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Si cette copie est exacte, et si l’inscription est bien écrite en troislignes, on ne peut la confondre avec celle que reproduit le n° 2385du Corpus . En effet, cette dernière, ne formant qu’une seule ligne,est conçue en ces termes : Swoôévviç HpooÔévou d tepsùç tou Aiqç touPaoilecoç x«l Hpa/.Xeouç KaXXtvwou, Au y.aî ÉpaxX[ei].
Les deux inscriptions offrent, comme on le voit, des variantesnotables; il paraît donc difficile d’y voir un seul et même monumentdont la dernière partie aurait été omise par M. Yirlet ou par la per-sonne qui lui a communiqué sa copie. D’ailleurs, les lieux où l’uneet l’autre ont été retrouvées paraissent être différents, le n° 2385ayant été copié sur la porte de Saint-Erini et notre monumentprovenant tÿî; t/.'/Skr^îaq tyî; Matcei'aç.
D’après ces considérations, on peut admettre que ces deux ins-criptions appartenaient à deux temples différents convertis plus tarden églises : l’un le temple de Jupiter et de Junon , et l’autre le tem-ple de Jupiter et d’Hercule , tous deux élevés par un même citoyen,prêtre, à différentes époques, de ces différentes divinités.
Le nom de Prosthène, avec la forme de génitif que présente len° 2385 , se retrouve au n° 2 /ji 4 '■ Notre inscription prouverait qu’àune certaine époque on employait indifféremment les deux formes;elle prouverait aussi, si elle n’offre pas de lacune, que l’article n’étaitpas toujours placé devant le mot ispeuç, comme le pense M. Boeckh 2d’après d’autres monuments.
7 -
Inscription communiquée à M. Virlet avec le renseignement sui-vant : 'h TTcGty.o—ri tou ^vi<p{<ïu.aTOi; eopiraop-Évou tlq ttiv Gupocv toîj àyi'ouN’.x.o/.aou svtoç t-?’; ÉxaTovTonruXiavîjç.
H BOYAH K AI O AHMQ2ETIMH2E. KAI E2TEOANW2ENXPY26)2TEOANCwNPOPYTON 0EOKAEOY2
H {üouÀvj xai o £Tlu.7]<7s[v] y.cù È<7T£<pavco(7ev ypuacTi CT6ipcév[u Fwj-
puTov Gôoy.Xéouç.
Le sénat et le peuple honorent et couronnent dune couronnedlor Gorytus, fils de Théoclès.
Ce monument offre beaucoup d’analogie aver le n° 2878 duCorpus, qui contient aussi un décret du sénat et du peuple de Paros accordant une couronne d’or à Gorytus, fils de Théoclès. Mais ladivision des lignes n’est pas la même dans les deux inscriptions;celle du 11 0 2378 contient les motifs du décret, tandis que la nôtrese borne à l’énonciation du fait principal. D’ailleurs, bien que toutesdeux paraissent avoir été trouvées dans la même église, celle deSaint-Nicolas, il paraît résulter de nos renseignements et de ceuxque fournit Clarck 1 , que la nôtre figure sur la porte et l’autre surle mur intérieur. Il serait facile de prouver par plusieurs exemplesdu Corpus que les actes de cette nature étaient souvent gravés àplusieurs exemplaires, les uns in extenso, les autres en résumé. Len° i de Paros nous offre certainement un exemple de ce dernier cas,et ne doit être considéré, ainsi que tous les monuments du mêmegenre, que comme l’abrégé d’un décret beaucoup plus long, abrégéqui se plaçait peut-être sur la porte du citoyen récompensé, tandisque l’acte officiel était exposé dans un temple et conservé dans lesarchives.
Inscr. 6. — * Voyez sur cette forme t. II, p. 47-
2 Corpus Inscr. gr., n° 2385, Voyez à l’appui de son opinion les n os 1, 3 et 4d’Andros.
Inscr. 7. — 1 Dans son Voyage, P. II, S. II, p. 4o5.
Inscr. 8. — 1 Voyez Anthol. Pal. Vit, 456, 458, 633. Corpus Inscr. gr. 808.Welcker, Sylloge Epigr. gr. i 5 , et le n° 647 du Musée de Paris .
Inscr. g. — 1 Suppl. 996.
2 Qui ne connaît la charmante canzonnetta de Métastase dont l’héroïne portece nom gracieux :
8 .
Inscription copiée parM. Virlet , sur un fragment de marbre blanc.
11APIA5MAIAXPH2TH XAIPE
[il] apiàç p.caa ypY.GTr, yaîpe.
Adieu, bonne Parias, toi qui fus ma nourrice.
Bien que cette inscription se trouve sur un fragmentai y a toutlieu de croire qu’elle est entière. J’ai donc cherché à l’expliquer enm’en tenant aux éléments qu’elle présente.
De tous les sens que peut avoir en grec le mot p.ata que l’onretrouve dans la vingt-unième inscription d’Egine , celui que j’aiadopté me paraît le plus vraisemblable. Plusieurs épigrammes del’Anthologie sont consacrées à des nourrices 1 . Quant au nom de Ilapiaç,il est formé de la même manière que les mots AvAiaç et M-/]W;.
9 -
Inscription provenant de Paros, copiée dans le musée d’Égine ,par M. Virlet, au-dessous d’un bas-relief représentant :une femme assise et deux guerriers penchés.
COP0TYX0C ZCOlAoYNE 1 KH ACOPIAoC
[il] poTuyoç ZtoiXou.
Netx.7) Atap^oç
Le nom de IIpoTuyo; n’est pas conforme aux lois de formation desnoms grecs, d’après laquelle on aurait dû dire IIpoTuyviç, commeon disait EÙTuyyç. On peut cependant justifier la forme üpoTuyoç aumoyen de l’adjectif eÛTuyo;, si toutefois ce mot, qu’on ne trouve quedans Eschyle ', ne doit pas faire place à la leçon eÜTuxoç préféréepar les plus récents éditeurs.
Le nom de Nicé s’est conservé dans l’Italie moderne où les poètesen font un fréquent usage 2 .
La Nicé de notre inscription , n’étant désignée que par le nom desa mère, il faut en conclure que c’était un enfant naturel, et quepeut-être sa mère était une courtisane 3 .
10.
Inscription gravée en mauvais caractères, au-dessous d’un bas-relief provenant de Paros , et représentant un jeune hommecouché , derrière lequel en est un autre appuyé sur le coude ,et la main droite passée derrière le cou du premier. Copiéedans le musée dÉgine, par M. Virlet.
OePMOTE MPNNOCOIC
[©] £pp.o [y] év [ïiç] ou 0 Êp£;/.o[y]£v[nç] No [pi] i[ovoç].
Thermogène ou Hermogène, fils de Nomion.
Les caractères de cette inscription sont si incorrects et si peudistincts que la restitution en est fort difficile. Nomion est, commeon le sait, le nom du père d’Amphimaque dans Homère z . Le copistea probablement confondu un M avec un CO-
Ecco quel fiero instante!
Et cette autre :
Grazie agli inganni tuoiAlfin respiro, o Nice, etc.
3 C’est l’opinion qu’émet M. Boeckh sur deux monuments du même genre,n os 2389 et 2410 du Corpus . Voyez encore 1.1, p. 28 et suiv.
Inscr. 10. — 1 II. II, 871.