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combattre ces chevaliers retranchés dans leursdonjons, ces vassaux puissants, habiles à manierla lance et l’épée. On a disputé sur l’épocpie del’invention de la poudre et sur ses véritables au-teurs. Les Chinois, les Arabes, les Européensont tous leurs partisans qui veulent leur en at-tribuer la gloire. Les Anglais la revendiquentpour Roger Bacon, les Allemands pour BertholdSchwartz. Ce qu’il y a de certain, c’est que lapoudre ne fut employée, en Europe, à multiplierles moyens de détruire l’espèce humaine, qu’àla lin du quatorzième siècle. Il est douteux queles Anglais aient dû les victoires de Créci, dePoitiers et d’Azincourt à l’usage heureux qu’ilsfirent de quelques coulevrines ; mais il est in-contestable que sous le règne de Charles VII onavait non-seulement des arquebuses, mais en-core une sorte d’artillerie. Ces nouvelles armes,inconnues aux anciens, ont amené de savantesapplications des mathématiques à l’art de laguerre, changé entièrement la tactique, préservél’Europe d’invasions et de conquêtes pareillesà celles de Gengis-khan et de Tamerlan; ellesont rendu les combats moins acharnés sans lesrendre moins meurtriers, les guerres plus dis-pendieuses sans les rendre plus rares. Dans leurorigine , elles furent méprisées par ces braves