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Tome premier.
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PARTIE I. - PÉRIODE II.

expéditive ; mais est-elle bien analogue à lamarche de la nature ? Dans les autres genres,toujours égale à elle-même, elle produit aussitoujours un nombre égal d’êtres mieux organiséset plus parfaits que les autres : pourquoi lesformes morales lui réussiraient-elles moins sou-vent que les formes physiques, et le génie se-rait-il plus rare que la beauté?

Il est plus philosophique d’admettre que lamesure des forces intellectuelles et le nombredes esprits actifs sont à jieu près toujours lesmêmes; mais que les causes qui en arrêtent ouaccélèrent le développement, n’agissent pas par-tout, et dans tous les temps, avec la même ac-tivité. La variété des circonstances locales peutseule faire comprendre, pourquoi, dans la car-rière du développement, l’espèce humaine avancequelquefois à pas de géant, et rétrograde ensuiteavec une rapidité effrayante ; pourquoi elle paraîtstationnaire et condamnée à une enfance perpé-tuelle dans une partie de la terre, tandis qued’autres l’ont vue plus d’une fois faire des progrèsmarqués, et ne s’arrêter un moment que pouren faire de plus grands encore.

Mais quelles sont les causes physiques et mo-rales, et les circonstances, qui sont tantôt favo-rables et tantôt contraires aux progrès de l’esprit