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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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LES CABALES.

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Leurs marchands de papiers sont les seuls qui gémissentMoi, jattends dans un coin que limprimeur du roiMapprenne, pour dix sous, mon devoir et ma loi.

Tout confus dun édit qui rogne mes finances,

Sur mes biens écornés je règle mes dépenses ;

Rebuté de Plutus, je m'adresse à Gérés ;

Ses fertiles trésors garnissent mes guérets.

La campagne, en tout temps, par un travail utile,Répara tous les maux quon nous lit à la ville.

On est un peu fâché ; mais quy faire ?... Obéir.

A quoi bon cabaler, quand on ne peut agir? »

« Mais, monsieur, des Capets les lois fondamenlale'S,

Et le grenier à sel, et les cours féodales,

Et le gouvernement du chancelier Duprat! »

« Monsieur, je nentends rien aux matières dÉlat :

Ma loi fondamentale est de vivre tranquille.

La Fronde était plaisante 8 , et la guerre civileAmusait la grandchambre et le coadjuteur.Barricadez-vous bien ; je menfuis ; serviteur. »

A peine ai-je quitté mon jeune énergumène,

Quun groupe de savants menveloppe et mentraîne.Dun air dautorité lun deux me tire à part...

« Je vous goûtai, dit-il, lorsque de Saint-Médard 11Vous crayonniez gaiement la cabale grossière,Gambadant pour la grâce au coin dun cimetière ;

I,es billets au porteur des chrétiens trépassés ;

T .es fils de Loyola sur la terre éclipsés.

Nous applaudîmes tous à votre noble audace,

Lorsque vous nous prouviez quun maroufle à besace,Dans sa crasse orgueilleuse à charge au genre humain,Sil eût bêché la terre, eût servi son prochain.

Jouissez dune gloire avec peine achetée ;

Acceptez à la fin votre brevet dathée. »

« Ah ! vous êtes trop bon : je sens au fond du cœurTout le prix quon doit mettre à cet excès dhonneur.

Il est vrai, jai raillé Saint-Médard et la bulle;