JOÜ
JOSÜÉ. n. pr* m - Livre de Josué (nhi- j[ol, sacr.), Un des livres de la sainte Écri-tore,qui contieut l’histoire de rentrée!Jts iraétites dans la terre promise. Le Ci-Ire de Josué est canonique.
JOTA. s. f. (linguist.) Lettre espa-ce qui a la forme du J français , maisnui a la valeur d’une gutturale fortementipirée, analogue au eu des peuples duNord. Badajoz se prononce Badakhos;OonQuijote, Don QouiUioté. Voy. Kha.
Jota (dause), Nom d’une dause desJajsans du royaume d’Aragou. La jotaaragonaise.
JOTAPAT (géogr. et hist.). Forteressede la Galilée, tribu de Zabulon. L’histo-m Josèphe soutint dans Jotapat unsiège de quarante-sept jours contre Ves-pasien et Titus.
JOTAVILLA. s. f. ( zool.) Nom d’uneespèce d’alouette.
JÛTTE. s. f. (anc. marine) Il se disaitpour, la joue d’un vaisseau. || 7 c//e (bot.),Ancien nom de la Bette.
JOTTEREAUX, s. m. pl. (marine)Pièces de bois appliquées solidement dechaque côté de la tète des bas-mâts audessous du tou.
JOU. n. pr. m. (Y. lang.) Jupiter.Üi-Jou ou Dijou, se dit, dans le patoisprovençal, pour, Jeudi.
JOUANA. s. m. (relation) Prêtre oujongleur chez les sauvages de la Floride.JOUANNÉE. s. f. (V. laDg.) Le feu dela Saint-Jean.
JOÜCHIER. v. a. et n. (V. lang.) Ju-cher; coucher. La dame lessa le vilaintosguement au solier jouchier.
Joccbié, se. pari,
JOUDARDE. s. f. (zool.) Vieux nomde la Foulque.
VOIE. s. f. (art milit.) U se dit Desdeui côtés de l’épaulemenl d'une balte-rie > coupés selon son épaisseur, pourpratiquer l’embrasure. ]| Joue de solive■ s archit.), Côté d’une solive considéréeparl’eutrevonx. fl Joues de'peson (tech-j 1 ^. Petites plaques qui terminent les“roches du peson.
n U s'est dit autrefois pour,
-ûUmet. Si on vous frappe en une joue,
' ez linc belle et forte jouée en Vautre.Moyeu de parvenir).
IOUELlÈ, s. f. (écon. rur.) Espèce deP JII § dont on se sert pour rattacher la vi-jî e ‘ . re unfi 'vigne sur la jouellc. On'"«b Dresser une vigne en jouellc.v * a * et n. Expr. jp'ov., Jouer■ pots cassés, S’exposer à faire deshienlr 0115 '^. 1,3 ^ 8 » '’isquer tout sontari il *^ p nian *cre à causer, deNés °j? ^ aulr ®’ des pertes considéra-Dot ' 0r ! ll / ne à cette heure joue aux
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au î eu de 1» bêteS’Socr sans .v? e . vees " ccessail ’ es pour
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P° u e,Jouer san . ® u f" de quadrille,a Ppeler une autre carte.
JOU
fl Jouer y se dit particulièrement, au jeude la bête, pour, Déclarer que l’on s'en-gage à faire les levées nécessaires pourgaguer ce qui va sur le coup, ou à fairela bêle. |] Jouer aux grands coups y sedit, an jeu du maii, pour, Jouer à quipoussera le mail le plus loiu.||/o«er le ta-pisy se dit, à la bonillote, pour, Jouer lapasse quand il ne reste plus de mises. ||Jouer y s’emploie subs>t. dans cette phraseusitée à la bonillote : Ouvrir le jouer.Proposer une somme quelconque aux au-tres joueurs, fl Jouer (musique), se ditmaintenant en parlant de tous les instru-ments à cordes, à vent ou à clavier. Jouerdu piano, de l'orgue, de la harpe, de laguitare, du cor, de la trompette, etc. Ondisait autrefois : Toucher du piano on del'orgue, pincer de la harpe ou de la gui-tare , donner du cor, sonner de la trom-pette, blouser les imbalcs, etc. |{ Jouerde la queue (manège), se dit en parlantdu cheval qui agite sa queue. || Jouer desdrapeaux, se dit parmi les faiseurs detour-» pour, faire voltiger avec adressede .petits drapeaux que l’on tient à lainaiii.
JOUEREAU. s. ni. (V. lang.) Mauvaisjoueur.
‘JOUG. s. m. Faire joug. loc. adv.(Y. lang.) Se soumettre. Il faut que monhumeur fasse joug à la loi (Rcguier). ||Joug d'Uri (hist.), Nom que Gesler don-na à la forteresse qu’il fit élever à Altorf.dans le pays d’Uri. Le joug d'Uri étaitune prison d’Élal. fl Joug (marine), Bâ-ton de i mètre à a métrés de longueur,dont on se sert pour tordre les cordagesde moyenne grosseur : on l’emploie éga-lement à serrer une ligature.
JOUGAU. s. m. (zool.) Espèce dechouette.
JOUI. s. m. (relation) Liqueur nour-rissante, dont la base est du jus de bœuflôti, et qui est en usage chez les Japonais.
JOUILLÈRES on JOUIÈRES. s. f. pl.(hydraul.) Murs d’aplomb avancés dansl’eau, qui retiennent les berges d’uneécluse, et auxquels sont attachées fescoulisses des vanues.
JOUISE. s. f. (V. lang.) Jugement.Justice.
‘JOUISSANCE, s. f. (anc. littér. fr.)Il s'est dit absol. d’Unc pièce de \ers où! l'on décrit une aventure amoureuse. La| cinquième élégie d'Ovide est une jouis-sance (Dicî. de Trévoux).
JOUQUF- s. m. (V. lang.) Jaque;cotte de mailles.
JOUQUKR. v. a. : V. lang.) Jucher.
Jouquk, Éiî. part.
‘JOUR. s. m. Prov,, A la Sainte-Luceles jours croissent du saut d'une, puce, sedisait exactement avant la réforme ducalendrier par Grégoire XIII, la Sainte-Luce tombant alors le 23 décembre, flLes jours se suivent et ne se ressemblentpas, L’état des choses changera, fl IIne. faut pas mettre ses amis à tous lesjours , Il ne faut point mettre tous lesjours le dévouement à l’cpreuve. || De-main il fera jour, se dit lorsqu’on ventremettre une chose au lendemain, fl Te-nir ses grands jours, Recevoir chez soibeaucoup de monde. j| Jour des bures,s’est dit autrefois Du premier dimanchede carême. || Ce jour, n été employé deuxfois par Racine adverbialement pour. Ence jour. || D’un jour, se dit d’une chosequi dure peu ou depuis peu. Règnea un joim. Nobles d'un jour. [| Jour deDieu! Exclamation pop. Jour de Dieu!J je V étranglerais de mes propres mains
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(Molière). Cétait le juron de CharlesVIII. | À un autre jour (ant. rom.), enlatin, Alio die. Formule célèbre par la-quelle les augures pouvaient rompre lescomices, en annuler les actes, elc.fl Jourmondain, selon les traditions étrusques,Division de. la duree du monde forméede dix siècles. Le genre humain étaitdestiné à vivre huit jours mondains, [jLes Égyptiens divisaient le jour eu 12parties égales, fl Dans les grandes fêtes del’Église, le jour commence aussitôt aprèsles vêpres de la veille. j| Grands jours deChampagne et de Brie (hist.), Cour dejustice de Champagne, sous l’adminis-tration de ses comtes. Les grands joursse tenaient à Troyes, deux fois Tannée,conformément au règlement de Philippele Bel, de Tan i3o2. | La cour de jus-tice de Venise est aussi connue sous lenom de, Grands jours de Venise. Voy.au Dict. || Jour (anc. coût.), Assise,séance. || Jours généraux, Jours où seréunissait rassemblée des états d’uneprovince, g Hauts jours, se disait dansla coutume de Normandie, de L’époqueoù les maîtres des eaux et forêts de-vaient tenir leurs assises, fl Jours desbarons , Assemblée des barous pour jugerles causes de leurs domaines, fl Jour ser-vant, Jour où une affaire litigieuse doitêtre appelée, fl Jours francs (jurispr.).Voy. Délai. j| Jours de grâce, Joursî qu’il est d’usage d'accorder au débiteuraprès l’expiration du terme, pour acquit-ter une lettre de change. §Jour$ de plan-che , Séjour que le mailre d’un bâtimentfrété par des marchands est tenu , selonl’usage, de faire dans le lieu de. sa desti-nation, sans pouvoir exiger d’indemnité.\Jours utiles, Jours pondant lesquels il estpossible d’agir juridiquement, fl Jourd'atelier (peinture), Jour d’un tableauménagé avec un soin particulier et quel-quefois excessif, comme celui qui éclaireordinairement les ateliers des neiutres.Rembrant et le Caravage ont des joursd'atelier. (| Corde, à jour (musique), sedisait autrefois pour, Corde à vide. Voy.Vide au Dict.
JOURDAIN, s. m. (géogr. anc.) Fleuvequi traverse la Judée du N. au S., passepar le lac de Tibériade ou de Génésa-reth, et se jette dans la mer Morte. Au-jourd’hui, le Charïa. \ Jourdain (aviron.),Petite constellation de Thcmispbère bo-réal.
JOURD’HUI. s. m. (V. lang.) Le jouractuel. Il ne s’employait qu’avecLeou Ce.Ce jourd’hui est encore usité au palais.
JOURNADE. s. f. (V. lang.) Espècede casaque.
‘JOURNAL, s. m. (philo).).Nom d’unreenril des formules dont les papes sesont servis dans leurs reserits, du t>* siè-cle au 9 e . Journal des pontifes romains.fl /0M/7ia/(hist. eccl.), Bréviaire;«Humai,fl Journal (ant. rom.). Voy. Actes diur-nes au mot Diurne.
‘JOURNALIER, s. m. Être au jour-nalier. loc. adv. ( marine) Il se dit de l’é-tat IVun bâtiment qui, n’ayant pas encoreses provisions , achète au jour le jour.
JOURNALISER, v. n. Faire le métierîle journaliste. Ce mot a été hasardé parBayle.
Journalisé, part.
JOURNALISME, s. m. (néol.) État dujournaliste. Il s’emploie plus fréquettV-ment pour désigner L’influence qu’exer-cent les journaux. Puissance du journa-lisme. Céder, résister au journalisme.
JOURNAU. s. m. (auc. coût.) Corvée
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d’un jour, à laquelle étaient soumis cer-tains tenanciers, j] Jonrnau (anc. métr.).Far. JooRw al au Dict.
‘JOURNÉE, s. f. (V. lang.) Congrès;assemblée. Et quune journée se tinct enPiedmont (Commines). [| Tenir la journée.,se disait d’une espèce ae capitulation parlaquelle une place assiégée s’engageait àse rendre, si, dans un temps donné, un se-cours n’arrivait pas. || Journée (littér.),Division des pièces de l’ancien théâtreespagnol. Comédie en trois journées. Cha-que journée, comme ce que nous appelonsun acte, comprend plusieurs scènes. Quel-ques dramaturges français ont essayé ladivision en journées. \Journce (ano.prat.),Vacation, fl Journée bourgeoise , La jour-née de travail ordinaire. | A la journéedu roi, se disait d’un travail dont le prixne peut être fixé absolument. Les dessinsd un architecte sont faits à la journée duroi. | Journée (hist.), se dit particulière-ment d’Uu jour signalé par quelque évé-nement mémorable. Les grandes journéesde la révolution. Tous les partis veulentavoir leur journée. | Les trois journées,se dit absolument Du 27, 28 et 29 juilletiS 3 o. Voy. Journées de juillet au motJuillet.
JOCRXÉER. v. n. (T. lang.) Travail-1er à la journée.
Journée, part.
JOURNËEUR. s. m. (V. lang.) Jour-nalier; ouvrier qui travaille à la jouruce.
JOURNEL. s. m. (V. lang.) Journal,mesure de terre.
JOURNEÜX, EUSE. adj. (V. lang.)Qui appartient à la journée.
JOl.’ROUR. s. m. (anc. jurispr.) Jugeappréciateur.
JOUSTEOR. s. m. (V. lang.) Combat-tant ; lutteur.
JOUSTICER. v. a. et n. (V. lang.)Dominer; maîtriser, fl Exercer les fonc-tions de juge.
JousTrcÉ, ke. part.
‘JOUTE, s. f. Les joutes du barreau,Gg., Les discussions sur le droit entrearocals, entre jurisconsultes. Un athlètenouveau Tint combattre en champ closaux joutes du barreau (Boileau).
JOUTEREAU (coustr. marit.). Voy.Jottereau.
JOUVENTEMENT. adv. (V. lang.^En jeune homme.fl Eu étourdi.
JOUYIR. v, a. (V. lang.) Fournir;procurer.flAider. Si les héritages le peu-vent jottvir.
Jouvi, ie. part.
JOUX (géogr.). Nom d’une vallée si-tuée entre deux embranchements duJura, partie en France et partie en Suis-se. La vallée de Joux est arrosée parl’Orbe : du côté de la Suisse, elle appar-tient au canton de Vaux, et du côté de laFrance, au département du Doubs. 4,^00habitants, fl Fort de Joux, Forteresse situéedans le département du Doubs, près dePontarlier, sur un mamelon de 200 mè-tres de haut. Le fort de Joux a été uneprison d’Élat : c’est là qu’ont été eufermessuccessivement Mirabeau, Toussaiut-TOuverture, le. marquis de Rivière, etc.
‘JOUXTE, s. m. (anc. coût.) Il sedisait pour, Aboutissant. Les bouts etjouxtes, Les tenants et les aboutissants.
JOUY (géogr.). Bourg de France, dé-partement de Seine-et-Oise; manufactu-res de percales imprimées, connues sou*le nom de Toiles de Jouy.
JOVANOT, OTE. adj. (V. laug.) Trèsjeune; jeunet. Elle était trop jovanot#pour être grosse (Brantôme).