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Complément du dictionnaire [...].
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646 JOI

de France, chef-lieu d’un arrondisse-ment du département de l’Yonne, surl’Yonne. Industrie développée; commercede grains, de bois, de charbon, de vinset de raisiné. Patrie de Ferraud , peintresur émail. 5 , 5 oo habitants. |j Comté deJoigny (hist.), Comté dont l’origine re-monte au ii* siècle. Panle-Marguerite-Françoise, deuxième fille et héritière dePierre de Gondi, dernier comte de Joi-gny, fit donation du comté de Joigny auduc de Villeroi, en 1734, son fils Jean-François-Paul de Joigny étant mort sanslignée. Voy. Joinville.

JOJNDRAGE. s. ni. (V. lang.) Rede-vance pour le droit de faire paître lesbestiaux. | Joindrage ou Juindrage ,Droit que les meuuiers et les boulangersfaisaient payer pour leurs garçons.

JOINDRE ou JUINDRE. s. m. (Y.lang.) Garçon meunier; garçon boulan-ger. On dit aujourd'hui, Geindre.

JOINGLEUR. s. m. (V. la»g.) Jon-gl.ur.

'JOINT, OINTE, adj. (V. lang.) Paréavec une grande propreté. Q Affélé; re-cherché. fl Bien fait ; joli. Qui plus estjointe qu’une fée. g Jointe, s. f. (V. lang.)La main fermée. || Jointe (manège), Lepaturon. Avoir la jointe flexible. j| Jointe(teehnol.), se dit, dans les manufacture'<le soie, d’Une partie d'organsin destinéeà renouer les fils qui se causent.

•JOINT. s. m. Joint à onglet (con-struct.), Assemblage à 45 ° de deux piècesd’équerre Tune sur l’autre. || Joint ded&uelle, Joint apparent d’une voûte dansle sens de sa longueur, y Joint de litCelui sur lequel une pierre repose. |Joint en coupe, Celui sur lequel unepierre s’appuie, g Joint montant, se ditdTJu joint vertical. || Joint carré, Celuiqui est en équerre à son retour. B Jointde face ou joint de tête. Voy. Joint encqüpe. y Joint de recouvrement, Celuiqui se fait en croisant les dalles. fl Jointfeuille, Celui qui se pratique en dimi-nuant l’épaisseur des pierres. R Joint gras,Celui qui est plus ouvert que l’angle droit.|| Joint maigre, Celui qui est moins ou-vert que l'angle droit. | J int incertain,Celui des pierres taillée' en polygones ir-régulier?. | Joint ouvert, Celui qui estmaintenu large par les calles posées entreles pierres, y Joint refait, Celui qui aété retaillé.

JOINTE, s. f. (V. lang.) Il se disaitpour, Junte. La jeune reine (d’E'pagne)assistait à la jointe.

JOINTEMENT. adv. (Y. lang.) Enmême temps, avec cela.

JOINTIÉE, 5. f. (V. lang.) Jointée;poignée.

JOINTIS, ISE. adj. (Y. lang.) Bienfait; bien paré. B Joli. H AfTété, recherché.| Qui est proche.

JOINTOIANT, ANTE. adj. (V. lang.)Qui a de l'affectation. || Aller jointoiant,Avoir une démarche affectée, forcée.

JOINTOIEMENT. s. m. (constrnct.)Remplissage en mortier des joints d’uuemaçonnerie. Voy. Jointoyer au Dicl.

JOINTTEUR. s. m. (anc. teehnol.)Outil qui sert à joindre les douves d’untonneau.

JOINTTIER. s. m. (V. lang.) Billot.

JOINVILLE (géogr.). Ville de France,dans le département de la Haute-Marne,sur la Marne, au pied d’une montagnesur laquelle est un château où naquit lecardinal de Roanne.Usines et forges; étof-fes de laine; cire. 3 ,140 habitants. \Join-fille (hist.), Sirerie dont l’origine remonte

JON

à la seconde moitié du 11 e siècle, et quifut réunie au comté de Joigny jusqu'aucommencement du 11 e . Geoffioi le Vieux,sire de Joinville et comte de Joigny. Lasirerie de Joinville passa dans la maisonde Lorraine, en i 3 q 3 , par le mariage deMarguerite fcfille de Henri, sire de Join-ville , avec Ferri de Lorraine, seigueur deGuise. La sirerie ou baronnie de Joinvillefut érigée en principauté, l’an i 55 i, parHenri II, en faveur de François de Lor-raine, duc de Guise. La principauté deJoinville, et tous les domaines qui endépendaient, furent légués à Philippe deFrance, duc d'Orléans, par testament de-Marie de Lorraine, dite Mademoiselle deGuise (1693). Les comtés de Vaudemont,d'Aumale, d’Eu, etc., appartenaient à laprincipauté de Joinville. |j Traité de Join-ville , Traité qui fut conclu entre les li-gueurs et l’Espagi)e, à la fin de l'annéei 584 . Dans le traité de Joinville, le roid’Espagne prend la qualité de Protec-teur du royaume de France ; le cardinalde Bourbon celle de Premier prince dusang, et les Guises sont appelés Pères dûpeuple.

JOIOS, OSE, et JOIOUS, OUSE.adj. (V. lang.) Gai; joyeux. Se de vousjoiouse soie.

JOÏR. v. n. (V. lang.) Jouir; s’amuser.|| Se réjouir.

Jui. part.

JOISE ou JOISSE. s. f. (Y. lang. etanc. coût.) Jugement; épreuve par l’eauou par le fer chaud.

*JOLI, IE. adj. Expr. prov., Joli àcroquer, se dit, dans le langage familier,pour, Très-joli. On disait autrefois dansle même sens, Joli à manger. Bcuseradedit ironiquement, en parlant Des hom-mes à la mode: Faits comme une peintureet jolis à manger. |] Joli cœur , se dit fa-milièrement et subst. d’Un homme quifait l'agréable, qui a de l’afféterie. Fairele joli cœur.

JOLIER. v. a. et n. (V. lang.) Enjoli-ver; orner; parer. || Se divertir; s’amu-ser. K Etre de bonne humeur.

Jolie , ée. part.

JOLIS, adj. des 2 g. (Y. lang.) Content;satisfait.

JOLIVER. v. n. (V. lang.) S’abandon-ner à la débauche.

Jolivé. part.

•JOLIVETÉ. s. f. (V. lang.) Joie; plai-sir. | Amour des plaisirs. Celle qui tintjoliveté S’en alla parmi la cité.

JOMANÈS. s. m. (géogr. anc.) Rivièrede l’Inde, affluent du Gange. Aujour-d'hui, Djemna.

JOMARIN. s. m. (bot.) Nom vulgairede l’Ajonc.

*JÔNC. s. m. Papier de jonc (paléogr.),Nom par lequel on a désigné le papyrusou papier d’Égypte.

JONCACÉ ou JONCÉ, ÉE. adj. (bot.)Qui ressemble à un jonc. || Joncacées, s.f. pl. Famille de plantes.

JONCAIRE. s. f. (bot.) Plante vulné-raire.

JONCHE, s. f. (pêche) Ganse de cordequi sert à joindre plusieurs pièces de filetau bout l’une de l’autre.

•JONCHÉE, s. f. Il se dit, par extension,d’IJne grande quantité d'objets répandussur le sol. Une jonchée de cadavres. Laprincipale jonchée Fut donc des princi-paux rats (La Foutaine). jj Jonchée (V.lang.), Botte d’herbe ou de jonc, fl Jjonchées. loc. adv. À pleines mains. Ina -c/ms, à Jonchées, Lui présenta des herbesarrachées (Marot).

JOQ

JONCHERIE. s. f. (V. lang.) Lieuplein de joncs ; endroit marécageux. BTromperie.

JONCICOLE. adj. des 2 g. (bot.) Quicroît sur les joncs.

JONCIER. s. m. (bot.) Un des nomsvulgaires du Genêt d’Espagne.

JONCIFORME. adj. des 2 g. (bot.)Qui a la forme d’un jonc.

JONCINÉ (bot.). Voy. Joncacé.

JONCINELLE. s. f. (bot.) Genre deplantes.

JONCOÏDE (bot.). Voy. Joncacé.

•JONCTION, s. f. Jonction du procu-reur du roi (anc. prat.), Intervention duprocureur du roi dans une affaire cri-minelle où il y a partie civile. Requérirla jonction du procureur du roi . |j Jonc-tion d’instance (jurispr.), Action de join-dre deux instances entre lesquelles il y aconnexité; action de réunir une demandeincidente à une demande principale, pourque la cour statue sur le tout par un seulet même jugement.

JONCTIS , ISE. adj. (V. lang.) Joint,fl Proche. Et cil qui sont jonctis.

JONE. adj. des 2 g. (V. lang.) Jeune.

JONGLEUR, s. m. (V. lang.) Jongleur.

JONGLER, v. n. ( Y. lang.) Réciterdes morceaux de poésie; ou les chanteren s’accompagnant d’un instrument. UFaire des tours de passe-passe, des jon-gleries. fl Mentir.

Jonglé, part.

•JONGLEUR, ERESSE. s. (Y. lang.)Il se disait de Poêles qui récitaient eux-mêmes leurs vers chez les grands sei-gneurs. Il y avoit, dit Pasquier, despoètes qui ne faisoient que de petits poè-mes , et que ton appelait Jongleurs ouJoingleurs.

JONGLOYER (V. lang.). Voy. Jon-gler.

JONKOPING (géogr.). Ville de Suède,dons la Gothie; chef-lieu du départementqui porte le même nom. 4,000 âmes.

JONQUES, adv. (V. lang.) Jamais.

JONQUIER. v. a. (V. lang.) Joncher;semer des herbes, des fleurs dans unerue, dans une maison, etc.

Jonquié, ée. part.

JONS 3 IÉE. s. f. (Y. lang.) Botted’herbes dont on se sert pour prendredes écrevisses.

JONZAC (géogr.). Ville de France,chef-lieu d’un arrondissement du dépar-tement de la Charente Inférieure, sur laSeugne. Fabrique d’étoffes de laine; com-merce d’eau-de-vie, de bestiaux et devolaille. 2,5oo habitants.

JOPPE. s. f. (anc. cost.) Espèce dechaussure en usage primitivement chezles Hongrois. Carloman défendit aux clercsde porter des joppes. |j Jappe (zool.),Genre d’insectes hyménoptères.

JOPPÉ (géogr. anc.). Ville de Phéni-cie, avec un port sur la mer Intérieure.On disait aussi Japho. Aujourd’hui Jaffa.

JOPPÉ. n. pr. f. ( myth. gr.) Voy.lorrÉ.

JOPPITE. adj. et s. des 2 g. (géogr.anc.) Habitant de Joppé. || Qui appartientà Joppé ou à ses habitants.

JOQUE. s. m. (hist. relig.) Membred'une secte de bramines qui habitent leroyaume de Narsingue. Ils vivent d’au-mône et s’abstiennent des plaisirs char-nels, jusqu’à ce qu’ils soient devenus ab-duls, c’est-à-dire, incapables de pécher;alors, ils s’abandonnent sans réserve àleurs désirs.

JOQUER. v. n. (V. lang.) Être en re-pos. B Baguenauder. Il est eucore usité

JOS

dans les provinces du Nord de la Fraies,

Joqué. part.

JOR. s. m. (V. lang.) Jour. EnceljvCl naissons nos luit (Serm. de saint Ber-nard).

JORIM-ASSA. n. pr. m. (myth. jap)Personnage des fables japonaises qui p a .rail y jouer un rôle analogue à celuique joue Hercule dans la mythologi*classique.

JORIR. v. a. (V. lang.) Détruire uncharme par des conjurations.

Jori, ie. part.

JORNÉE. s. f. (V. lang.) Journée. |Chemin, travail que l’on peut faire en unjour.

JORNÉER. v. n. (Y. lang.) Voyagerà grandes journées.

Jornéé. part.

JORNOIER. v. n. (V. lang.) Voyager,fl Jornoier. v. unipers. Commencer afaire jour. Il jornoîe .

Jornoié. part.

JORROIES. s. f. (V. lang.) Fruit rougequi vient dans les haies.

JOS. s. m. (Y. lang.) Joug.||Lien.

JOS. s. m. pl. (relation) Dieux pénales

des Chinois.

JOSAPHAT. n. pr. m. Il est employédans cette locution, Fallée de Josaphat,Nom d’un petit vallon situé entre Jéru-salem et la montagne des Oliviers, et tra-versé par le torrent de Kédron. SelonJes saintes Écritures, le jugement dernieraura lien dans la vallée de Josaphat.

•JOSEPH, n. pr. m. Fille ou hospita-lière de St-Joseph (commun, relie.). Vof.Hospitalière, jj Congrégation de St-Je-seph, Congrégation de prêtres séculiers,fondée à Rome, l’an 1620. fl Congrégationde prêtres missionnaires, nommés aussicretenistcs, parce qu’ils furent établis parJacques Cretenet. j| Sœurs ou fdles deSt-Joseph, Congrégation fondée en i 65 o.dans la ville du Puy, en Yelay. | CanalJoseph ( géogr.), Grande dérivation auNil dans la moyenne Égypte; le canal Jo-seph a sa prise d’eau dans la province deMiniéh,et après un cours de 5 o lieues,»arrive dans les plaines du Fayoum, ou 1se divise en plusieurs branches et en eanaux d’irrigation.|| Coton Joseph (comm.j,Espèce de coton filé. ,

JOSÉPHINIE. s. f. (bot.) Genreplantes de la Nouvelle-Hollande.

JOSÉPIN ou JOSÉPHISTE. s. m.(hist. relig.) Nom de certains sectairevaudois qui s’abstenaient de toute ucharnelle et croyaient que les chrene peuvent contracter qu’un mariag r

rituel, fl Joscphiste (hist.), se dit <*pagnols, partisans de Joseph Napoléon-‘ JOSSE. n. pr. m. Nom ÿ“ ne P; )!“’lièreà un personnage du Brnrge f _tilhomme. Il s’emploie dans celte pFous êtes orfèvre, monsieur Josse,

'^jSEUNfe/ogr?^ France,

où mourul *Clissou, en j e / w -

la lande de Mi-Voye, a une 1selin, qu’eut lieu, en i3ao,le contrente. 2,880 habitants. rom bat;

.JOSTE. S .f.(V. lang.) Joule,

tournoi. | nn e ) Proche, au-

JOSTE. adv. (V. la ÿ- / ; s ùmprès, à côté. Lors,fistde]°‘ te

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