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KPÎTJÏES.
Sous son bonnet carré, que ma main jette à bas,
Je découvre, en riant, la tête de Midas '.
J’honore Diderot, malgré la calomnie ;
Ma voix parle plus haut que les cris de l’envie :
Les échos des rochers qui ceignent mon désertRépètent après moi le nom de Dalembert.
Un philosophe est ferme, et n’a point d’artificeSans espoir et sans crainte il sait rendre justice ■
Jamais adulateur, et toujours citoyen,
A son prince attaché sans lui demander rien,
Fuyant des factions les brigues ennemiesQui se glissent parfois dans nos académies,
Sans aimer Loyola, condamnant saint Médard *,
Des billets qu’on exige il se rit à l’écart,
Et laisse aux parlements à réprimer l’Église ;
II s’élève à son Dieu, quand il foule à ses piedsUn fatras dégoûtant d’arguments décriés ;
Et son âme inflexible au vrai seul est soumise.
C’est ainsi qu’on peut vivre à l’ombre de ses bois,
En guerre avec les sots, en paix avec soi-même,
Gouvernant d’une main le soc de Triptolème,
Et de l’autre essayant d’accorder sous ses doigtsLa lyre de Racine et le luth de Chapelle.
O vous, à l’amitié dans tous les temps fidèle,
Vous qui, sans préjugés, sans vices, sans travers,Embellissez mes jours ainsi que mes déserts,
Soutenez mes travaux et ma philosophie ;
Vous cultivez les arts, les arts vous ont suivie.
Le sang du grand Corneille f , élevé sous vos yeux,
Apprend, par vos leçons, à mériter d’en être.
Le père de Cinna vint m’instruire en ces lieux :
Son ombre entre nous trois aime encore à paraître ;
Son ombre nous console, et nous dit qu’à ParisIl faut abandonner la place aux Scudéris.
1 Ce trait porte contre l’avocat général Orner Joly de Fleury. ( Beuchot .)