CHAPITRE XVI.
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cite, et qui porta dans les ténèbres du droit desgens les lumières d’un esprit philosophique,passa la plus grande partie de sa vie hors de laSuède, occupé à la servir. Le second, dont l’es-prit hardi et profond sappa par le doute l’édificedes connaissances humaines, qui se servit de saraison pour renverser les anciens systèmes, etde son imagination pour construire le sien, maisqui traça la méthode avec laquelle on a com-battu et réfuté ses erreurs, mourut peu de mois i65o.après son arrivée à Stockholm.
Le goût de Christine pour les lettres et pourles savants l’entraînait à des libéralités et à desdépenses multipliées. Les pensions considérablesqu’elle accordait aux gens de lettres, soit pour lesen laisser jouir dans leur patrie, soit pour lesattirer en Suède, les achats de manuscrits, d’an-tiques, de statues, de tableaux, qu’elle fit faireen Italie, par Nicolas Heinsius et par d’autres,le peu d’attention qu’elie donnait aux affaires desa maison, mirent le désordre dans les finances ,et toutes les classes de l’état gémissaient de sesprodigalités. On respectait en elle la fille dugrand Gustave; on rendait justice aux qualitésde son esprit, mais la nation n’était rien moinscpie satisfaite de son administration. Les soldatset les officiers regrettaient les hasards et les
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