CHAPITRE XII.
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releva avec un respect religieux le pinceau duTitien ; que Léonard de Vinci mourut dans sesbras ; que Marot fut bien accueilli à sa cour ; quelui-même s’amusait à faire des vers que Marotn’aurait pas désavoués. Mais la France, destinéeà jeter un si grand éclat littéraire, était alorsentièrement éclipsée par l’Italie. C’est donc àjuste titre, que les contemporains et la postéritéreconnaissante ont donné le nom de Médicis etde Léon X à ce siècle célèbre.
Depuis le siècle de Périclès et celui d’Auguste,qui enfantèrent tant de chefs-d’œuvre, et dontles créations immortelles jouiront d’une éternellejeunesse, jusqu’à l’époque où nous sommes par-venus, on n’aperçoit qu’un désert, dont la tristeet stérile uniformité n’est interrompue que parquelques plantes isolées, dont le jet vigoureuxexcite plus d’étonnement que d’admiration. Lanature connaîtrait-elle ces alternatives d’activitéet de repos, de richesse et de pauvreté, qui ca-ractérisent le travail de l’homme? Ne produit-elle pas toujours avec la même fécondité? et,après avoir amené une foule d’esprits supérieurs,de têtes fortes, de génies sublimes, a-t-elle be-soin d’un long intervalle d’inaction, pour se re-mettre de son épuisement? Cette manière d’ex-pliquer les beaux siècles de l’histoire est la plus
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