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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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F.J>ÎTRES.

Au ministre des lois : « Protège linnocent ; »

Au docteur tonsuré : « Sois humble et charitable,

Et garde-toi surtout de damner ton semblable. »Malgré soixante hivers, escortés de seize ans s,

Je fais au monde encore entendre mes accents.

Du fond de mes déserts, aux malheureux propice,PourSirven 11 opprimé je demande justice :

Je lobtiendrai sans doute; et cette même main,

Qui ranima la veuve et vengea lorphelin,

Soutiendra jusquau bout la famille éploréeQuun vil juge a proscrite, et non déshonorée.

Ainsi je fais trembler, dans mes derniers moments,Et les pédants jaloux , et les petits tyrans.

Joge agir sans rien craindre, ainsi que jose écrire.Je fais le bien que jaime, et voilà ma satire.

Je vous ai confondus, vils calomniateurs,Détestables cagots, infâmes délateurs ;

Je vais mourir content. Le siècle qui doit naîtreDe vos traits empestés me vengera peut-être.

Oui, déjà Saint-Lambert ', en bravant vos clameurs,Sur ma tombe qui souvre a répandu des fleurs ;

Aux sons harmonieux de son luth noble et tendre,Mes mânes consolés chez les morts vont descendre.Nous nous verrons, Boileau : tu me présenterasChapelain, Scudéri, Perrin, Pradon, Coras.

Je pourrais tamener, enchaînés sur mes traces,

Nos Zoïles honteux, successeurs des Garasses k .Minos entre eux et moi va bientôt prononcer :

Des serpents dAlecton nous les verrons fesser :

Mais je veux avec toi baiser dans lÉlyséeLa main qui nous peignit lépouse de Thésée.Jembrasserai Quinault, en dusses-tu crever ;

Et si ton goût sévère a pu désapprouverDu brillant Torquato le séduisant ouvrage,

Entre Homère et Virgile il aura mon hommage.Tandis que jai vécu, Ton ma vu hautement

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