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Troisième volume.
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Cette inscription n’est pas inédite: elle a été publiée pour la pre-mière fois, avec deux autres inscriptions récemment découvertes,par M. Mustoxydi, qui les a insérées toutes trois dans le premiercahier de journal littéraire intitulé vî A épata, lequel a commencéà paraître le i 5 mars 1 83 1 1 ; toutes trois aussi ont été reproduitespar M. Louis Ross dans les N eue lahrbücher fur Philologie undPœdagogik de G. Seebode 5 , avec un commentaire sur la plus im-portante des trois qui contient un décret des habitants de Syros enl’honneur d’un citoyen de Siplinos auquel ils devaient d’importantsservices. Enfin, M. Boeckh l’a insérée dans le Corpus sous len° 2347 d’après les papiers de Prokesch qui lui ont été envoyéspar la société historique de Fribourg.

Le texte publié par M. Mustoxydi diffère en plus d'un point desdeux copies que j’ai sous les yeux, et ces deux copies elles-mêmesprésentent des variantes qu’il est bon de faire connaître, pour queles lecteurs jugent de l’embarras où peuvent se trouver parfois lesinterprètes de ce genre de monuments, et pour justifier en mêmetemps les singulières hardiesses qu’on est obligé de se permettre danscertaines restitutions.

La ligne 4 dans le texte de M. Mustoxydi se termine par leslettres XEBAX, et sur la copie de M. Quinet par le mot complet5EBA2TON ; il est évident que la copie de M. Ravoisié, conformed’ailleurs à celle de Prokesch, est la seule exacte.

A la ligne 6 au contraire, c’est M. Ravoisié qui a mal lu. Le mar-bre ne porte pas API2TON, mais seulement I2TON, comme ledonne M. Quinet, ou seulement 5T0N comme sur la copie du pre-

mier éditeur, qui a fort bien reconnu qu’il fallait suppléer [MEI~I]2-TON , leçon que fournit le texte de Prokesch. Du reste, le fac-smule publie par M. Ravoisié prouve jusqu’à l’évidence que les pre-mières lettres de ce mot ne sont plus distinctes. Peut-être les troislettres MEr etaient-elles réunies en une sigle ; ce qui porterait à lecroire, c’est qu’à la même ligne M. Mustoxydi a lu AHMAPXIKH2tandis que les deux autres copistes n’ont vu que AHAPXIKH2.Il faut nécessairement qu’ils n’aient pas distingué le chevron brisé quiréunissait l’H à l’A et en formait un groupe équivalent à HMA.

Mais de toutes les variantes la plus curieuse est celle qu’offre laligne 6 de la copie de M. Quinet : comment reconnaître sÇoustaçOrcaTCiv to T ' dans EE025PAT0NT0P.

Il y a peu de choses à remarquer sur cette inscription. Disonsseulement que, d’après les fastes consulaires, le troisième consulatd’Hadrien se rapporte à l’an de Rome 871 (119 après J. C. 3 ), et queles honneurs décernés à Hadrien dans les lieux les plus obscurs dela Grèce , n’ont rien qui doivent surprendre, quand on songe auxnombreux bienfaits qu’il prodigua à ce pays.

S’il faut en croire le témoignage d’un vieillard de Syros , recueillipar M. Mustoxydi, la statue d’IIadrien existait encore sur sa baseen 1771, époque où elle fut emportée par les Russes .

La base dont il s’agit ayant été transportée au musée d’Egine à l’é-poque même de l’expédition, M. Blouet, qui l’a vue dans cet éta-blissement où son collègue M. Ravoisié l’a copiée, l’a rangée parmiles monuments de Délos , croyant à tort qu’elle provenait de cetteîle à laquelle le musée national des Grecs doit tant de richesses.

RHÉNÉE.

PREMIÈRE CLASSE.

INSCRIPTIONS FUNÉRAIRES *.

Première Section.

INSCRIPTIONS INDIQUANT LA PATRIE DES INDIVIDUS AUXQUELSELLES SE RAPPORTENT.

2 .

Inscription gravée au-dessous d’un très-petit bas-relief représen-tant un homme et son esclave. Copiée par M. Firlet. Haut. o, 5 o ;larg. 0,20.

NIK0rENHK02MOY AOENAIEXPH2TE XAIPE

Nmoyévï] KoclmO , ÀGzvaîe yf/icvè yaîpe.

Bon Nicogène r fils de Cosmus et Athénien , adieu !

1.

Inscription gravée au-dessous d’un bas-relief représentant unhomme assis et lisant. Copiée par M. Firlet.

AIKKN02 HPAICXAIP

A[u]x[î]vo; ftpateùç ^aîpfY].

Lycinus d'Hercea , adieu !

Le nom de Lycinus se rencontre dans Eschine 1 , dans Lucien a ,à la ligne 3 de la deuxième table des marbres de Nointel 3 , etc.La ville d’Heræa, dont il est ici question, est sans doute la ville d’Ar-cadie située près de l’Alphée sur les frontières de l’Arcadie *. L’ethniqueTipateuç est indiqué par Thucydide 5 , par Xenophon 6 et par Étiennedo Byzance 7 .

* Toutes ces inscriptions ont été transportées dans le musée d’Égine , et c’estlà que les membres de la commission les ont copiées.

Inscr. 1. — 1 De falsa leg., 7, p. 243, ed. de Taylor et in Ctesiph. 23 ,p, 62, 28.

1 Hcrmot. 1, t. I, p. 73g. Reitz et passim.y j[[, — Inscriptions.

3.

Inscription gravée au-dessous d’un bas-relief représentant unhomme assis qui donne la main à une femme. Derrière lui estun autre homme et près de lui un jeune enfant. Copiée parM. Firlet.

AY5IMAX05

AY5IMAXH

AY2IMAXOY

AY2IMAXOY

NAEIE XPH5TE

XPH5TH

XAIPE

XAIPE

Aucty.ayo;

Auciixayy;

Autjio.ay ou,

Aucrptâ^ou

[ÀGti] vais, yywiï

^pVlCTïl

Xaîpe

Xaîpe

Bon Lysimaque, fils de Lysimaque et né à Athènes , adieu !Bonne Lysimaché , fille de Lysimaque , adieu !

3 Corpus Inscr.gr., n° 169. Musée du Louvre, n° 222.

4 Xén. Hell. III, 2. 3 o; III, 3 , 1.

5 V, C 7 .

6 Hell. VI, 5 , 11 et 22.

7 S. v. Upcua.

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