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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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ÉPITRES.

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Du temps des Conduis la France eut des De Thous.Mais pourquoi vais-je ici, de ton honneur jaloux ,

A tes yeux éclairés retracer la peintureDes vertus qu’à ton cœur inspira la nature ?

Elles vont chaque jour chez toi se dévoiler :

Plein de tes sentiments, c’est à toi d’en parler :

Ou plutôt c’est à toi, que tout Paris contemple,

A nous en parler moins qu’à nous donner l’exemple.

A M. DE LA FALUÈRE DE GENONVILLE,

CONSEILLER AU PARLEMENT, ET INTIME AMI DE L’AUTEUll,SUR UNE MALADIE.

1719 .

Ne me soupçonne point de cette vanité

Qu’a notre ami Chaulieu de parler de lui-même,

Et laisse-moi jouir de la douceur extrêmeDe t’ouvrir avec libertéUn cœur qui te plaît et qui t’aime.

De ma muse, en mes premiers ans.

Tu vis les tendres fruits imprudemment éclore ;

Tu vis la calomnie avec ses noirs serpents

Des plus beaux jours de mon printempsObscurcir la naissante aurore.

D’une injuste prison je subis la rigueur 1 :

Mais au moins de mon malheurJe sus tirer quelque avantage :

J’appris à m’endurcir contre l’adversité,

Et je me vis un courageQue je n’attendais pas de la légèreté

1 Voyez, dans le tome XII, la pièce intitulée la Bastille. K.