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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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PBECIS

Calmet même, en adoptant le sens dans lequel saint Jérôme entend,ces paroles, ne craint point de les expliquer par ce demi-vers dOvide :

.Si qua latent, meliora putat.

Metam., I, 502.

Calmet était comptable aux savants des diverses traductions de cespassages. Il devait rappeler les usages anciens de lOrient. Il nécri-vait ni pour les mauvais plaisants, ni pour les insolents pédants denos jours; mais le devoir dun commentateur et celui dun poète nesont pas les mêmes. Jimite, je rédige, et je ne commente pas. Jai retrancher ces images qui autrefois nétaient que naïves, et peu ventaujourdhui paraître trop hardies.

Je nai donc rendu que les idées tendres ; jai supprimé celles quivont plus loin que la tendresse, et qui peuvent paraîtretrop physiques ;de même que jai adouci, dans lEcclésiaste, ce qui pouvait paraîtredune métaphysique trop dure. Ceux qui me reprochent davoir sup-primé les choses hardies nont pas fait assez dattention au tempsprésent ; et ceux qui me reprochent davoir fidèlement exprimé lesautres nont aucune connaissance des temps passés.

En un mot, lesprit du texte est entièrement conservé dans monouvrage. Cest ainsi que les princes de lÉglise de Rome en ont jugé ;et leur approbation a un peu plus de poids que les censures de quel-ques laïques qui nentendent ni lhébreu ni le grec, qui savent trèspeu de latin, parlent très mal français, et se mêlent toujours de direleur avis sur ce qui ne les regarde point.

PRÉCIS DU CANTIQUE DES CANTIQUES.

hXTER LOCUTEURS.

LE CHATON , LA SULAMITE ,LES COMPAGNES DE LA SULAMITE.(Les amis du Chaton ne parlent pas.)

LE CHATON.

Que les baisers ravissants aDe ta bouche demi-closeOnt enivré tous mes sens!