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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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TRADUCTIONS

Suivre de loin lInjure impie et menaçante;LInjure au front superbe, au regard sans pitié,Qui parcourt à grands pas lunivers effrayé.

Elles demandent grâce;... et, lorsquon les refuse ,Cest au trône des dieux que leur voix vous accuse ;On les entend crier, en lui tendant les bras :

« Punissez le cruel qui ne pardonne pas ;

Livrez ce cœur farouche aux affronts de lInjure ;Rendez-lui tous les maux quil aime quon endure ;Que le barbare apprenne à gémir comme nous ! »Jupiter les exauce, et son juste courrouxSappesantit bientôt sur lhomme impitoyable.

COMMENCEMENT

nu SEIZIÈME LIVRE DE LiLIADE.

TRADUCTION LITTÉRALE 1

PE LA RAPSODIE DE LILIADE, INTITULÉE

PATROCLÉE.

Cest ainsi quils combattaient autour des vaisseaux garnis de bancsde rameurs. Mais Patrocle était auprès dAchille, pasteur des peuples,pleurant à chaudes larmes, comme une fontaine noire qui, du haut dunrocher, répand son eau noire. Le divin Achille, puissant des pieds,eut pitié de lui ; et élevant la voix avec des paroles qui avaient desailes, lui dit : « Patrocle, pourquoi pleures-tu comme une petite fillequi, courant avec sa mère, la prie de la prendre entre ses bras, laretient par sa robe , tandis que sa mère se hâte de marcher, et qui laregarde en pleurant, jusquà ce que la mère lait mise dans ses bras?Semblable à elle, ô Patrocle, lu répands des larmes molles ! Appor-tes-tu des nouvelles aux Myrmidons ou à moi-même? As-tu écoutéquelque messager de Phtliie ? Us disent pourtant que Ménestée tonpère, fils dActor, est vivant ; et quÆacide Pélée est parmi les My r '

1 Cette traduction littérale est de Voltaire. Elle a été imprimée pour Dpremière fois dans lexcellente édition de M. Beuchot, Paris, 1833.