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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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NOTES.

les seuls qui laient jamais connu. On ne trouve ce nom chez aucun autrepeuple de la terre. Sanchoniathon nen a point parlé; sil en avait dit unmot, Eusèbe, son abréviateur, en aurait pris un grand avantage. Ce nomne se trouve point dans le Zend-Avesta de Zoroastre. Le Sadder, quien est labrégé, ne dit pas un seul mot de Noé. Si quelque auteur égyp-tien en avait parlé, Fl&vien Josèphe, qui rechercha si exactement tousles passages des livres égyptiens qui pouvaient déposer en faveur des an-tiquités de sa nation, se serait prévalu du témoignage de ces auteurs. Noélut entièrement inconnu aux Grecs, et il le fut également aux Indiens etaux Chinois. Il nen C9t parlé ni dans le Veidam, ni dans le Shasta,ni dans les cinq Kings; et il est très-remarquable que lui et scs ancêtresaient été également ignorés du reste de la terre (I7G8).

Au chapitre ix de la Genèse , verset 10 et suivants, le Seigneur faitun pacte avec les animaux, tant domestiques que de la campagne. Ildéfend aux animaux de tuer les hommes; il dit quil en tirera vengeance,parce que l'homme est son image. Il défend de même à la race de Noéde manger du sang des animaux mêlé avec de ia chair. Les animauxsont presque toujours traités dans la loi juive à peu près comme leshommes ; les uns et les autres doivent être également en repos le jour dusabbat (Exod., ch. xxm). Un taureau qui a frappé un homme de sacorne est puni de mort (Exod., ch. xxi). Une béte qui a servi de succube.ou dincube à une personne est aussi mise à mort (Lévit, ch. xxï. IIest dit que lhomme na rien de plus que la béte ( Ecclés., chap. m et ix).Dans les plaies dEgypte, les premiers nés des hommes et des animauxsont également frappés (Exod., ch. xii et xm). Quand Jonas prêchela pénitence à Ninive, il fait jeûner les hommes et les animaux. QuandJosué prend Jéricho, il extermine également les bêtes et les hommes.Tout cela prouve évidemment que les hommes et les bêtes étaient re-gardés comme deux espèces du même genre. Les Arabes ont encore lemême sentiment : leur tendresse excessive pour leurs chevaux et pourleurs gazelles en est un témoignage assez connu (I7G8).

i Le grand Newton, Samuel Clarke, prétendent que le Pentateuquefut écrit du temps de Saül. Dautres savants hommes pensent que cefut sous Osias ; mais il est décidé que Moïse en est lauteur, malgrétoutes les vaines objections fondées sur les vraisemblances et sur laraison, qui trompe si souvent les hommes (1768).

k Ceux qui ont écrit liiistoire naturelle auraient bien compter lesdents des lions : mais ils ont oublié cette particularité, aussi bien quA-ristote. Quand on parle dun guerrier, il ne faut pas omettre ses ar-mes. M. de Saint-Didier, qui avait vu disséquer à Marseille un lionnouvellement venu dAfrique, sassura quil avait quarante dents (nos).

i Ce lion parait fort instruit, et cest encore une preuve de linlelli-gence des bêtes. La Sainte-Baume, se relira sainte Marie-Madeleine,est fort connue; mais peu de gens savent à fond cette histoire. La Fleurdes Saints peut en donner quelques notions; il faut lire son article,tome II de la Fleur des Saints , depuis la page 59. Ce fut Marie-Made-leine à qui deux anges parlèrent sur le Calvaire, et à qui notre Seigneurparut en jardinier. Ribadcneira, le savant auteur de la Fleur des Saints ,dit expressément que si cela nest pas dans lÉvangile, la chose nenest pas moins indubitable. Elle demeura, dit-il, dans Jérusalem auprès