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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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OU ETKENNES AUX SOTS.

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Virgile meurt, Bavius le remplace.

Après Lulli nous avons vu Colassc ;

Après le Brun, Coypel obtint lemploiDe premier peintre ou barbouilleur du roi.Ab ! mon ami, malgré ta suffisance,

Tu nétais pas premier peintre de France.

Le lourd Crevier b , pédant crasseux et vain,Prend hardiment la place de Rollin,

Comme un valet prend lhabit de son maître.Que voulez-vous ? chacun cherche à paraître.

Cest un plaisir de voir ees polissonsQui du bon goût nous donnent des leçons ;Ces étourdis calculants en finance,

Et ces bourgeois qui gouvernent la France ;Et ces gredins qui, dun air magistral,

Pour quinze sous griffonnant un journal,Journal chrétien, connu par sa sottise,

Vont se carrant en princes de lÉglise ;

Et ces faquins qui, dun ton familier,Parlent au roi du haut de leur grenier.

Nul à Paris ne se tient dans sa sphère,Dans son métier, ni dans son caractère ;

Et, parmi ceux qui briguent quelque nom ,Ou quelque honneur, ou quelque pension,Qui des dévots affectent la grimace,

Labbé la Coste c est le seul à sa place.

Le roi, dit-on, bannira ces abus :

Il le voudrait ; ses soins sont superflus.

11 ne peut dire en un arrêt en forme :

« Impertinents, je veux quon se réforme,Que le Journal de Trévoux soit meilleur,

cation des comédiens du roi, pensionnaires de sa majesté, est abusive,et contraire aux libertés de lÉglise gallicane. Le Dain fut hué, mais ilréussit à faire rayer son confrère. K.