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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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TRADUCTIONS

Cest le vaisseau dAjax : il périt à sa vue ;

La flamme en tourbillons monte et fuit dans la nue.Achille en est témoin ; il se frappe les flancs ;

Il sécrie : « Arme-toi, cher Patrocle, il est temps ;Va combattre, et sauver la flotte menacée. »

De Patrocle déjà la valeur empresséeDu bouclier dAchille avait chargé son bras ;

Il essayait sa lance, et ne sen servit pas :

Le seul fils de Thétis en pouvait faire usage.

Mais il saisit le glaive, instrument du carnage,

Dont largent le plus pur est le simple ornement.

Il a couvert son front du casque étincelantDont le flottant panache inspirait lépouvante ;

Sa poitrine soutient la cuirasse pesante ;

Deux puissants javelots brillaient entre ses mains,Tout prêts à se plonger dans le sang des humains.

Le brave Automédon, digne écuyer dAchille,Déjà dune main prompte, et ferme autant quhabile,Attelait du héros les coursiers écumants,

Des amours du Zéphyre impétueux enfants ;

Ils prouvent leur naissance, et leur course légèreDans les champs des combats a devancé leur père.Patrocle impatient sur le char est monté.

Enfin , maître de soi, quoique encore irrité,

A ses Thessaliens Achille se présente.

Sur cinquante vaisseaux aux rivages du XanteIl les avait conduits pour venger Ménélas :

Trop longtemps en ces lieux il enchaîna leurs bras.

Cinq héros commandaient leur troupe partagée.Sous le fier Ménestus la première est rangée ;Ménestus est le fils dun des dieux ignorésQuaux champs thessaliens le temps a consacrés,

Et qui sut captiver la belle Polydore.

La seconde phalange est sous les lois dEudore,