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ODES.
De la Hollande épouvantéeVoulait anéantir l’État.
Que Louis jusqu’au dernier âgeSoit honoré du nom de Grand ;Mais que ce nom s’accorde au sage,Qu’on le refuse au conquérant.
C’est dans la paix que je l’admire,C’est dans la paix que son empireFlorissait sous de justes lois ,Quand son peuple aimable et fidèleFut des peuples l’heureux modèle,Et lui le modèle des rois.
AU ROI DE PRUSSE,
SUB SON AVENEMENT AU TRÔNE.1740 .
Est-ce aujourd’hui le jour le plus beau de ma vie ?
Ne me trompé-je point dans un espoir si doux ?
Vous régnez. Est-il vrai que la philosophieVa régner avec vous ?
Fuyez loin de son trône, imposteurs fanatiques,
Vils tyrans des esprits, sombres persécuteurs,
Vous dont l’âme implacable et les mains frénétiquesOnt tramé tant d’horreurs.
Quoi ! je t’entends encore, absurde Calomnie !
C’est toi, monstre inhumain, c’est toi qui poursuivisEt Descartes, et Bayle, et ce puissant génie aSuccesseur de Leibnitz.
Tu prenais sur l’autel un glaive qu’on révère ,
Pour frapper saintement les plus sages humains.