-
porte la désignation de wiguoty); , gravée sur la stèle de l’île deBacchus l3 , à la suite du nom de l’un des Grecs membres de la cor-poration religieuse qui élève ce monument. En effet, nous voyonspar notre inscription et par les n os 2273 et 2334 que ce mot, àlepoque des Ptolemees, désignait absolument et par excellence leshabitants des Cyclades , lesquelles, malgré l’apparence de libertéqu on leur avait laissée, étaient devenues par le fait une provincede la monarchie égyptienne et devaient être considérées comme tellessurtout en Egypte .
5 .
Sur trois fragments d’ entablement trouvés dans les ruines du portique de Phdippe. (Voyez Pl. 5 , fig. III et IV.)
a b c
BA2IAEH2 | AHI | OAAON
M. Boeckh 1 , d’après Tournefort 2 , Spohn 3 , Wheler 4 et Stuart 5 , a publié trois fragments d’architecture, provenant des ruines duportique dit de Philippe, et conçus eu ces termes :
ad e
BA2IAEH2 | OlAIPnOY | MAKEAONflN
Ba<;iXéa>; «Êilfinrou Maxe&ovwv,
Il paraît que deux de ces fragments ont disparu, enfouis sans doute sous les décombres, puisque M. Blouet n’a retrouvé que lepremier 6 ; mais on voit aussi que depuis Stuart, deux nouveaux blocs ont été déterrés. Ainsi, toute l’inscription doit être rétabliede la manière suivante :
a d b e c
BA21AEH2 01AIPPOY AH [MHTPIOY] MAKEAONHN[AP]OAAONI
Bamlc'w; $iXiVicou Anpirpiou Maxe^ovwv KizûiX [to] vi.
Offrande du roi des Macédoniens, Philippe fils de Démétrius, à Apollon .
D’ou il résulte qu’il ne peut plus exister désormais d’incertitude sur le Philippe qui a élevé ce portique, et que c’est bien réelle-ment, comme l’a pensé Dorville?, Philippe II (III, ou IV), fils de Démétrius, qui eut pour successeur Persée. Il s’ensuit aussi queM. Blouet n’aurait pas dû, dans la restauration du portique dont il s’agit, s’en tenir uniquement aux trois fragments qu’il a retrouvés,mais les combiner, comme je l’ai fait, avec ceux que Stuard avait déjà gravés dans ses Antiquités attiques. Je suis même disposé àcroire qu’après le mot APOAAflNI , venaient encore, suivant l’usage 8 , le nom de la sœur, et de la mère de ce dieu : APTEMIAIAHTOI. Les dimensions de l’édifice, qui, à en juger par le plan général de M. Blouet 9 , devait avoir près de 100 mètres de long,11e s’opposent en rien à l’addition dont il s’agit, puisque, en admettant que chaque pierre avait, comme le fragment a, 3 mètres34 o centimètres, toute l’inscription composée de sept blocs n’aurait occupé qu’un espace de 23 mètres 38 o centimètres.
Ce portique ayant été élevé par Philippe II , fils de Démétrius, la date de son érection doit être placée entre les années 221 et 179avant notre ère.
6 .
Fragment d’inscription gravée en lettres de 3 pouces, d’une forme très-élégante sur une architrave trouvée dans les ruines
indiquées par les lettres HH, a gauche du plan général. (Voyez Pl. 12, fig. V.)
0NY2I0YEY
Cette inscription qui a été publiée plus complète de cinq lettres par Spobn r , Wheler % Tournefort 3 , Dorville 4 et M. Boeckb 5 ,paraît avoir été gravée sur un portique construit par Mitbridate le Grand, dans le cours des trois années qu’il fut maître de Délos ( 86-84 av J. C. ). D’après le n° 2277 a du Corpus , et ce que je viens de dire sur le n° 5 , je pense que cette dédicace doit êtreainsi restituée :
[BacOiiw; MiSpa&atou Eiiravopo; veou Atjovuuou EÙTuyou [? ÀxoXXwvt, Àprépu^i, Avjt oîj.
Offrande du roi Mithridate , Eupator, nouveau Bacchus, Fortuné à Apollon, à Diane , à Latone.
10 Diod. Sic., liv. XX, ch. 3 7 , Cf. Champollion-Figeac , Annales des Lagides,1 . 1 , p. 328.
11 Ibid., ch. 100 . Cf. Champollion-Figeac , ibid., p. 36o.
■* Recherches pour servir à l'histoire de l’Êgypte, etc., p. 345.
,3 L. 22 , ibid., p. 345.
Inscr 5 . — 1 Corpus Inscr. gr., n° 2274.
* Voyage dans le Levant, t. I, lettre VII, p- 3o5.
3 Voyage, t. III, P. I, p. 87 .
4 Voyage, p. 57 .
5 Antiq. att., vol. III, c. 10 , pl. 3.
6 Ce qui ne permet pas de douter que le premier fragment de M. Blouet nesoit bien le même que celui qui a été publié par M. Boeckh, c est que 1 A y a
T. III. - Inscriptions.
la même forme : les deux côtés de l’angle y sont joints par un chevron brisé.
7 Mise, observ., t. VII, p. 3i. C’est aussi l’opinion adoptée parM. Boeckh.
8 Corpus Inscr. gr., 2282 et 2284. Cf. 2280.
9 Pl. 1, lettres N, O.
Inscr. 6. — 1 Voyage, t. III, p. 87.
2 Voyage, p. 57.
3 Voyage dans le Levant, t. I, lettre VII, p. 299 (356).
4 Mise, observ., t. VII, P. 1 , p. 5i.
5 Corpus Inscr. gr., 2277, b. Le savant éditeur donne AIONYSIOY;mais les livres auxquels il a emprunté ce monument n’ont pas les deux pre-mières lettres. Voyez Dorville, 1. c.