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Complément du dictionnaire [...].
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LUSCINIE (myth.). Voy. Aédon.

LUSEAU o» LUSEL. s. m. (V. lang.)Lieu où l’on met ies morts. | Châsse desaint. || Cercueil. | Brochet, poisson.

LUSIA. adj. f. (myth. gr.) Littéral.,Baigneuse. Surnom de Cérès, qui aimaità se baigner daus le Ladon.

LUSIADE. s. f. (Jittér.) Nom d’unuoëme portugais du Camoëns, sur leroyage de Vaseo de Gama. On dit aussi,ou traduisant littéral, le titre de cet ou-vrage, Les Lusiades.

LUSIGNAN (géogr.). Ville de France,département de Ta Vienne. 2,200 habi-tants.

LUSIN. s. m. (marine et pèche) Ligned’amarrage faite avec deux fils de carettrès-fins, commis ou entrelacés ensemble.

LUSITANE. adj. et s. des 2 g. f géogr.anc.) Habitant de la Lusitanie. Voy. Lu-sitanien. fl Il se disait en particulier,d’Un peuple de la Lusitanie occidentale.Olisippo , Scalabis et Conimbriga, étaientJes villes principales des Lusitanes.

LUSITANIE, s. f. (gcogr. anc.) Unedes trois parties de l’Espagne, au S.-O. :elle comprenait presque tous les paysqui forment aujourd’hui le Portugal, i’Es-tramadure, et line partie du royaumede Léon. Ce nom s’emploie encore dansle style; soutenu , pour désigner le Por-tugal.

LUSITANIEN, IENNE. adj. et s.(géogr. anc.) Habitant de la Lusitanie. ||Qui appartient à la Lusitanie ou à seshabitants. || Dans le style soutenu, il sedit encore pour Portugais.

LUSSERON. s. ni. (V. lang.) Lumi-gnon ; mèche.

LUSTRAGE, s. m. (teehuoî.) Opéra-,lion par laquelle le fourreur change lacouleur naturelle du poil des peaux , oule rend plus luisant.

'LUSTRAL, ALE. adj. (ant. rom.) Ex-piatoire. || Qui se fait tous les cinq ans. flSacrifice lustral, Sacrifice qui avait lieutous les cinq ans, après le cens, pourpurifier le peuple. Voy. Lustre. || Lus-trales. s. f. pl. Fêtes qui accompagnaientle sacrifice lustral. || Victime lustrale, Lavictime du sacrifice lustral, et de toutautre sacrifice expiatoire, fl Or lustral,ou Contribution lustrale (hist. rom.), Im-pôt sur l’industrie, qui frappait presquetous les artisans, et qui se paya d’abordtous les cinq ans, puis ensuite tous lesquatre ans, suivant une acception forcéedu mot lustre. Voy. ce mot. Constantinexempta les clercs de la contribution lustraie, par un édit du mois de mai 353. flReceveur lustral, ou substant., Lustral,Officier chargé de percevoir l’impôt nom-mé Or lustral.

'LUSTRATION. s., f. Lustrations pu-bliques (ant. rom.), Purification qui s’ac-complissait par un sacrifice, par l’eau,ou par le feu. fl Pour la lustration par unsacrifice , on promenait la victime autourde l’enceinte où se tenait le peuple. || Lalustration par l’eau se pratiquait surtoutdans ies cérémonies funèbres : c’étaitune simple aspersion d’eau lustrale. Voy.Lustral au Dict. j| La lustration par lefeu s’accomplissait en faisant tournertrois fois le peuple autour d’autels chargésde brasiers allumés.|| Les lustrations par-ticulières se faisaient par l’air, en l’agi-tant autour de la personne qu’on voulaitpurifier; elles se faisaient aussi par l’eauet par le feu, avec les mêmes cérémoniesque les lustrations publiques.

'LUSTRE, s. m. (V. lang.) Face, pointde vue. Car chasque chose a plusieurs

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biais et plusieurs lustres ( Montaigne). ||Lustre a eau (bot.), Nom vulgaire de laHottonie et de la Charagne. ^Lustre. s. f.(tecbnol.) Brosse donl le chapelier se sertpour imbiber également le feutre.

'LUSTRE, s. m. (ant. rom.) Sacrificeexpiatoire et public que l’un des deuxcenseurs, choisi par le sort, offrait dansle champ de Mars, à l'expiration des cinqannées de leur magistrature, fl II s’est em-ployé par extension, pour exprimer Unespace de quatre années accomplies, com-me l’olympiade des Grecs. || A partir durègne de Domitien, le mo lustre se ditde Certains jeux solennels institués parce prince, et célébrés tous les cinq ans enl’honneur de Jupiter Capitolin.||Le grandlustre , Espace de cent ans, au bout des-quels on célébrait des jeux séculaires.

LUSTREMENT. adv. (V. lang.) Aveclustre.

'LUSTRER, v. a. Lustrer une glace(technol.), La rechercher, c’est-à-dire,en faire disparaître les plus petits défauts,après qu’elle a été polie.

LUSTREUR. s. m. (technol.) Ouvrierqui lustre on apprête les étoffes.

LUSTREUX , EUSE. adj. (anc. tech-nol.) Qui a beaucoup de brillauî, delustre.

LUSTRIER. s. m. (technol.) Otmierqui fabrique des lustres.

'LUSTRINE, s. f. (connu.) Étoffe decoton fortement apprêtée et lustrée. Unedoublure de lustrine. Lustrine 'verte.

LUSTROIR. s. m. (technol.) Petiterègle dont on se sert pour lustrer iesglaces après qu’elles ont été polies, etpour enlever les taches qui ont échappéau pnlissoir.

LUSTUCRU. s. m. Expr. pop. par la-quelle on désigne, Un pauvre diable, ouUn homme ridicule. Quel lustucrui

LUSUS. n. pr. m. (temps hér.) U11 descompagnons de Bacchus. Selon une tra-dition fabuleuse, il donna son nom à laLusitanie.

'LUT. s. m. Lut de sapience (alchimie),Sceau hermétique, qui se fait en fondantle bout d’un matras de verre au feu dela lampe, et en le tordant avec la pince,g Boire à lut (V. lang.), Bicii boire. Cethomme estoit il convié de boire à lut;c éstoit aussi celui de l’armée à qui endemeuroit l’advantage (Montaigne).

LUT. s. m. (V. lang.) Petite barque.On le trouve daus Rabelais.

LUTAIRETs. f. (bot.) Genre d’algues.

LUTATION, s. f. (chimie) Action deluter.

LUTÈCE (géogr. anc.). Ville de la 4*Lyonnaise, dans une île de la Seine, capi-tale des Parisiens. Lutècc devint une villeimportante sous les empereurs romains.Aujourd’hui, Paris. Lutèce se dit encoredans le style poétique.

LUTÉCIEN, IENNE. adj. et s. (géogr.anc.) Habitant de Lutèce. fl Qui appar-tient à Lutèce ou à ses habitants. •

LUTÉICOLLE. adj. des 2 g. (zool.)Qui a le cou ou le corselet jaune.

LUTÉICORNE. adj. des 2 g. (zool.)Qui a les corues ou les antennes jaunes.

LUTÉIPENNE. adj. des 2 g. (zool.)Qui a les ailes jaunes.

LUTËOCÉPHALE. adj. des 2 g. (zool.)Qui a la tête jaune.

LUTÉOLINE. s. f. (chimie) Principecolorant jaune de la gaude.

LUTÈVE (géogr. anc.). Ville des Voi-ce*, dans la r re Narbonnaise. On l’ap-pela aussi Forum Neronis. Aujouid’hui,Lodève.

'LUTH. s. m. (zool.) Espèce de tor-tue.

LUTHÉE. adj. f. (anc. musique) Il s’estdit D’une espèce de mandoie qui res-semblait au luth. Mandore luthée.

LUTHERIE, s. f. (comm.) État duluthier. || Fabrique, magasin d’instru-ments à cordes.

'LUTHÉRIEN, IENNE. adj. et s.Luthérien mitigé (hist. relig.), se dit Desluthériens qui adoucirent quelques-unesdes propositions de Luther. Mélanchtonfut le premier des luthériens mitigés.

LUTHÉRISTE. adj. et s. des 2 g. (hist.relig.) Il s’est dit pour Luthérien, etmême, par abus, pour Calviniste. Pointne suis luthériste (Marot).

LUTHÉRO-CALVINISTE. adj. et s.des 2 g. (hist. relig.) Celui qui unit ladoctrine de Luther et celle de Calvin. Ondit, dans des sens analogues, Luthéro-osiandrien , luthéro-zuinglien , etc. fl Lu-théro-papistc, se dit Des luthériens quiexcommuniaient les sacramentaires.

LUTIPÈDE. adj. des 2 g. (zool.) Quia les pattes jaunes.

LUT1SE. s. f. (V. lang.) Lithuanie. Elrègne de Lutise, Le royaume de Lithua-nie. Voy. Lutizes.

LUTIZES. s. ni. pl. (hist.) Nom d’unpeuple slave, le même que les Wilses ouWelalahes. Les Lutizes habitaient lesbords de la mer Baltique , où ils avaientfondé la florissante cité de Vénète , dé-truite au 11 e siècle par les Danois.

LUTJAN. s. m. (zool.) Genre de pois-sons voisins des sparcs.

LÜTON. -s. m. (V. lang.) Lutin. || Tlse disait fig. d’Un fâcheux. A ces my-santropes et lut on s , js répondrois, etc.(Pasquier).

LUTRAIRE. s. f. (zool.) Genre de co-quilles vivalves.

LUTRIGOT. s. m (philol.) Titre d’unpoème satirique de Bonnecorse, où leLutrin de Boileau est tourné en ridicule.

'LUTRIN, s. m. (philol.) Nom d’unpoème héroï-comique de Boileau, dontle sujet est la pose et l’enlèvement d’unlutrin. Le Lutrin de Boileau, Le poèmedu Lutrin.

LUTROCÉPHALE, adj. des 2(zool.) Dont la tête ressemble à celled’une loutre.

LUTRONE. s. f. (zool.) Nom vulgairede la Draine.

LUTSCK ou LOUTSCK (géogr.).Ville de Russie, fort célèbre au moyeuâge, située sur le Slir, aujourd’hui chef-lieu d’un cercle de Volhyuie.

'LUTTE, s. f. (ant.) Le plus ancien detous les exercices gymniques chez lesGrecs. On distinguait trois sortes de lut-tes : fl La lutte droite ou perpendiculaire(ôpBoitàXr,), Celle dans laquelle les athlè-tes devaient combattre sons se renverser;|| La lutte renversée ou horizontale (àva-x>tvo7càXy]), Celle où les deux adversairesse roulaient dans la poussière, jusqu’àce que l’un des deux se reconnût vaincuen levant un doigt en l’air; fl L’acrochi-risme (ày.po;(eipiff(J.6ç), Lutte où les com-battants ne se prenaient que par les poi-gnets et les bras, $e les tordaient, ets’efforcaient ainsi de se culbuter. Selonquelques auteurs, ces trois dénominationsti indiqueraient que des parties de lalutte, et non différents genres de lutte, flLutte (hist. nat.), se dit de L’accouple-ment dans l’espèce ovine.

'LUTTER, v. n. Il se dit du bélier quicouvre la brebis.

Lutté, part.

LUTUEUX, EUSE. adj. (V. laog.)Boueux.

UITZ. s. m. (cabale) Il se dit, parmiles rabbins, d’Un petit os rjui, selon eus,est dans l’épine dn dos, et par le moyeuduquel Dieu ressuscitera les morts.

LUTZEN (géogr.). Ville des États-Prussiens , province de Saxe. J Bataillede Lulzen (hist.), Bataille célèbre de laguerre de trente ans, où les Suédois, com-mandés par leur roi Gustave Adolphe,vainquirent les Impériaux. Gustave Adol-phe y périt, le 6 novembre Î63a. Vap-penbeim, un des généraux des troupesimpériales, y fut également tué. || Autrebataille mémorable, gagnée le 2 mai18 r3, par l’empereur Napoléon sur lestroupes alliées (6 e coalition). Voy. IUut-

ZKN.

LUVARE. s. m. (zool.) Poisson desmers de Sicile.

LUVAS ou LUBOS. s. m. (relation) Ilsé dit I)u chef des Gallas, peuplade bar-bare de l’Etbiopie.

LUXE. s. m. (V. lang.) Sorte de pelle-terie : peut-être la peau du loup. Voy.Lus.

LUXEMBOURG (géogr.). Ville forte,capitale du duché de Luxembourg, enAllemagne, sur l’Alzetle. Elle appartientau roi des Pays-Bas. Sous l’empire fran-çais , Luxembourg était le chef-lien dudépartement des Forêts. 10,000 aines. |jLuxembourg, s. m. ou Grand-duché deLuxembourg , Pays de la confédérationgermanique, dont la partie occidentaleappartient aujourd'hui au royaume deBelgique, et l’autre partie au royaumedes Pays-Bas. 1 Luxembourg (hist.), An-cien comté érigé en duché en i 354. nfut cédé à la Bourgogne en 1448, et passaà l’Autriche par le mariage de Maximi-lien ( 1477 ). La partie méridionale duduché de Luxembourg fut. cédée a aFrance par le traité des Pyrénées (i6w-Cette partie, appelée Luxembourgcals, comprenait Thiomille, MontmeiJ,etc. | La Maison de Luxembourg a tournides empereurs à l'Allemagne, de 1 0 a143 7. Il La ville de Luxembourg a ete priseen 1543 par les Français, en w4a Pg-fles Impériaux, en 1684 par le matéeIle] de Créquy, et enfin le 12 juin US) P ‘les troupes de la république fia"Ç 'sous le commandement du gene™LUXEMBOURGEOIS, OISE, a fs. (géogr.) Habitant du Luxembou g. IlQui appartient au Luxembourg 0habitants. , % ,, mr e

LUXEMBOURGIK. s. f. (bo'Ode plantes du Bré-il. vmuce,

LUXEUIL (géogr.) Vtlle de £«*;Haute-Saône. Bains d eaux3,6oo habitants. , Vil-

I.IJXOR ou m R , Kst cou-lage d’Égypte,sur le ncien neThèbes.

struit sur les ruines de 1 anci ap .

C’est de Luxor que vientporté en France en l83 <>- , a 0 |.) Qui

1 LUXUEUX, EUSE.

déploie du luxe. Toilette luxueuse,blement luxueux. , Jidacl-)

luxuriance, s- 1. !»;■ °; bl . eÉtal d’une plante oupousse trop en f el "'f'^, | e !,. C at ij. (bot- d1 LUXURIANT,

didact.) Qui luxoria^

Chairs luxuriantes. F eurs ll(X u-

LUXURIA’J ION (bol.). “

RIANTE,

UJYSABLE. adj.Qui luit; <l ui éclaire,

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