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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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ÉPiTEES.

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donna les conclusions suivantes : « Je requiers que laccusé, duementatteint et convaincu de parricide, soit banni pour dix ans. » Ce Trin-quet était ivre sans doute quand il conclut ainsi ; mais les juges ! Et cestde pareils imbéciles barbares que dépend la vie des hommes ! A la linM. de Voltaire est venu à bout de faire rendre justice à cette famille(1773).

i M. de Saint-Lambert, dans son excellent poème des quatre Saisons( 1769).

1 , tarasse, jésuite fameux par lexcès de ses bêtises et de ses fureurs.Il fut le délateur et le colomniateur de Théophile, auquel il pensa encoûter la vie, dans un temps il y avait beaucoup de juges aussi ab-surdes que Garasse ( 1773).

A LAUTEUR

DU LIVRE DES TROIS IMPOSTEURS1769 .

Insipide écrivain, qui crois à tes lecteursCrayonner les portraits de tes Trois Imposteurs,D vient que, sans esprit, tu fais le quatrième?Pourquoi, pauvre ennemi de lessence suprême,Confonds-tu Mahomet avec le Créateur,

Et les œuvres de lhomme avec Dieu , sou auteur?...Corrige le valet, mais respecte le maître.

Dieu ne doit point pâtir des sottises du prêtre :Reconnaissons ce Dieu, quoique très-mal servi.

De lézards et de rats mon logis est rempli ;

Mais larchitecte existe, et quiconque le nieSous le manteau du sage est atteint de manie.Consulte Zoroastre, et Minos, et Solon,

Et le martyr Socrate, et le grand Cicéron :

Ils ont adoré tous un maître, un juge, un père.

Ce système sublime à lhomme est nécessaire.

Cest le sacré lien de la société,

Le premier fondement de la sainte équité,

Le frein du scélérat, lespérance du juste.

Si les cieux, dépouillés de son empreinte auguste,Pouvaient cesser jamais de le manifester,

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