OU ETKENNES AUX SOTS.
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Virgile meurt, Bavius le remplace.
Après Lulli nous avons vu Colassc ;
Après le Brun, Coypel obtint l’emploiDe premier peintre ou barbouilleur du roi.Ab ! mon ami, malgré ta suffisance,
Tu n’étais pas premier peintre de France.
Le lourd Crevier b , pédant crasseux et vain,Prend hardiment la place de Rollin,
Comme un valet prend l’habit de son maître.Que voulez-vous ? chacun cherche à paraître.
C’est un plaisir de voir ees polissonsQui du bon goût nous donnent des leçons ;Ces étourdis calculants en finance,
Et ces bourgeois qui gouvernent la France ;Et ces gredins qui, d’un air magistral,
Pour quinze sous griffonnant un journal,Journal chrétien, connu par sa sottise,
Vont se carrant en princes de l’Église ;
Et ces faquins qui, d’un ton familier,Parlent au roi du haut de leur grenier.
Nul à Paris ne se tient dans sa sphère,Dans son métier, ni dans son caractère ;
Et, parmi ceux qui briguent quelque nom ,Ou quelque honneur, ou quelque pension,Qui des dévots affectent la grimace,
L’abbé la Coste c est le seul à sa place.
Le roi, dit-on, bannira ces abus :
Il le voudrait ; ses soins sont superflus.
11 ne peut dire en un arrêt en forme :
« Impertinents, je veux qu’on se réforme,Que le Journal de Trévoux soit meilleur,
cation des comédiens du roi, pensionnaires de sa majesté, est abusive,et contraire aux libertés de l’Église gallicane. Le Dain fut hué, mais ilréussit à faire rayer son confrère. K.