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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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dont les principaux sont une Histoire civile, physi-que et morale de Paris , i 825, 6 vol. in-8 (réimpriméeplusieurs fois, notamment en 1837, 8 vol in-8, avecdes additions et des notes par J.-L. llelin);une His-toire des environs de Paris , 1825, 7 vol.; des Es-quisses historiques sur les principaux événements dela révolution française, 1823, 6 vol.; une Histoirede la révolution de 1830 (ouvrage posthume publiéen 1838), etc. La plupart de ces ouvrages, em-preints d'un esprit d’opposition assez prononcé, ontjoui d’une grande popularité.

DULAURENS (H.-Jos.), né à Douai en 1719, en-tra chez les chanoines réguliers de la Trinité ; puisquitta la vie monastique, et vint à Paris pour selivrer à la littérature. Lors de l’arrêt rendu par ieparlement contre les Jésuites (1761), il publia con-tre cet ordre une satire violente sous le titre deJésuitiques ; puis craignant d’être poursuivi, il se ré-fugia en Hollande ; il y composa des livres, la plu-part irréligieux, pour les libraires d’Amsterdam ,de Liège, de Francfort , mais sans pouvoir sortir del’indigence. Ayant été dénoncé 5 la chambre ecclé-siastique de Francfort , comme auteur d’ouvragesimpies, il fut condamné à une prison perpétuelle(1767); on l’enferma dans une maison de pauvresprêtres où il mourut au bout de 20 ans (1797). Ilne manquait ni d’esprit ni d’imagination, et tra-vaillait avec une facilité prodigieuse ; mais il a faitun déplorable usage de ses talents. Outre les Jésui-tiques, on a de lui deux poèmes héroï-comiques : leBalai, 1761, et la Chandelle d'Arras , 1765; l'Arélinmoderne, 1776; l'Évangile de la raison, 1764; leCompère Matthieu, ouvrage licencieux, qui fut d’a-bord attribué à Voltaire.—On connaît encore ; AndréDulaurens, médecin du roi Henri IV , mort en 1609,auteur de divers ouvrages d’anatomie et de médecineréunis à Francfort , 1627, in-fol.;—Louis Dulau-rens, savant controversiste, qui vivait au xvii' siècle,et qui travailla par ordre de Richelieu à la réuniondes cultes catholique et protestant.

DULC1GNO, Ulcinium, ville de la Turquie d’Eu-rope (Roumélie), sur l’Adriatique , à 32 kil. S. O.de Scutari ; 7,500 hab., la plupart pirates.

DULC1N, hérésiarque de Novare , annonçait quele règne du St-Esprit avait commencé en l’an1300, et que depuis cette époque le pape avait cesséd’être le vicaire de J.-C. 11 fut brûlé vif avec safemme en 1307 par ordre du pape Clément V . Sesdisciples s'appelèrent Dulcinistes ou Dulciniens.

DÛLG1BIN1, peuple de Germanie, sur les bordsde 1 ’Amisius (Fins), était, dit-on, une colonie desChérusques , et eut pour ville principale Ascalin-gium (Lirihen ou Hiidesheim).

DULJCH1UM, auj. Neochori ou Cacaba, île de lamer Ionienne , et l’une des Echinades, formaitavec Ithaque le roy. d’Ulysse. Voy. Ithaque .

DU LO .N G (Pierre-Louis), savant français , né àRouen en 1785, mort à Paris en 1838, exerça d’a-bord la profession de médecin, mais y renonça pours'appliquer tout entier à l’étude des sciences. 11 futsuccessivement professeur à l’école vétérinaire d’AI-fort et à l'École Normale , examinateur puis pro-fesseur de chimie et de physique à l’École Poly-technique . En 1830, il fut nommé directeur desétudes à cette même école. Il était en même tempsprofesseur de physique à la Faculté des Sciences,et, en 1823, il avait été reçu à l’Académie desSciences . Dulong a fait en chimie et en physiquede savantes recherches qui ont utilement servi auxprogrès de ces deux sciences. Nous citerons ses tra-vaux Sur la décomposition mutuelle des sels, 1811;Sur l'acide nitreux, 1815; Sur les combinaisons duphosphore avec l'oxigène, 1816. En 1812, il avaitdécouvert le chlorure d’azote, et en faisant desexpériences sur ce composé si dangereux, il perdit,par suite d’une explosion, un œil et un doigt de la

main droite. En physique, Dulong reconnut avecPetit celte loi importante, que la chaleur spécifiquedes corps est en raison inverse du poids de leursatomes. On lui doit aussi des travaux Sur la me-sure des températures et Sur les fluides élastiques,1820. La plupart de ses écrits ont été insérés dansles Annales de Chimie et de Physique.

DULORENS (J.), poète et magistrat, né vers 1583à Château neuf en Thimerais , mort vers 1650, étaitlieutenant-général du bailliage de cette ville. 11 alaissé des Satires, Paris , 1624, in-8, qui font con-naître les mœurs de son temps. On a de lui des An-notations sur les coutumes de Châteauneuf, etc., 1645.

DULOT, poète du xvii' siècle, passe pour l’in-venteur des bouts rimés. Sarrazin, qui n’avait puréussir dans ce pitoyable genre, s’en vengea enpubliant Dulol vaincu, ou la Défaite des bouts rimés.

DULW1CH, village du comté de Surrey , célèbrepar un collège qui y fut fondé en 1614 par \V.Alleyn, acteur célèbre, sous le nom de God’s Gift,et par une bibliothèque et un musée de peinture.

DUMAN1ANT (Jean-André bourlain, dit), né en1754 à Clermont en Auvergne , mort en 1828,quitta le barreau pour le théâtre, fut comédien àParis jusqu’en 1798, puis entrepreneur breveté desspectacles de province. 11 a donné au théâtre : lesFrançais en Huronie , 1778 ; Guerre ouverte, ou rusecontre ruse, 1787, etc., et a écrit plusieurs romans :l’Enfant de mon père, 1798, 2 vol. in-12; Aventuresd'un émigré, 1798, in-12; Trois Mois de ma vie,1811, etc.

DUMARSA1S (César chesneau ), grammairienphilosophe, né à Marseille en 1676, mort en 1756,vint jeune à Paris , s’y maria et se fit recevoir avo-cat ; mais se trouvant dans la gêne, il quitta sa fa-mille pour faire des éducations particulières. Il eutentre autres élèves les enfants de Law, mais n’endevint pas plus riche. Il ouvrit plus tard une pen-sion au faubourg St-Victor, mais y eut peu de suc-cès. 11 mourut pauvre et accablé d’infirmités. Sesprincipaux ouvrages sont : Méthode raisonnée pourapprendre la langue latine (1722); cette méthodeconsiste à présenter d’abord les mots dans l'ordrede la construction française avec une version inter-linéaire; Traité des Tropes, 1730, souvent réim-primé, et accompagné d’un savant commentairepar Fontanier ( 1820) ; Principes de grammaire, 1769,ouvrage justement estimé où il traite la grammaireen philosophe; enfin une petite Logique. On luiattribue quelques écrits anti-religieux qui ne parais-sent pas lui appartenir. H a proposé des réformesdans l’orthographe qui n’ont pas été accueillies. SesŒuvres ont été publiées en 1797, 7 vol. Son éloge aété écrit par d’Alembert,etparM.deGérando (1805).

DUMAS (Louis), inventeur du bureau typogra-phique, né à Nîmes en 1676, mort en 1744, s’oc-cupa surtout de l’éducation de l’enfance. 11 imagina,pour faciliter l’art d’apprendre à lire et à écrire,d’imiter les procédés de l’imprimerie et de donneraux enfants des lettres détachées qu’on leur faisaitassembler, comme en jouant, pour en former desmots ; c’est ce qu’il appela le bureau typographique.Cette invention eut un grand succès. On a de lui laBibliothèque des enfants, ou les premiers éléments deslettres, 1733, ouvrage composé pour l’applicationde sa méthode. 11 voulut aussi l’appliquer à lamusique et publia l'Aride la musique enseigné et pra-tiqué par la méthode du bureau typographique, 1753.

duhas (Ch.-L.), médecin, né à Lyon en 1765,étudia à Montpellier, fut employé à l’HÔtel-Dieu deLyon où il rendit de grands services pendant leBiége de la ville (1793), puis à l’armée des Alpes (1794). Il fut nommé en 1795 professeur d'anato-mie et de physiologie à Montpellier , devint succes-sivement doyen de la faculté de médecine, recteurde l’académie de Montpellier , et mourut dans cette