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fermenter des tètes jusqu’alors inactives, et mi-rent des idées neuves en circulation; mais enprenant notre mesure, et en l’appliquant auxesprits de cette époque, on est sûr de tomberdans l’exagération.
Les croisades ont augmenté la puissance desrois en augmentant leurs domaines; ceux quifurent assez sages pour ne pas prendre part aumouvement général, ont pu s’en servir pouraffermir leur autorité ; mais plusieurs souverainsemployèrent toutes' leurs forces à ces coûteusesexpéditions, et se mirent eux-mêmes à leur tête.Les croisés qui revirent leur patrie, revinrentplus passionnés pour la guerre, plus désireuxd’exploits et d’aventures, plus indociles et plusindomptables qu’ils n’en étaient partis.
La principale cause des progrès du pouvoirroyal, et par cela même de l’ordre social, futl’établissement des communes, la création et lamultiplication des villes. Dans plusieurs pays,elles étaient nées et florissaient avant les croi-sades. On ne saurait nier que ces guerres n’aientétendu la sphère des spéculations, en étendantcelle des connaissances, et que les républiquesde l’Italie n’en aient profité pour acquérir deslumières précieuses sur les productions descontrées que baigne la Méditerranée, et pour