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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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EPÎTUES.

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Son âme universelle autant quelle est unique ;Et jatteste les cieux, mesurés par vos mains ,Que jabandonnerais pour ses charmes divinsLéquateur et le pôle arctique.

NOTES.

» MM. Godin, Bouguer, et de la Condamne, étaient partis alors pourfaire leurs observations en Amérique, dans des contrées voisines de lé-quateur. MM. de Maupertuis, Clairaut, et le Monnier, devaient, dans lamôme vue, partir pour le Nord, et M. Algarotti était du voyage. Ilsagissait de décider si la terre est un sphéroïde aplati ou alongé (1739).

b M. Algarotti fesait très-bien des vers en sa langue, et avait quelquesconnaissances en mathématiques (1739).

A MADAME LA MARQUISE DU CHATELET,

SUR LA PHILOSOPHIE DE NEWTON.

1736.

Tu mappelles à toi, vaste et puissant génie,

Minerve de la France, immortelle Émilie ;

Je méveille à ta voix, je marche à ta clarté,

Sur les pas des Vertus et de la Vérité.

Je quitte Melpomène et les jeux du théâtre,

Ces combats, ces lauriers, dont je fus idolâtre ;

De ces triomphes vains mon cœur nest plus touché.

Que le jaloux Rufus 1 , à la terre attaché,

Traîne au bord du tombeau la fureur insenséeDenfermer dans un vers une fausse pensée;

Quil arme contre moi ses languissantes mainsDes traits quil destinait au reste des humains ;

Que quatre fois par mois un ignorant ZoïleÉlève, en frémissant, une voix imbécile :

Je nentends point leurs cris, que la haine a formés ;

Je ne vois point leurs pas, dans la fange imprimés.

Le charme tout-puissant de la philosophie1 J.-B. Rousseau.