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Tome quatrième.
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lents produire dans une entière liberté. Aussi,grâces à cette tranquillité précieuse et aux soinséclairés de Colbert, le travail se multiplia bientôtsous toutes les formes, et répandit dans toute laFrance les besoins du luxe et les moyens de les sa-tisfaire.On ne travailla pasuniquementpour vivre,mais pour vivre agréablement, il y eut bientôt enFrance un grand nombre d’hommes riches, cpiieurent le temps, le désir et les moyens de s’ins-truire. On devint avide de tous les genres dejouissances; on connut l’ennui, la faim de Famé,qui s’annonce lorsque tous les autres besoinssont apaisés ; l’ennui et la richesse sollicitèrentle talent qui, sortant de sa léthargie, travaillapour le luxe de l’esprit, après avoir pourvu àtous les agréments et à toutes les commoditésde la vie physique. La sûreté publique, le règnedes lois et la soif de jouir, le plus puissant res-sort de l’activité humaine, multiplièrent et per-fectionnèrent le travail de l’agriculture, desarts et du commerce ; il y eut bientôt un excé-dent considérable des productions sur la con-sommation; le travail enfanta les capitaux de larichesse; ces capitaux créèrent la puissance na-tionale, la puissance réveilla et encouragea legénie, et ses ouvrages devinrent la décorationde la puissance.