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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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GERM — 703 — GERS

seurs de Charlemagne, la Germanie forma quelquetemps un royaume particulier (Voy. l’art, suivant).Apres la chute des Carlovingiens en Germanie , lenom de Germanie ne fut plus guère usité qu’en stylede chancellerie, et lit place à celui d’Allemagne .

gehmanie ou germanique, province du diocèse deGaule . Voy. germanique.

Germanie (royaume de). On donne ce nom à undes roy. nés du démembrement de l'empire deCharlemagne. Par le traité de Verdun en 843,Louis, dit le Germanique, petit-fils de Charlemagne ,avait obtenu en partage toutes celles des provinces si-tuées au-delà du Rhin qui avaient fait partie de lamonarchie des Francs; et en-deçà du Rhin les villesde Spire, de Worms et de Mayence ; il en formale roy. dit de Germanie . Ce roy. était défendu àl'E. par les marches de Carinthie , de Bohême,d'Autriche, entre l’Ens et la Leitha ; et par celle desSorabes, entre l’Elbe et l’Oder . Au S. E. se trouvaientles marches de Liburnie, de Frioul et d’istrie. En-fin au N. E. le marquisat de Nordgau défendait laGermanie contre les Danois. En 870 le roy. doGermanie fut agrandi, par le traité de Mersen , dela Lorraine allemande, située à l’E. de la Meuse ,avec les villes de Râle, Strasbourg, Metz, Cologne ,Trêves, Aix-la-Chapelle et Utrecht . Les prov. fron-tières du roy. de Germanie étaient gouvernées pardes ducs et des margraves; celles de l'intérieurétaient administrées par des comtes ; mais pendantle règne de Louis l'Enfant, la Franconie orientale,la Lorraine, la Souabe, la Bavière et la Thuringe étaient devenues des souverainetés héréditaires, etne reconnaissaient que nominalement l’autorité duroi de Germanie . Ce titre subsista cependant aprèsla mort de Louis l’Enfant (911), mais il cessa dèslors d’appartenir à la dynastie Carlovingienne,Louis l’Enfant étant mort fort jeune et sans lais-ser de postérité. Après ce prince, Conrad de Fran-conie usurpa le trône sans pouvoir le rendre héré-ditaire dans sa famille. Henri-1 ’Oiseleur s'en saisiten . 919 et le transmit à ses descendants. Ce dernierprince agrandit encore le roy. de Germanie parses victoires sur les Hongrois et les Normands, etpar la création de nouveaux margraviats, tels queeeax de Sleswig, de Saxe septent., de Misnie et dehaute et Basse-Lusace. Henri-l’Oiseleur , déjà roiRe Germanie, fut proclamé empereur en 933. Cepen-uant le titre de roi de Germanie ne fut remplacéehnitivement par celui d’empereur que bous son filsnon-le-Grand, en 962. Depuis eette époque, il neyRs donné qu’aux fils des empereurs ; ils étaientP clamés d’abord rois de Germanie ; mais quoiquerrarts 0 Gl 0 - ni ? e restAt élective en droit, elle devint en,p héréditaire. Les empereurs faisaient décernera,, ,, re(lero i* «le Germanie à leurs fils par les électeursde 2“P lre - P our animer j a transmission héréditaireman' f,°’? I ’ onne dans leur famille. Les rois de Ger -de h * , ")■ ensuile recevoir en Italie la couronnedpven ■ 6 * dre de ro * s ^e Lombardie ; mais ils ne

à hm^ len rî, em P er eurs qu’après leur couronnementles .! e ' toutefois, à la fin du xm» siècle, lorsquer^P^rs d’Allemagne se furent affranchis detait on* de suprématie que la cour de Borne affec-d'emn Vers eux ’ * es titr es de roi de Germanie etmie i„ ereui ï se con fondirent peu à peu. Enfin, lors-trône a. rnai ? on d’Autriche se fut affermie sur letrodn’î.iM 8 a secon ^ e moitié du xv» siècle, elle in-l'hériHop a coutume nouvelle de faire décerner àfit disent?', 1501 ?ptif le titre de roi des Romains, qui•Rani/ ai re définitivement celui de roi de Ger-

wS ANI 9^ Ir * °u germanique supë-

lafiatièpl a S ' * ™ ace Ao grand-duché du Bas-Rhin,Gaule à i a ™ ."f/hhades 17 provinces du diocèse dele Rhin ,™ ort d Au Shste, entre la Belgique l'« eli comprenait du S. au N. les Jlauraci, les

Tribocci , les Nemetes, les Vangiones, les Caracoles,et avait pour ch.-l. Mogunliacum.

GERMANIQUE 2" OU GERMANIQUE INFÉRIEURE, auj.partie du grand-duché du Bas-Rhin, à l'O. du Rhin ,et Belgique orientale, une des 17 provinces dudiocèse de Gaule à la mort d’Auguste,- au N. desdeux Belgiques et de la Germanique l ;e , compre-nait les libii, Gugerni, Toxandri, Tungri ou Adua-tici, Condrusi, Menapii , et avait pour ch.-l. ColoniaAgrippina.

germanique (Confédération). Yoy. Allemagne .

GERMANOS, archevêque de Patras , né à Dimit-zana en Arcadie , fut un des premiers à exciter lesGrecs à l’insurrection (1821). Au nom de la religion,il appela les Péloponnésien» au combat ; il se renditensuite au congrès de Vérone pour solliciter les se-cours des puissances chrétiennes, puis à Rome où iltenta la réunion des deux églises d’Occident et d’O-rient. Le typhus l’enleva en 1826.

GERMANTOWN, ville des États-Unis (Pensyl-vanie), à 13 kil. N. de Philadelphie.- 2,000 hab.Les Amérie. y furent battus par les Anglais en 1777.

GERMERSHEIM, Viens Julius, ville de la Bavièrerhénane , à 17 kil. S. de Spire; 1,470 hab. Placeforte. Rodolphe de Habsbourg y est mort en 1291.

GERNRODE , Gerninjeroda en latin moderne, villedu duché d’Anhalt-Bernbourg, à 9 kil. S. E. deBernbourg ; 1,800 hab. Manufacture d’armes à feu.

GERNSHEIM, ville du grand-duché de Hesse-Darmstadt, à 17 kil. S.O.de Darmstadt , 2,600 hab.

GÉROMÉ, ville de F rance. Voy. gérardmer.

GERONA, ville d’Espagne . Voy. gironne.

GERR1, Acerris, bourg d’Espagne (Barcelone ), à40 kil. O. de Cervera ; 650 hab. Aux environssource salée très abondante, et d’où l'on tire an-nuellement 14,000 charges de sel. — Ville d’Afri-que , dans le Sennaar, est située à 220 kil. N. O.de la ville de Sennaar.

GERS, Ægirtius, rivière de France , arrose lesdép. des H.-Pyrénées, du Gers, de Lot-et-Garonne ,et tombe dans la Garonne à 7 kil. au-dessus d'Agen ,après 130 kil. de cours du S. au N.

Gers (dép. du), dép. de la France , entre ceux desLandes à l’O., de la H.-Garonne et de Tarn-et-Garonne à l’E., des H.-Pyrénées au S., de Lot-et-Garonne au N. : 6,152 kil. carrés ; 312,882 hab .Ch.-l.,Auch. Il est formé de l’Armagnac , de l'Astarac,d’une partie de la Lomagne, du Comminges , duCondomais. Montagnes , vallées longitudinales oùcourent du S. au N. beaucoup d'affluents de la Ga-ronne . Marbre rouge et vert, marne, spath fusible,etc. Terre àbruyères; grains, vin, légumes secs, lin,ail, ognons (cultivés en grand). Gros bétail, chevaux,mules, ânes, porcs, volaille (célèbres foies de ca-nard). Eau-de-vie estimée; toiles; verre, faïence,etc. — Le dép. du Gers a 5 arr. (Auch, Mirande ,Condom, Lectoure , Lombez), 29cant. et 684 comm.11 fait partie de la il» division militaire, dépend dela cour roy. d’Agen et de l’archevêché d’Auch .

GERSAU, bourg de Suisse (Schwytz ), à 18 kil.S. E. de Lucerne, sur le lac de Lucerne , for-ma longtemps (dès 1315) un état indépendant. Il futréuni au canton de Schwytz en 1814.

GERSEN (Jean), moine bénédictin de Cavagliaen Piémont , est un de ceux auxquels on attribueY Imitation de J.-C. Il l’aurait écrite de 1220 à 1240.

GERSON, b. ruiné de Champagne , près de Ré-thel, a donné son nom au célèbre chancelier Gerson.

GERSON (Jean charlier de) , surnommé le Docteurtrès Chrétien, Doctor Christianissimus, naquit en1363 d’une famille obscure, à Gerson près de Réthcl,et fut élevé au collège de Navarre à Paris . 11 avaitdéjà fait preuve en plus d’une occasion d'énergieet de talent, quand on le donna pour successeur àPierre d’Ailly dans la charge de chancelier de l’u-niversité (1396). Gerson déploya dans l’exercice de