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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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ecs fondions un courage et une sagesse admirables.Après l'assassinat du duc d'Orléans, en 1408, on levit s'élever courageusement contre le duede Bour-gogne , auteur de l’attentat, et contre Petit, sonapologiste. Sa fermeté fut la même dans ses rap-ports avec l’Eglise; en même temps qu'il se mon-trait l’adversaire de toute hérésie, principalement auxconciles de Pise et de Constance, où il joua le princi-pal rôle, il soutenait avec force les maximes et leslibertés de l’église gallicane, et combattait le relâ-chement de la discipline dans le clergé.Malgré sa nobleconduite, il ne put, après le concile de Constance (1416), revenir dans sa patrie, à cause des troublescivils qui la désolaient, et se retira en Bavière .Durant son exil, il composa ses Consolations de laThéologie , ouvrage divisé en quatre livres. Au boutde deux années il put rentrer en France , mais il neprit plus aucune part aux affaires publiques, etalla s’enfermer à Lyon au couvent des Célestins .Il y passa les dernières années de sa vie, occupé àprier Dieu , à composer des livres ascétiques et àmontrer à lire à de pauvres enfants. Il mourut en1429. On a réimprimé plusieurs fois ses ouvrages;mais la meilleure édition est celle qu’en a donnéeDupin, Paris , 1706, 5 vol. in-fol. Les écrits qu'ellecomprend sont aussi variés que nombreux; on re-marque les traités sur la Théologie mijstique, danslesquels Gerson fonde la vraie philosophie sur lathéologie et sur les intuitions de l'âme appliquéesaux choses célestes; et le traité De Auferibilitaiepapa î, où il élève la puissance des conciles au-des-sus de celle du pape. De graves critiques ont attri-bué à Gerson l'Imitation de Jésus-Christ ; nous n’o-serions affirmer qu’il en soit réellement l'auteur(Voy . a-kempis et gersen). M. Faugère acomposé unEloge de Gerson, qui a été couronné par l'Académiefrançaise en 1838.

GERSTENBERG (H.-Guilh de), écrivain alle-mand, né en 1737 à Tondern (Sleswig), mort en1823, servit quelque temps dans l’armée danoise,puis entra dans l'administration et fut résident duDanemark à Lubeck , 1775. Il se fit connaître en1759 par un recueil de poésies intitulé Bagatelles(Tcendeleien) , et publia, de concert avec Schmidt,lHypocondriaque (1767) et les Lettres sur les merveil-les de la Littérature (1766-1770), recueils critiquesqui eurent une heureuse influence sur son époque.11 composa aussi des tragédies dont la meilleure estVgolin, 1768, et quelques écrits philosophiques.

GERTRUDE (sainte), née en 626, était tille dePépin de Landen , maire du palais des rois d'Aus-trasie, et de la bienheureuse Ideberge. Elle se con-sacra à Dieu dès l’âge de dix ans , fonda avec samère le couvent de Nivelle en Brabant , et enfut la première abbesse. Elle mourut en 659. On lafête le 17 mars.

gertrude (sainte), abbesse de l’ordre de Saint-Benoît, née à Eisleben en Haute-Saxe , prit l’habiten 1294 chez les Bénédictins de Robersdorf, et mou-rut en 1334. Elle est célèbre par un livre de Bévé-lations , qu’elle écrivit elle-même en latin, et oùelle raconte ses communications avec Dieu . Ce livreest placé par les maîtres de la spiritualité auprès deceux de sainte Thérèse ; il a été publié par Lan-spergius, chartreux ; par Blosius, abbé de Liessies ,et par dom Nicolas Canteleu sous le titre A'Insinua-tiones pietatis, Paris, 1662, et traduit en français par dom Mège, 1674. On la fête le 15 nov.

GERTRUYDENBERG, ville de Hollande (Brabantseptentrional), à 13 kil. N. E. de Breda ; 1,340 hab.Bière estimée; pêche du saumon et de l’esturgeon.Elle a été prise plusieurs fois (1573, 1693, 1793). Ils'y tint en 1710 de fameuses conférences entre lesambassadeurs de Louis XIV et les députés desEtats-Généraux. Ceux-ci firent à la France les pro-positions les plus dures et les plus humiliantes.

Louis refusa de le3 accepter, et la guerre continuaGERUNDA, ville d’Hispanie , dans la Tarraconaisq

auj. G1R0NE.

GERVA1S (saint), de Milan , était fils de sainVital et de sainte Valérie. 11 souffrit le martyre avecson frère saint Protais, vers la fin du i ,r siècle. On ditque ces deux martyrs apparurent à saint Ambroisepour lui découvrir le lieu où ils avaient été ense-velis, et qu’Ambroise, ayant trouvé leurs reliques,les plaça dans la basilique qu’il faisait bâtir à Mi-lan et qui porte encore son nom (380). On les fêtele 19 juin, jour de la translation de leurs reliques.— Saint Gervais a dans Paris (quartier de l’Hôlel-de-Viile) une église qui remonte au vi* siècle ; ellea été rebâtie en 1212, et ornée en 1616 d'un beauportail fait sur les dessins de Jacques de Brosse;elle contenait de fort beaux tableaux de Lesueur.

GERVAISE (Nicolas), missionnaire, né à Paris en 1662, voyagea dans le royaume de Siam, revinten France, et fut curé de Vannes . Il quitta «a curepour se rendre à Rome , et y fut sacré évêque inpariibus. Ayant ensuite recommencé ses miisions,il fut massacré en Amérique par les Caraïbes , 1729.Il a écrit : Histoire naturelle et politique du royaumede Siam, in-12; Description historique du royaumedeMacaçar, Paris , 1688, in-12 ; Histoire de Bolet,Paris , 1715, 2 parties in-12.

gervaise (dom Armand-François), frère du pré-cédent, né â Paris vers 1660, fut carme déchaussé,puis abbé de la Trappe; sortit bientôt de ce couvent,et se mit â écrire. Il publia une Histoire généralede Citeaux, Avignon , 1746, in-4, qui lui attiraishaine des Bernardins ; ces religieux le firent arrêteret renfermer à l'abbave de Notre-Dame -des-Reclus.Il mourut en 1751. Ôn lui doit une foule d écrits,entre autres : Vie d’Abélard et d’Héloïse, Paris ,1720, 2 vol. in-12; Lettres d'Abélard et d'IWoUe,traduites en français, Paris , 1723, 2 vol. in-12; His-toire de l'abbé Suger, Paris , 1721, 3 vol. in- 12 , etla Vie de plusieurs Pères (saint Cyprien, saint Ire-née, saint Paulin, etc.'.

GÉRYON, fils de Chrysaor et de Callirhoé , et roid’Erythie ou des Baléares , était le plus fort detous les hommes. Les poètes en ont fait ungéant à trois corps, qui avait de grands troupeau'de bœufs qu’il nourrissait de chair humaine; iavait pour les garder un chien à deux têtes, etn»dragon â sept. Hercule le tua avec ses défense®.

et emmena ses bœufs. ....

GERZAT, ville du dép. du Puy-de-Dôme , à 8 »N. E. de Clermont ; 2,500 hab. Ch.-l. d une sei-gneurie appartenant à la maison de Bouil on.

GESATES, Gaulois ait. entre le Rhône et les Alpes ,avaient pour arme princip. le geesum, épieu cr ■

GESERÎCH (lac), dans les Etats prussiens (Prusse ,entre Saalfeld et Deutsch-Eylau ; 29 8

Très poissonneux.

GESNER (Conrad), célèbre naturaliste, surn° m ®le Pline de l’Allemagne, né à Zurich en j ,livra avec une ardeur infatigable à 1 étude, ILles obstacles que lui opposait sa pauvreté; scevoir médecin à Bâle en 1541; fut nomme e ^professeur public d'histoire naturelle a ou'’ , cmourut de la peste en 1565. H a la' 5S ((, 11 ... onde travaux dans les genres les plus aiuer ■

lui doit des éditions et des traductions a ^ ^grecs, entre autres Elien, grec-latin, 155t>; ^

cellent recueil bibliographique sous le tttrbliolheca (Zurich , 1545), réimprimés avecmentations par Simler et Frisius (1583, ,r ''. 'Histoire des animaux, en latin (Zurich ,

4 vol. in-fol.) : c'est l’ouvrage le plu» ™ Mplus savant qu'on eût publié jusqu » *sujet; il a aussi laissé des écrits sur la „qui ont été réunis par Schmiedel, N1754-1770, et un traité célèbre de la