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l)es deux leçons MAAKIHN et MAAXIHN données l’une parla copie de M. Virlet, et l’autre par celle de M. Lenormant, j’aicru devoir préférer la dernière confirmée par les inscriptions grec-ques 1 , par le texte de Lucien 3 , de Pétrone 3 , de Martial 4 et par lesinscriptions latines 5 .
On sait que ce nom a une origine sémitique, qu’en hébreu Ma-lek, et avec suffixe Malk, en syrien Malko , en clialdéen Malka,et en arabe Malik signifie roi. Moikyitùv n’est qu’une forme allongéede Mc&5(0î, nom qu’on retrouve dans l’évangile de saint Luc 6 etdans celui de saint Jean ?, dans Josèphe 8 , etc. La signification dece nom est attestée par un passage d’Eunape dans la vie de Porphyre 9,qui mérite d’être transcrit ici : MaXyoç xavà ttjv 2upwv iro'Xtv 6Ilopcp’jpioç èxc&EiTO toc TcpwTce (touto àî ^uvecToci fiscalisa Isysiv). IIopcpupiovàè aÙTOV ùvopiacs Aoyyivoç, èç to (üaaiXixov tvîç ÈGÔŸjToç 'jvapatr/ip.ov vvjvTCpocr/iyopiav àsroTpsijia;. Henri Valois 10 accuse Eunape de négligencepour avoir avancé que Longin avait changé le nom de Malchus encelui de Porphyrius , tandis que Longin , dans le fragment de sonlivre isspl tsXou; 11 , le nomme paailsavov Tupiov (et non pas Basileumcomme l’écrit Valois), et que, d’après le témoignage de Porphyre lui-même 12 , c’est à Amélius qu’est dû ce changement. Mais Ruhn-ken l3 pense avec raison que tout peut se concilier en disant queMalchus fut d’abord appelé Bacilsu; par Amélius , et que plus tardlongin avait changé ce dernier nom en celui de noptpupio;, d’unesignification équivalente, mais d’un son plus agréable l4 .
Quoi qu’il en soit, il est constant que’ le nom de Malchus etcelui de Malchion étaient fréquents chez les Syriens , et l’on en peuttirer cette conséquence que la ville de Laodicée, où notre Malchion avait reçu la naissance, est Laodicea ad mare 15 .
Un savant critique, M. Aug. Weichert 16 , a, dans ces dernièresannées, déployé une grande érudition pour démontrer, contre l’opi-nion de Niebuhr et de plusieurs commentateurs de Pétrone , que lesnoms de MaXyo;, Moik/im et Trimalchio n’avaient pas une originesémitique, mais venaient immédiatement du grec p.a'Xay.oç. Tout cequi précède prouve , ce me semble, que cette opinion n’est pas dansle vrai. La seule concession qu’il soit possible de faire, c’est qu’il esttrès-probable, pour ne pas dire certain, que l’adjectif [zaXaxdç dérive,comme les noms en question, d’un idiome sémitique, et qu’il a étéprobablement apporté en Grèce par les Phéniciens.
*4-
Inscription gravée au-dessous d'un bas-relief représentant unefemme assise , les mains jointes ; copiée par M. Virlet.
T AYKINNAAAoAIKI22ArYNHTENNAAOYAAPOiNnSXPHSTH KAIAAYPE
D.uxivva Aao&tVaaoa yuvvi Tevvaà [i] ou ÂX-[e]£v [ou] yyr t <stà\ xaià'XuTTê [jraîps].
Glycinna de Laodicée, femme de Gennadius Albinus. Adieubonne Glycinna , désormais sans chagrin!
Inscr. 23. — ■ Corpus Iriser, gr., n° 2020,3 : üotAi'ou ’Ofs [X] Xi'w Matytavo?.Voyez encore les Inscriptions de Richter, II, 12, p. 1 Û9-
» De causer, hist., c. 28, t. II, p. 3 7 , Reitz. "Opcov MaX/tW xèv Xépov Èv
Kaiaapeia.
3 Les meilleures éditions de cet auteur donnent Trimalchio et non Tiimalcio.
_ Sur le véritable nom du Trimalchion de Pétrone, voyez INiebuhr, Kleine
Schriften , p. 33g et suiv. — Un critique allemand , dont le nom m’échappe ence moment, a prétendu que dans Trimalchion on avait voulu peindre l’un de cesjuifs de l’ancienne Rome , qui, comme plus d’un baron de nos jours, insultaientpar leur opulence à la misère publique et jouaient le rô:e de roi au petit pied.
4 III, 82 , 32 , Hos Malchionis patimur improbi fastas.
5 Gruter, DXCVII 6.
6 XXII, 5i.
T. III. *— Inscriptions.
a5.
Inscription copiée par M. Virlet sur une pierre tumulaire repré-sentant un homme a demi couché. Une femme pleure à sespieds; une autre est demere lui avec deux petits enfants.
EPMIAAPOAAOAfïPOYTYPIEXPH2TE KAI AAYPEXAIPE
Ép|t[e].'« ÀTCoXXo&wpou Ttipie, jrpnaTs xai aXinre yaîpe.
Bon Hermias , fils d'Apollodore et né à Tyr, toi qui es sanschagrin, adieu !
26.
Inscription copiée par M. Virlet.
IHNnMAPTEMIA.OPoSIAHNIoC XPHSFEXAIPE
Zv)V(ri[v] ÀpT£pilÿ[(ù]po[u]
2l^tdVlOÇ,
Xaipe.
[Ici repose ) Zènon fils d'Artémidore et de la ville de Sidon .Bon Zénon , adieu !
27.
Inscription copiée par M. Virlet sur une pierre tumulaire re-présentant un homme et un enfant.
rOPHA AIONY2IOYAAOAIKEYAPOCDOINIXH2XPH5TH XAIPE
Topyta Aiovuaiou Aao^ixeC»à-no $oivi[a]ïi; ypriax [èj yaîpe.
Bon Gorgias , fils de Dionysius, et né à Laodicée de Phénicie,adieu !
28.
Inscription copiée par M. Virlet au-dessous d’un grand bas-reliefreprésentant deux hommes , une femme assise , donnant lamain à l’un d’eux. Un enfant est a ses cotés.
MYSTA
APoAAHNIE
APoAAHNIE
MNASEoY
APoAAnNIOY
AloNYSIoY
AoAAlKISSA
AAEIAAPEY
AAEïNAPEY
XPH22TH
XPH2TEKAI AAY
XPH5TE
XAIPE
PEXAIPE
XAIPE
Mutera
ÀtcoXXmvie
À—oXXoivie
Mvaasou
AttoXXwviou
Atovuaio'j
Aao&êuaaa
ÂXe^a[v]iïpeij
XpVlffffTÀ
XpriCTS Y. 0 . 1
XpviGTè
-&
en
aXinre yaîpe.
Xaips.
7 XVIII, 10.
s Ant. Jud.X III, 5, 1
; XIV, 5, 2; 11, 4 et suiv.; 14, 1.
Bell.Jud. 1,8,3; n ?
3 et 6; 14, 1. Josèphe varie entre les deux formes MàXyoç
et MdcXtxoç.
9 P. 7 de l’éd. de M. Boissonade.
10 De Crilica, I, 18, p. 167.
11 Fragm. V, p. 7 3 de l’excellente édition publiée par M. A. E. Egger. Paris ,
i 83 7 , in-18.
12 De Fita Plotini, p. 120.
13 Dissert. De Fita et scriptis Longini, § VIII.
14 Cette explication très-satisfaisante a été adoptée par Wyttenbach dans ses
15 AaoSiVsioi ItÙ rri OaXaTtr). Strab., XVI 2, g.
16 Poetar. lut. reliquiœ. Lipsiæ , i83o, in-8°, p. 429- 43g.
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