épIxres.
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NOTES.
a Théocrite et Virgile étaient à la campagne, ou en venaient, quandils liront des églogues. Ils chantèrent les moissons qu’ils avaient faitnaître, et les troupeaux qu’ils avaient conduits. Cela donnait à leursbergers un air de vérité qu’ils ne peuvent guère avoir dans les rues deParis. Aussi les églogues de Fontenelle furent des madrigaux galants(1771).
— M. de Voltaire a donné à Fontenelle l’épithète de Normand danscette pièce, comme dans répitre au roi de Prusse: Biaise Pascal atort. Il a substitué aussi, dans le Temple du, Goût , le discret Fontenelleau sage Fontenelle des premières éditions ; c’est que le sage Fontenellen’avait pas contre les préjugés la haine active de M. de Voltaire; qu’il lelaissa combattre seul, cachant avec soin aux ennemis de la raison lemépris qu’il avait pour eux, et ne s’intéressant point assez à la vérité ouà ses apôtres pour risquer de se brouiller avec les persécuteurs. K.
b Benedjct ou Benoit voulut que les mains de ses moines cultivassentla terre. Elles ont été employées à d’autres travaux, à donner des édi-tions des Pères, à les commenter, à copier d’anciens titres, et à en faire.Plusieurs de leurs abbés réguliers sont devenus évêques; plusieurs onteu des richesses immenses (1771).
c François d’Assise, en instituant les mendiants, fit un mal beaucoupplus grand. Ce fut un impôt exorbitant mis sur le pauvre peuple, quin’osa refuser son tribut d’aumône à des moines qui disaient la messe etqui confessaient : de sorte qu’encore aujourd’hui, dans les pays catho-liques romains, le paysan, après avoir payé le roi, son seigneur, et soncuré, est encore forcé de donner le pain de ses enfants à des Cordelierset à des capucins (1771).
d Cet ordre exprès, que la Genèse dit avoir été donné de Dieu àl’homme, de cultiver son jardin, fait bien voir quel est le ridicule dedire que l’homme fut condamné au travail. L’Arabe Job est bien plusraisonnable : il dit que l’homme est né pour travailler, comme l’oiseaupour voler (1771).
e Voyez les notes sur les convulsions et sur les billets de confession,deux ridicules et opprobres de la France, à la fin de la pièce intituléele Pauvre Diable. (1771).
î Mademoiselle Corneille, mariée à M. Dupuits, officier de l’étal-ma-jor (1771).
A MADEMOISELLE CLAIRON.
1765 .
Le sublime en tout genre est le don le plus rare ;C’est là le vrai phénix ; et, sagement avare,
La nature a prévu qu’en nos faibles espritsLe beau, s’il est commun, doit perdre de son prix.