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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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EPÎTBËS.

Sans quon osât blâmer ce triste abaissement,

Henri, tous les Français adorent ta mémoire :

Ton nom devient plus cher et plus grand chaque jourEt peut-être autrefois quand jai chanté ta gloireJe nai point dans les cœurs affaibli tant damour.

Un des beaux rejetons de ta race chérie,

Des marches de ton trône au tombeau descendu.

Te porte, en expirant, les vœux de ta patrie,

Et les gémissements de ton peuple éperdu.

Lorsque la Mort sur lui levait sa faux tranchante,On vit de citoyens une foule tremblanteEntourer ta statue et la baigner de pleurs ;

Cétait leur autel, et, dans tous nos malheurs,

On timplore aujourdhui comme un dieu tutélaire.La fille qui naquit aux chaumes de Nanterre,Pieusement célèbre en des temps ténébreux,Nentend point nos regrets, nexauce point nos vœuxDe lempire français nest point la protectrice.

Cest toi, cest ta valeur, ta bonté, ta justice,

Qui préside à lÉtat raffermi par tes mains.

Ce nest quen timitant quon a des jours prospères ;Cest lencens quon te doit : les Grecs et les RomainsInvoquaient des héros, et non pas des bergères.

Oh ! si de mes déserts, jachève mes jours,

Je métais fait entendre au fond du sombre empire !

Si, comme au temps dOrphée, un enfant de la lyreDe lordre des destins interrompait le cours !

Si ma voix... ! Mais tout cède à leur arrêt suprême :Ni nos chants, ni nos cris, ni lart et ses secours ,Les offrandes, les vœux, les autels , ni toi-même,Rien ne suspend la mort. Ce monde illimitéEst lesclave éternel de la fatalité.

A dimmuables lois Dieu soumit la nature.

Sur ces monts entassés, séjour de la froidure,