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réchal de Sancerre assiégeait. Après plusieurs as-sauts terribles, la place promit de se rendre à DuGuesclin , si elle n'était secourue dans 15 jours. Lehéros mourut dans cet intervalle, le 13 juillet 1380,et le gouverneur, qui n'avait entendu se rendre qu'àlui, vint, la trêve expirée, déposer les clefs de laplace sur son cercueil. La Vie de ce héros a étéécrite plus, fois; nous citerons 1 ’Hist. de BertrandDu Guesclin, par Gnyard de Berville, Paris , 1767,et la Chroniq. de Cuvellier, pub. par Charrière, 1845.
DUGUET (Jacques-Joseph), théologien et mora-liste, né à Montbrison dans le Forez en 1049, mortà Paris en 1733 , était entré dans la congrégation;de l'Oratoire, mais fut obligé d'en sortir, à causede son attachement aux opinions de Jansénius et deQuesnel. Les plus importants de ses ouvrages sont :Traité sur les devoirs d’un évêque, 1710; Traité desscrupules, 1717; Lettres sur divers sujets de moraleet de piété, 1718 ; Institution d'un prince (composéepour le duc de Savoie), 1739; Conférences ecclésias-tiques, 1742, 2 vol. in-4. On a publié, en 1764, l’Es-prit de Duquel ou Précis de la morale chrétienne .
DU IIAILLAN (Bernard de girard, seigneur),historiographe de Charles IX et de Henri 111, né àBordeaux en 1535, mort à Paris en 1610, est au-teur de Regum Gallorum icônes à Pharamundo adFranciscum II; item ducum Lotharingiæ icônes, Paris ,1559, in-4 ; Histoire générale des rois de France de-puis Pharamond jusqu'à Charles VII , 1576, 1584,in-fol.; c'est le premier corps d'histoire de France qui ait paru dans notre langue.
DUHALDE (le Père Jean-Baptiste), jésuite, néen 1674 à Paris , mort dans la même ville en 1743,rédigea, après le Père Legobien, les Lettres édifian-tes et curieuses écrites des missions étrangères; ilprit cet ouvrage au 9' vol., et le continua jusqu'au26'. On en a donné une nouvelle édition, Paris , 1781,26 vol. in-12. Duhalde a aussi publié la Descrip-tion géographique , historique, de l’empire de la Chine et delà Tartarie chinoise, Paris , 1735, 4 vol. grandin-fol., avec fig. et 42 cartes de d'Anville .
DU HALLIKR. Voy. hôpital (l’).
DUHAMEL (J.-B.), ecclésiastique et savant duxvii' siècle, né à Vire en 1624, mort en 1706, en-tra chez les Oratoriens , cultiva avec succès toutesles sciences, surtout la physique. 11 fut nommé se-crétaire perpétuel de l’Académie des Sciences doParis lors de sa fondation, visita l'Angleterre et laHollande pour se mettre en relation avec les sa-vants, et fit pénétrer dans l’enseignement, par d’ex-cellents ouvrages classiques, un grand nombre devérités nouvelles. D’un esprit élevé et conciliant, ilsefforça d'accorder entre eux les philosophes an-ciens et les modernes. Ses principaux ouvrages sont ;Astronomia physica, Paris , 1660; De Consensu vete-ris et nouas philosophies, 1663; De corporum affec-tionibus, 1670; De Mente humana, 1672; Phitosophiavêtus et nova ad usum scholce, 1678 ; Theologia spe-culatrix et practica, 1691.11 a aussi donné une His-toire de l’Académie des Sciences , rédigée en latin,1698,in-4.
duhamei, du monceau (H.-L.), savant agronomedu xviii' siècle, inspecteur général de la ma-rine, né à Paris en 1700, mort en 1782. Proprié-taire de grands biens en Gâtinais, il consacra toutesa vie à des recherches utiles pour les arts indus-triels, et contribua surtout aux progrès de l'agri-culture. 11 fut reçu à l’Académie des Sciences dès1728. Ses principaux ouvrages sont ; Traité de laculture des terres, 1751-60 ; Des Arbres et arbustesqui se cultivent en France , 1755; Des Semis et plan-tations des Arbres, 1760; De l’Exploitation des bois,1764; Des Arbres fruitiers, 1768 ; Des Pêches mari-times et fluviaiiles, 1769. 11 fit avec Buffon plusieursexpériences sur la croissance des bois, et se lit aiderdans la rédaction de ses ouvrages par son frère
Duhamel Denainvilliers. Plusieurs de ses ouvragesont été réimprimés avec des augmentations parPoiteau, Turpin, Michel, etc.
duhamei. (J.-P. François guillot), savant fran-çais, né près de Coutances (Manche ) en 1730, morten 1816. 11 avait déjà rendu de grands services àl’industrie dans plusieurs manufactures particuliè-res lorsqu’il fut appelé, en 1775, à la chaire de mé-tallurgie à l'école des mines, qui venait d'être fondée.11 devint en 17 86 membre de l’Académie des Sciences .Sous le Consulat, il fut nommé inspecteur général de»mines, et il exerça ces fonctions jusqu’en 1811. Ondoit à Duhamel de nouveaux procédés pour la cé-mentation de l'acier, pour l’extraction de l'argentet de plusieurs autres métaux. 11 publia en 1767 lepremier volume d’un ouvrage intitulé ; Géométriesouterraine, ouvrage qui, bien qu’inachevé, estencore un des meilleurs guides pour les mineurs.
DUILL1ER (fatio de). Voy. fatio.
DUILL1US NEPOS (C.j, consul l’an 260 av. J.-C.,remporta sur les Carthaginois, près des îles Lipari ,une victoire navale qui leur coûta 58 vaisseaux ;c'était le premier combat naval que livrassent le»Romains. Le sénat accorda en récompense à Duilliusdes honneurs particuliers et fit élever au milieu duForum, en mémoire de sa victoire, une colonne ros-trale qui subsiste encore en partie, et dont l’in-scription est un des monuments les plus antiques dela langue latine. Duillius fit en outre lever le siège deSégeste en Sicile, et prit Macelle en Calabre .
DUISBOURG , ville murée des Etats prussiens(Westphalie), à 22 kil. N. de Dusseldorf ; 4,700 hab.Académie du commerce, Gymnase réformé. Indus-trie active : draps, étoffes desoie, de coton, velours,toile, savon, amidon, porcelaine ; forges.
DUITAMA, ville de la Nouvelle-Grenade , à 35 kil.N. E. de Tunja . Jadis importante et résidence duprince de Tundama. Bolivar, à la tête de 900 hom-mes, battit près de là l'armée espagnole, forte deplus de. 5,000 hommes.
DU1VELAND, île de Hollande (Zélande ),-à l’E.et très près de l’île Sehouwen ; 13 kil. sur 9. Sonnom lui vient de la grande quantité de pigeonsifiuive en hollandais ) qu'on y trouvait autrefois.
DUJARDIN (Carie), peintre hollandais, né à Ams-terdam en 1640, mort à Venise en 1678, après unevie courte et fort dissipée, s’est surtout exercé dansle genre familier, et a réussi à peindre les animauxet les bambochades. Un de ses chefs-d’œuvre estle Charlatan, qui se trouve au Musée du Louvre.
DUKELA, prov. maritime de l'état de Maroc ;ch.-l., Safl. On évalue la population de cette prov.à 900,000 hab. Elle nourrit une quantité dechèvres dont les peaux font l'objet d'un très grandcommerce.
DURER (Charles-André), philologue, né en 1670à Unna dans le comté de la Mark en Westphalie ,mort en 1752 à Meyderic en Hollande, professalongtemps l'histoire et l’éloquence à l’universitéd’Utrecht , et fut un des savants les plus laborieuxdu xviii' siècle. On lui doit d’excellentes éditionsAeFlorus, Leyde, 1722,etsurtout de Thucydide , Am-sterd., 1731, in-fol. Les Notes de Duker ont toutes étéconservées dans le Thucydide de Deux-Ponts.
DULARD (P.-Alex.), poète médiocre, né en 1696à Marseille , mort en 1760, fut secrétaire de l’aca-démie de sa patrie. 11 a donné un poème des Gran-deurs de Dieu dans les merveilles de la Nature, 1749,in—18, qui a eu quelque succès.
DULAURE (Jaeq.-Ant.), né à Clermont-Ferrand en 1755, mort en 1835, fut membre de la Conven-tion, du Conseil des Cinq-Cents et du Corps législa-tif; il rentra dans la vie privée après le 18 bru-maire, et ne s'occupa plus que d’études littéraires.Reçu membre de la Société des Antiquaires, il pu-blia un grand nombre d’écrits savants et curieux,