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dit populairement de celui qui, pouréviter un petit inconvénient, en subitun beaucoup plus grave. Voy. le Dict.au mot Pluie. ]] Rompre l’eau à quel-qu'un, se disait autrefois fig., et signifiait,Apporter quelque obstacle à sa fortune, àses affaires. Voy. le sens propre au motEau du Dict.j]// est allé à la bonne eau ,se dit quelquefois d’un valet qui est long-temps à revenir d’un message. || Boire unverre d'eau , s’emploie comme terme decomparaison, eu parlant de choses quisont faciles, ou dont on ne se fait passcrupule. Il fait cela comme il boirait ,ou comme je boirais un verre d'eau.Il n'hésite pas plus que s'il s’agis-sait de boire un verre d'eau. || Eaugrégorienne (hist.eccl.), Nom donne parles canonistes à l’eau bénite , mêlée devin et de cendres, avec laquelle on pu-rifie les églises polluées. | Marchands deVeau (hist.), Commerçants par eau, ainsiappelés de cequ’ilsfaisaient leurprincipalcommerce par la Seine. Les marchands del’eau, qui existaient, dit-on, à Paris, mê-me avant l’invasion des Francs, furentparticulièrement protégés par Charles V.Les diverses corporations de commerçantsayant été successivement agrégées à cellesdes marchands de Peau , le prévôt et leséchevins de ceux-ci devinrent peu à peules officiers municipaux de Paris .\Donnerles eaux , signifiait autrefois, Faire jouerles eaux de Versailles en l’honneurd’un prince étranger, d’un ambassadeur.Le roi a donné les eaux. j] Être en grandeeau (marine), Voguer en pleine mer,loin des écueils, fl Ligne d’eau , Celle quele niveau de la mer trace sur la carène d’unbâtiment chargé. |j Chef d’eau , se disait au-trefois de La marée haute. Voy. Élef. ||Percé à Veau, se dit D’un navire qui a reçuun boulet au-dessous de sa ligne de flottai-son. ^Eaux fermées , se dit quelquefois Deseaux prises parla glace; les autres endroitss’appellent, par opposition, Eaux ouver-tes. j| Eauplate et courtoise , Mer calme,fl Eau maigre , Endroit peu profond.}| Eaux mortes , se dit Des petites ma-rées qui arrivent dans les quadraturesde lalune.il Eaux vives, Les grandesmarées des syzygies. || Pleine eau{ nata-tion) , se dit de La rivière, par compa-raison avec les bassins fermés où l’on ap-prend à nager. Faire une pleine eau, Selivrer à l'exercice de la natation dans larivière. || Abattre Veau (manège), Es-suyer, avec la main ou le couteau dit dechaleur, le corps d’un cheval qui vientde sortir de l’eau, ou qui est en sueur, jjBattre Veau (vénerie), se dit de la hèteque l’on chasse, quand elle s’est jetée dansla rivière, ou un étang. Elle bat Veau. j|Eau de la reine de Hongrie (pharm.),Liqueur aromatique distillée , que l’onemploie comme cordial.|f Eau de Luce,Dissolution alcoolique d’ammoniaque etd’huile de succin. j| Pour les autres es-pèces de liqueurs composées que l’on ap-pelle Eau, Voy., au Dict. ou au Compl.,le mot qui les caractérise. Ex., Eau sure.Voy, Sur.
EAU RENITEÉ (S’), v. pers. S’as-perger d’eau bénite. Mot burlesque forgépar Scarron , D’eau de puits il s’eau-be-nita.
Eau-benité , ée. part.
EAUBENOISTIER. s. m. (V. Iang.)Bénitier.
EALBUKON. s. m. (bot.) Nom vul-gaire de plusieurs champignons.
EAUME. s. m. (anc. T. mflit.) Heau-me.
EBA
ËAUTOGNOSIE. s.f. (phil.) Connais-sance de soi*mème.
ÉAUTOLOG 1 E. s. f. (phil.) Traité dela connai-sonce de soi-même , de l’êtremoral, étudié au moyen de l’observationinterne. C’est un synonyme de Psycho-logie.
EAUX-BONNES (géogr. ). Établisse-ment thermal de France très-fréquenté,département des Basses-Pyrénées. a 5 ohabitants.
EAI 1 X-CHAUDES ( géogr. ). Établis-sement thermal de France, départementdes Basses-Pyrcnées. Emtx-Chaudes n’estplus fréquenté que par 1rs habitants dudépartement. On l’appelle aussi, Aigues -Caudes.
EAUZE (géogr.). Ville de France, dé-partement du Gers, sur la Gélise; Eauzeétait autrefois la capitale d’un petit paysappelé VEausan, et par corruption \'Au-san. Eau-de-vie, dite d’Armagnac. 3 , 53 o
habitants.
EAVAGIER. s. m. (V. Iang.) Artisanqui se sert du courant de l’eau.
EAVE. s. f. (V. Iang.) Eau ; rivière.
BAVEUX, EUSE. adj. (V. Iang.) Plu-vieux. || Humide.
EAVIER. s. m. (V. Iang.) Évier.
ÉBADIEN, IENNE. adj. et s. (Inst,or.) Il se dit Des membres d’une tribude chrétiens arabes, établis dans l'Irak-Arabi. || Ébadien , se dit aussi Des mem-bres d’une dynastie arabe, qui a régnéeu Espagne après les Ommiades, jusqu’enl’an iogr. Les Ebadiens.
ÉBALAÇON. s. m. ( manège) Espècede ruade. Cheval qui fait des êbalacons.
Voy. F.STRAFADE.
EBALETTE. s. f. (V. Iang.) Arbalète.|| Baliste.
ÉBALIË. s. f. (zool.) Genre de crus-tacés.
ÉBANIER. v. n. ( V. Iang.) Se mettreen bande.
Ébanié. part.
EBANOI. s. m. (V. Iang.) Ébat ; jeu. ||Tournoi.
EBANOYER (S’), v. pron. (V. Iang.)S’égayer; se divertir.
Ebawoyé, ée. part.
* ÉBARBER. v. a. (agricult.) Couperle chevelu des plantes ou des arbres qu’onmet en terre. || Tondre une haie , unecharmille. || Couper les racines que lesceps de vigne poussent à fleur de terre.
ÉBARBULÈ , ÉE. adj. (zool.) Qui estdépourvu de barbes ou de barbnles.
ÉBARBURE. s.f. (technol.) Ce qui sedétache d’une chose qu'on ébarbe. fl Pe-tite élévation qui se forme sur la planchedu graveur, à chaque coup de burin.
EBARDOIR. s. m. ( technol. ) Sortede grattoir à trois côtés, dont se serventles menuisiers.
ÉBAROUIR, v. a. et n. ( marine ) Use dit de l’action du soleil sur les navires,lorsque la sécheresse déjoint les bordages.
Ébaroui, ie. part, et adj. Navire éba-roui.
*ÉBAT. s. m. Mener les chiens à l’ébat(chasse), Faire promener les chiens.
EMBAUCHAGE, s. m. ( technol. ) Ac-tion d’ébaucher, fl En termes de potier,Action de donner, avec les mains seule-ment, sans moule ni appui , une formequelconque à la terre molle.
*ÉBAUCHE. s. f. (technol.) Premièreforme donnée à un objet. f| Mouvementde montre dégrossi, et prêt à passer dansles mains de l’ouvrier qui doit le per-fectionner. || Faire l’ébauche, Action depréparer et de mettre par masses les
EBN
EBR
ouvrages de gravure au premier trait deburin.
•ÉBAUCHER, v. a. (technol.) Passerle chanvre dans l'ébauchoir.
•ÉBAUCHOIR. s.m. (technol.) Grandpeigne à dents droites et grosses, pourdonner la première façon au chanvre, (jCiseau avec lequel le charpentier ébaucheles mortaises.
•EBAUDISSEMENT. s. m. (V. Iang.)Joie; amusement; réjouissance.
EBEou EBBE. s. m. Reflux de la mer.Ebbe , conforme à l’orthographe des lan-gues germaniques, paraît préférable, fl Cequivièntdeflot s’en retourne ci’ebe, prov.,se dit, en Normandie, d’un bien mal acquis.
ÉBÉE. s. f. (V. Iang.) Vanne qui con-tient l’eau d’un canal.
ÉBÉNACÉ, ÉE. adj. (bot.) Qui res-semble à rébène.j|É^6 ; «a^w. s. f. pi. Fa-mille de plantes.
•ÉBÈNE, s. m. Ce mot étant neutre enlatin, Voltaire l’a fait masculin en fran-çais. Tout l'ébène.
ÉBÉNOXYLE. s. m. (bot.) Arbre dela Corhinchine.
ÉBERLUER, v. a. U s’est dit autre-fois pour, Donner la berlue.
Éberlué, ée. part.
EBKRSBACH (géogr.). Ville du royau-me de Saxe. Une des plus grandes manu-factures de toile de la Lusaee. 5 ,oooâmes.
EBERSDORF (géogr.). Bourg de laprincipauté de Reuss-Lohenstein-Ebers-dorf ; beau château du prince régnant.Ébénisterie. i,roo âmes. || Village del’arehiduché d’Autriche où se trouve linbeau château de plaisance dans lequel Na-poléon établit son quartier général, en1809, avant la bataille de Gross-Aspern.
ËBERSHEIM ( géogr. ). Village deFrance , département du Bas-Rhin , auconfluent de i’Ell et de la Lébure. 1,790habitants.
ÉBERTAUDER. v. a. (lecbnol.) Ton-dre un drap en première coupe.
Ébertaudé, ée. part.
ÉBÉTEMENT. s. m. Mot employé parVoltaire pour, Hébêtement.
ÉBÊTIR. v. a. Rendre stupide , abru-tir. Mol employé par Voltaire. Voy. Hé-béter au Dict.
Ébéti, ir. part.
ÉBIBER. v. a. (néol.) Boire ; aspirer.
Ébibé , ée. part.
ÉBIONITE. s. m.(hist. relig.) Disciplede l’hérésiarque Ébion , qui vivait dansle premier siècle de l’ère chrétienne etprétendait que le Christ, né de Joseph etde Marie, avait été adopté de Dieu pourson fils, à cause de ses œuvres. Les Ebio-nites rejetaient tous les prophètes del’Écriture et 11e reconnaissaient que le ;Pentateuque. Les Êbionites se mariaientavant l’âge de puberté, et permettaientla pluralité des femmes. || On appelaaussi Êbionites les premiers chrétiens,du mot hébreu Ébion y <\\n signifie/wapr*.
ÉBISÈLEMENT. s. in. (technol.) Ac-tion d’ébiseler.
ÉBISELER. v. a. (technol.) Donnerune forme conique à un trou.
Ébisf.lé, ée. pavt.
ÉBISELURE. s. f. (technol.) Résultatde l’action d’ébiseler.
ÉBLANA (géogr. anc.).Ville de l’Hiber-nie; sur la côte orientale. Aujourd’hui,Dublin.
ÉBLIS. s. m. (myth. or.) Nom que lesArabes donnent au prince des démons.Éhlis est une corruption du mot grecAiàêoXoç.
EBNÉH (géogr.). Village de la Tur-,
(pue d’Asie, en Syrie, près de Jaffa etde la Méditerranée. On trouve dam | esenvirons A'Ebnéb , les ruines d’Ezdoudl’aneien Azot. ’
ÉBOITEMENT. s. m. Action de ren-dre boiteux. Il se trouve dans Montaigne.Voy. Eslochement.
ÉBOY. n. pr. m. (myth.) Nom corn-mun à Neptune et à Bacelms chez ]?$habitants de Naples. Peut-être le mêmeq w'Évan. Êbon était représenté avec descornes de taureau.
ÉBORA (géogr. am\). Ville de Lusita-nie, au pied du Tage. Sous Auguste, leshabitants l’appelèrent, Liberalitas Ma.Aujourd’hui, Êvora.
EBORACUM (géogr. anc.). Ville de laBretagne, capitale des Brigantes. Aujour-d'hui, York.
*ÉBORGNER. v. a. (agricult.) Enle-ver avec l’ongle les boutous ligneux qui,lors de l’ascension de la sève, produi-raient des bourgeons inutiles ou nuisi-bles.
ÉBOTTER. v. a. (technol.) Couper latête d’un arbre, d’un clou, d’une épin-gle.
Kbottk, ée. part.
ÉBOUFEER. v. n. Éhouffer ou s’étouf-fer de rire , se disait quelquefois pour,Pouffer de rire. On trouve dans Searron:Morne s’ébouffant de rire.
Ebouffé , éf.. part.
ÉBOUILLANTER, v. a. (technol.)Tremper les cocons de vers à soie dansl’eau bouillante, pour tuer les chrysa-lides.
Ébouillanté , ée. part.
ÉBOUQUEUR, EUSE. (technol.).Voy. E'pincetteur.
ÉBOURGEONNEAU, ÉBOURGEOJf-NEUR, ÉBOURGEONNEUX. s. m.(zool.) Noms vulgaires du Bouvreuil, duGros-bec et du Pinson des Ardennes.
ÉBOURGEONNOIR. s. m. (agricult.)Instrument propre à couper, hors delàportée de la main, les bourgeons et Ifisrameaux qui croissent sur les troncs desarbres.
ÉBOURIFFANT, ANTE, adj. (néol.) Hse dit, dans le style comique, D’une choseextraordinaire et tout à fait imprévue.C’est un succès ébouriffant. Expressionébouriffante .
ÉBOURIFFER, v. a. (néol.) Surpren-dre extrêmement; rendre interdit.
Ébouriffé, éf.. part.
ÉBOURRER. v. a. (terhnol.) En l« r *mes de corroyeur, Ôter la bonne espeaux.
Ébourré, ée. part. ,
ÉBOUZINER (architect.). Voy. l&r
ner au Dict. -•
ÉRRACTÉOLÉ, ÉE. adj. (bot.) Q,t dépourvu de braolcoles. . .
ÉBRACTETÉ, EE. adj. (bot.) Q«‘ e'pourvu de bractées. ,
ÉBRAISOIB. s. m. (technol. 'ratiquée dans toute la largeur deschaux, pour y mettre le bois 01larbon. | Pelle dont on se sert pouibraise d’un fourneau. , . . 17.,
ÉBRANCHOIR. s. m. ;
2s noms de l'instrument appeicateur. Voy , ce mot. ,t Fsna .
ÈBRE. s/m. (géogr.) Fleuve Wie, qui a ses sources aulonts Ibériens et des monts'Èbre se jette dans la Mediteri c . ^■ès des Alfaques, apres un
‘ifesnoRE
uchiduché d’Autriche , sut la