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humain? Elles sont nombreuses. 11 n’y en a au-cune, qui, prise séparément et à l’exclusion desautres, explique le phénomène qu’on veut ex-pliquer. Tous les écrivains qui, séduits par lamanie de tout simplifier, ont voulu ramenertous les faits à un seul principe de solution, ontaltéré ou passé sous silence tous ceux qui nevenaient pas à l’appui de leur système, et dansdes ouvrages plus ingénieux que solides, ontfait preuve d’ignorance ou de mauvaise foi.
Le climat seul, en entendant même par cemot non-seulement le degré de longitude et delatitude d’un pays, mais la nature du sol, sesproductions, ses aspects, les aliments et le'genrede vie, en tant qu’ils sont déterminés par l’étatphysique d’une contrée, ne rend raison de rien.La Grèce n’a-t-elle pas aujourd’hui le mêmeclimat qu’elle avait dans les beaux temps de sonhistoire ? et elle est barbare : l’Angleterre et l’Al-lemagne sont parvenues au plus haut degré deculture depuis un siècle, et depuis cette épo-que la température et le sol y ont-ils considé-rablement changé ? D’ailleurs, l’expérience detous les siècles a prouvé que les causes moralesqui agissent sur l’intelligence et la volonté del’homme, peuvent modifier à linfini chez luil’action des causes physiques, et que ces der-
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