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Troisième volume.
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47
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( 4 7 )

IL

SPORADES.

MÉLOS.

i.

Inscription copiée par MM. Blouet et Ch. Lenormant, à gauched’un bas-relief représentant une jambe. Hauteur, 0,34 a.

( Voyez pl. 29, fig. II.)

ACKAH

nin

KAI

YrEIA

TYXH

EYXAPIC

THPION

ÀcxXv] y.al Tysta Tijyy] eù^aptUTvfpiov.

Esculape et à Hygie , Tyché offre ce témoignage de sareconnaissance.

Cette table votive a été, ainsi que l’inscription suivante, publiéepour la première fois par M. Charles Lenormant dans les Annales del’Institut archéologique 1 . M. Boeckh les a reproduites toutes deuxdans le Corpus , n" 2429 et 2428.

Le culte d’Esculape et d’Hygie, si fréquent dans les Cyclades etdans les Sporades, tenait sans doute en grande partie à la salubritéde l’air qu’on respire dans ces îles.

2.

Inscription gravée sur une base cylindrique près de laquelle ona trouvé une tête d’Esculape. Copiée par M. Ch. Lenormantet MM. Blouet, Poirol et Ravoisié. (Voyez pl. 29, fig. IV.)

ASKAHPIHKAIYrElAOÏEPEYSKAAYÀIOSr AAAEINA2

À<7 X.Xv|tciw xal Yyaa à hpeù; KXau^to; raXXetvaç.

A Esculape et à Hygie , le prêtre Claudius Gallinas.

La copie de M. Lenormant porte, ligue 3 , TAAAEIN02 , au lieude rAAAEIN AS ; mais comme l’exactitude des habiles artistes,auxquels est dû le dessin de la planche, ne saurait être révoquée endoute, cette dernière leçon me semble devoir être préférée, quelqueextraordinaire qu’elle puisse paraître.

Ce nom de raXXetvaç serait-il un dérivé du nom propre du célèbremédecin raXvivoç que nous appelons fort inexactement Galien ? Al’époque de Lucien, et peut-être antérieurement, l’usage s’introduisitde former beaucoup de dérivés à l’aide du suffixe a; 1 . Il n’y auraitpas lieu de s’étonner que, par une formation semblable, un disciplede ce maître célèbre eût pris le surnom de r«V4vaç, et que, par uneorthographe vicieuse, ce nom eût été écrit TaXXetvaç. Ce qui prêteraitquelque force à cette opinion, c’est que TaUeiva; porte, comme lemédecin de Pergame , le surnom de Claudius. Si cette conjecture étaitadmise, peut-être serait-ce le nom de ce Galénas ou Gallinas qu’ilfaudrait rétablir dans le passage suivant d’Athénée* : Ôfrçéo; ai 2 xTvXayûov oapxeç siravecmiJanai 'Jwai ' và £è éxaveptoGev xoiXcofzaTa Xeyouctxuëouç, yaXXia;. Le grammairien Simariste, aux Synonymes duquelAthénée avait emprunté ce passage, établissait probablement cette

distinction entre les différentes parties des reins, d’après quelquemédecin du temps qui, à l’exemple de Galien , s’était particulièrementoccupé d’anatomie, et dont il avait cité le nom à l’appui de sa défi-nition , comme pour lui donner plus de poids. Si ce nom était roX/fra?ou TaXXeivaç, on peut être surpris qu’en passant sous la main de tantde copistes, il n’ait pas, attendu sa forme assez extraordinaire, subiune altération plus sensible.

Le tréma placé sur la première lettre du mot Eepeù; se retrouve aun° 385 du Corpus , ligne 19.

3 .

Inscription copiée par M. Virlet.

EPIANAI0PATHPKAI0AAEA<K)50N0MAPX05ArH5IMENHNEPMAIKAI HPAKNEI

Eiuavai; 0 itccrtif xai 0 aàeAçoç Ovopiapyo; AyY,cti/.£v/iv Epp-à xai HpaxXet".

Agésiméné est consacrée par son père Épianax et par sonfrère Onomarque à Mercure et à Hercule .

Cette inscription a été publiée pour la première fois dans le bulletinde l’Institut archéologique de Rome 1 et de là transportée dans leCorpus sous le n° 2431. La première copie prise par M. Brest , vice-consul de France à Milo, portait à la ligne 2, AH2NMENHN queM. O. Gerhard a changé en AH2MENHN . D’après cette correctionil traduit ainsi toute l’épigraphe :

Epianax pater atquc Onomarchus frater (statuam) consecratam Mercurioatque Herculi dedicarunt.

M. Boeckh n’a pas admis cette correction et l’interprétation qu’onen a tirée ; au lieu d’AriSNMENHN , qu’il a rétabli dans le texte,il corrige APISTOMENHN. La copie de M. Virlet, plus exacteque celle de M. Brest , détruit cette conjecture quelque préférablequ’elle soit à celle du premier éditeur.

Du reste je pense avec M. Gerhard qu’il s’agit ici de la consé-cration d’une statue de femme. C’est ce dont ne permettent pas dedouter les fragments trouvés près de notre inscription. Aussi, dansl’absence de renseignements plus précis, on peut conjecturer queces trois lignes étaient gravées, non sur une plaque de marbre, maissur un piédestal.

4 -

Inscription communiquée à M. Virlet avec cette note : eiç MvjXov.

EYMENH2

IAETAIPON

EùpivT); [«FjiXévaipov.

Rien n’empêche, ce me semble, de voir dans ce monument ladédicace d’une statue élevée par Eumène I, roi de Pergame , au fonda-teur de sa dynastie, à son oncle Philétère, par qui il avait été adopté.L’absence du mot BA2IAEY2 11e doit pas arrêter, puisqu’on saitque Philétère et Eumène I ne portèrent pas ce titre, qui fut pris seu-lement par Attale I à la suite de sa brillante victoire sur les Gauloisappelés dans l’Asie Mineure par Nicomède 1 .

Inscr. 1. — 1 1829, p- 342 et 34 i.

Inscr. 2. — 1 Comme, par exemple, yuvaodaç, SicpSspi'aç, iyxpuçîaç, youpi'a;,

Èljwpuaç.

2 IX, p. 399 B.

- ■ FÎTl fl Q fl mm-

24

Inscr. 3 . — 1 i 83 o, p. 195.

Inscr. 4. — 1 Polyb. Excerpt. de virt. et vit. Tite-Live XXXIII, 21 • SinibXIII, 623. Cf. Visconti, leonogr, gr., t. II, p. 269, ed. de Milan .

1 >_ jji , - Inscriptions.