NOTES. 105
intitulée la Vanité. Car s’il est mal de commencer la guerre, il est très-pardonnable de se défendre ( 1771 ).
c Ce sont de petites feuilles volantes qui coururent dans Paris vers cetemps-là ( 1771 ).
d C’est la prière de Pope, connue sous le nom de Prière du dcislc . 11est vrai qu’elle n’était pas chrétienne, mais elle était universelle. On nes’en scandalisa point à Londres, non-seulement parce qu’on permetbeaucoup de choses aux poètes , mais parce qu’on était las de persécu-ter Pope, et surtout parce qu’il se trouve en Angleterre beaucoup plus dephilosophes que de persécuteurs.
M. le Franc de Pompignan la traduisit en vers français; mais aprèsl’avoir traduite, il ne devait pas insulter tous les gens de lettres de Paris,dans son discours de réception à l’Académie française. Il pouvait faire sacour sans insulter ses confrères. Ce discours fut la source do quantiléd’épigrammes, de chansons, et de petites pièces de vers, dont aucunene touche à l’honneur, et qui n’empêchent pas, comme on l’a déjà ditailleurs, que l’homme qui s’était attiré cette querelle ne pût avoir beau-coup de mérite ( 1771 ).
e c’est le gazelier des Nouvelles ecclésiastiques; on en a déjà parléailleurs.
C’est en effet une chose assez plaisante que l’importance mise par cegazetier à ces petites querelles ignorées dans le reste du monde, mépri-sées dans Paris par tous les gens de bon sens, et connues seulementpar ceux qui les excitaient, et par la canaille des convulsionnaires. Legazetier ecclésiastique assura dans plusieurs feuilles que les temps d’A-rius et d’Athanase avaient été moins orageux, et qu’on devait s’attendreaux événements les plus funestes, depuis qu’on avait mis un porte-dieuà Bicùtre, et un colporteur au pilori ( 1771 ).
f Piron, auteur de la Métromanie , jolie pièce qui a eu beaucoup desuccès. 11 a fait son épitaphe, qui commence par ce vers :
Ci-gît, qui? quoi?ma foi, personne, rien (1771).
LE RUSSE A PARIS.
DIALOGUE
d’un parisien et d’un eusse.
1760.
LE PARISIEN.
Vous avez donc franchi les mers hvperborées,
Ces immenses déserts et ces froides contréesOù le fils d’Alexis, instruisant tous les rois,
A fait naître les arts, et les mœurs, et les lois ?Pourquoi vous dérober aux sept astres de l’Ourse,