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vantes, sesEléments del'arlde lateinture, 2 vol. in-8,1791 et 1804; ses Recherches sur les lois de l'affi-nilé et sa Statique chimique (1803 et 1804). On luidoit la découverte des propriétés décolorantes duchlore et l’application de ces propriétés au blanchi-ment des toiles, l’emploi du charbon pour purifierl'eau, la fabrication de plusieurs poudres fulmi-nantes. 11 fut, avec Lavoisier et Guyton, un de ceuxqui contribuèrent le plus à opérer en chimie unerévolution salutaire, et à constituer la nouvelle lan-gue de cette science. Il fut aussi, avec Monge , unde ceux qui furent chargés pendant les guerres de larévolution de diriger la fabrication de la poudre etde multiplier les moyens de défense.
BERTHOUD, ville de Suisse. Voy. burgdorf .BERTHOUD (Ferdinand ), habile horloger, né en1727 dans le comté de Neuchâtel , mort en 1807,vint se fixer à Paris en 1745, fit les premières hor-loges marines, et mérita d’être nommé horloger-mécanicien de la marine pour la construction etl’inspection des horloges à longitudes, et membre del’Institut. Ses horloges marines ont obtenu la pré-férence sur toutes les autres, et elles ont beaucoupservi au perfectionnement de la géographie. On a delui : Essai sur l’horlogerie, 1763 et 1786; Éclair-cissements sur l'invention d’une nouvelle machinepour déterminer les longitudes en mer ; Traité deshorloges marines. — Son neveu Louis Berthoud s’estaussi distingué comme horloger.— Voy. berthold.
BERLIN (saint), moine de St-Colomban, né vers610 à Constance en Suisse , mort en 709, fut abbéde Sithiu (depuis, St-Omer ). On l’hon. le 5 sept.
bertin (Antoine), poète, né à l’île Bourbon en1752, vint étudier à Paris et publia dès l'âge de21 ans un recueil de poésies diverses (1773); ildonna en 1782 un volume d’élégies intitulé lesAmours , qui eut un grand succès. Ses vers étaientpleins de grâce et de sentiment. Il mourut en 1790à St-Domingue, au moment où il se rendait à l’autelpour épouser une jeune créole. Il avait embrassé lacarrière des armes et était capitaine de cavalerie.Ses œuvres ont été réunies, Paris , 1802, 2 vol. in-18.
bertin (Théod.-Pierre), traducteur, né en Brievers 1760, mort à Paris en 1819, introduisit enFrance , en 1792, l’art de la sténographie, inventépar Taylor en Angleterre . Il est auteur de nombreuxécrits, presque tous traduits de l’anglais ; la Vie deBacon de Mallet, Paris , 1788, in-12; les Satiresd’Young, 1798, in-12; Système complet de sténogra-phie, 4' édition en 1803, in-8.
BERTINAZZI (Charles), acteur célèbre, connuau théâtre sous le nom de Carlin , néàTurinen 1713,mort à Paris en 1783, a rempli au Théâtre-Italien ,depuis 1742 jusqu’à sa retraite, le rôle d’Arlequinavecunsuccèscontinu. Il fit les délices des spectateurspar son jeu vrai, naturel, comique, et par ses sail-lies heureuses. On a de lui les Métamorphoses d’Ar-lequin , comédie en 5 actes, 1763.
BERT1NCOURT, ch.-l. de canton (Pas-de-Calais ),à 10 kil. E. de Bapaume ; 1,300 hab.
BERTINORO , ville de l’État ecclésiastique, à11 kil. S. E. de Forli ; 3,000 hab. Évêché. Vinsrenommés.
BERT1US (Pierre), cosmographe, né en Flandreen 1565, mort à Paris en 1629, avait d'abord pro-fessé la philosophie à Leyde . Il fut obligé de quit-ter cette ville à cause de son attachement à la sected’Arminius; passa en France , embrassa le catholi-cisme, et fut nommé par Louis XIII cosmographe duroi et professeur royal de mathématiques. Le meil-leur de ses ouvrages géographiques est : Theatrumgeographiæyeteris, 2 vol. in-îol., 1619, Elzevir . Onestime aussi son Introductio in universam geogra-phiam, in-12.
BERTON (Pierre montan), habile musicien etcompositeur, surintendant de la musique du roi et
directeur de l’Opéra, né à Paris en 1727, mort en1780. Sous son administration il s'opéra en France une véritable révolution musicale, due aux chefs-d'œuvre des Gluck et des Piccini. On lui doit lamusique de l’opéra d ’Erosine, représenté en 1704,et le divertissement de Cythere assiégée. — Son fils etson petit-fils se sont également distingués commecompositeurs.
berton (J.-B.), général, né en 1769 près de Sedan ,fit avec distinction les campagnes de la républiqueet de l’empire, prit Malaga , dont il fut nommé gou-verneur, fut promu en 1813 au grade de généralde brigade et eut un commandement à la bataillede Toulouse ainsi qu’à Waterloo . Ses opinions poli-tiques le firent rayer des contrôles sous la restaura-tion. Il entra en 1822 dans un complot contre lesBourbons, marcha sur Saumur à la tête de quelquesinsurgés, fut pris et condamné à mort. On a de luiun Précis historique de la bataille de Waterloo, Pa-ris 1818
BERTRADE, femme d’une grande beauté, filled’un comte de Montfort et épouse de Foulques ,comte d’Anjou, inspira une passion violente à Phi-lippe I, roi de France , qui la fit divorcer pour l’é-pouser, malgré l’opposition d’Y ves, évêque de Char-tres , et l’excommunication prononcée contre lui parle pape dans le concile d’Autun de 1094. Il promitbien d'y renoncer, mais ne put jamais s’en séparer.
BERTRAND (saint), archidiacre de Paris et évê-que du Mans , était issu de la maison des comtesd’Aquitaine fet vivait sous le règne du roi Clotaire.M. en 623, à 70 ans. On l’hon. le 3 juill.—Evêquede Comminges , 1073-1123, esthon. le 15 oct.
bertrand-moleville (Antoine-Fr., marquis de),ministre d’état, né à Toulouse en 1744, fut nommé parle chancelier Maupeou intendant de Bretagne, refutla mission de dissoudre le parlement de Rennes , etfut appelé en 1791 par Louis XVI au ministère dela marine. Dans ce poste difficile il eut de vifs dé-mêlés avec l'Assemblée constituante , surtout à l’oc-casion des désastres de St-Domingue, et se vitbientôt obligé de se retirer. 11 se réfugia en Angle-terre , où il publia plusieurs écrits politiques et his-toriques. 11 mourut à Paris en 1818, sans avoir rienobtenu de la Restauration. Ses principaux écritssont une Histoire de la révolution de France , 14 vol.in-8, Paris , 1800-3, qui passe pour être fort par-tiale , et des Mémoires particuliers sur le règne deLouis XVI , 2 vol. in-8, 1816.
BERTRAND DUGUESCLIN. Voy. DUGUESCLIN .
BËRULLE (Pierre de), cardinal, né en 1575 auchâteau de Sérilly près de Troyes , établit en 1611Tordre des Carmélites et la congrégation de l’Ora-toire, malgré les obstacles de toute espèce qui lui fu-rent opposés; jouitde toute la confiance de Louis XIII et de la reine-mère, fut chargé de plusieurs négo-ciations importantes, alla solliciter à Rome unedispense pour le mariage d’Henriette de France avec le prince de Galles, et mourut subitement en1629, en célébrant la messe. Il avait été nommé card.2 ans auparavant. Protecteur des lettres, il encou-ragea Descartes, favorisa la publication de la Biblepolyglotte de Lejay, etc.; il a lui-même laissé d’ex-cell, écrits (pub. par le P. Bourgoing, 1644, 2 v. f.).
BERV1C (Charles-Clément), célèbre graveur entaille-douce, né à Paris en 1756, mort en 1822, arelevé la gravure, qui depuis un siècle était tombée endécadence. On estime surtout de lui Saint Jean dansle désert, d’après Raphaël; T Éducation d’Achille, deRégnault ; T Enlèvement de Déjanire , du Guide, elle Laocoon .
BERWICK, comté d’Écosse , entre ceux d’Had-dington, Roxburgh, Edimbourg , Selkirk; 53 kil,sur 31 ; 34,780 hab.; ch.-l.Greenlavv.R.,la Tweed,le Leader, l’Eye. Ce comté répond en partie à l’an-cienne province romaine nommée Valentia.