PENSÉES DIVERSES.
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un homme de cette espèce présente toujours le flanc, ettous les autres sont sous le bouclier.
Rien ne m’amuse plus que de voir un conteur en-nuyeux faire une histoire circonstanciée sans quartier :je ne suis pas attentif à l’histoire, mais à la manière dela faire.
Pour la plupart des gens, j’aime mieux les approuverque de les écouter.
Je n’ai jamais voulu souffrir qu’un homme d’esprit s’a-visât de me railler deux fois de suite.
J’ai assez aimé ma famille pour faire ce qui allait aubien dans les choses essentielles ; mais jé me suis affran-chi des menus détails.
Quoique mon nom ne soit ni bon ni mauvais, n’ayantguère que deux cent cinquante ans de noblesse prouvée,cependant j’y suis attaché, et je serais homme à fairedes substitutions '.
Quand je me fie à quelqu’un, je le fais sans réserve ;mais je me fie à très-peu de personnes.
Ce qui m’a toujours donné une assez mauvaise opinionde moi, c’est qu’il y a fort peu d’états dans la républiqueauxquels j’eusse été véritablement propre. Quant à monmétier de président, j’ai le cœur très-droit : je compre-nais assez les questions en elles-mêmes ; mais quant à laprocédure, je n’y entendais rien. Je m’y suis pourtant ap-pliqué ; mais ce qui m’en dégoûtait le plus, c’est que jevoyais à des bêtes le même talent qui me fuyait, pourainsi dire.
Ma machine est tellement composée, que j’ai besoin deme recueillir dans toutes les matières un peu abstraites ;sans celâmes idées se confondent : et, si je sens que je
1 11 l’a fait ( Note du manuscrit. )