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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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LE PAUVKE DIABLE.

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Il est bien vrai que je fais peu de casDe ce faux genre, et jaime assez quon rie ;Souvent je bâille au tragique bourgeois ,

Aux vains efforts dun auteur amphibieQui défigure et qui brave à la fois ,

Dans son jargon, Melpomène etThalie.

Mais après tout, dans une comédie,

On peut parfois se rendre intéressantEn empruntant lart de la tragédie,

Quand par malheur on nest point plaisant.Fus-tu joué? ton drame hétérocliteEut-il lhonneur dun peu de réussite ?

Je cabalai ; je fis tant quà la finJe comparus au tripot darlequin.

Jy fus hué : ce dernier coup de grâceMallait sans vie étendre sur la place ;

On me porta dans un logis voisin,

Prêt dexpirer de douleur et de faim,

Les yeux tournés, et plus froid que ma pièce.

Le pauvre enfant ! son malheur mintéresse ;Il est naïf. Allons, poursuis le fil

De tes récits : ce logis, quel est-il ?

Cette maison dune nouvelle espèce,

je restai longtemps inanimé,

Était un antre, un repaire enfumé,

sassemblait six fois en deux semainesUn reste impur de ces énergumènes' ,

De Saint-Médard effrontés charlatans,Trompeurs, trompés, monstres de notre temps.Missel en main, la cohorte infernalePsalmodiait en ce lieu de scandale ,

Et sexercait à des contorsionsQui feraient peur aux plus hardis démons.Leurs hurlements en sursaut méveillèrent ;Dans mon cerveau mes esprits remontèrent;

Je soulevai mon corps sur mon grabat,