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THÉLÈME ET MACABE.
Chaque juge fut attendri.
Pour Églé d’abord ils penchèrent ;
Avec Téone ils avaient ri ;
Avec Apamis ils pleurèrent.
J’ignore, et j’en suis bien marri,
Quel est le vainqueur qu’ils nommèrent.
Au coin du feu, mes chers amis,C’est pour vous seuls que je transcrisCes contes tirés d’un vieux sage.
Je m’en tiens à votre suffrage ;
C’est à vous de donner le prix :
Vous êtes mon aréopage.
THÉLÈME ET MACARE.
Thélèmeest vive, elle est brillante;Mais elle est bien impatiente ;
Son œil est toujours ébloui,
Et son cœur toujours la tourmente.Elle aimait un gros réjouiD’une humeur toute différente.
Sur son visage épanouiEst la sérénité touchante ;
Il écarte à la fois l’ennui,
Et la vivacité bruyante.
Rien n’est plus doux que son sommeil,Rien n’est plus beau que son réveil ;
Le long du jour il vous enchante.Macare est le nom qu’il portait.
Sa maîtresse inconsidéréePar trop de soins le tourmentait :
Elle voulait être adorée.
En reproches elle éclata :
Macare en riant la quitta,