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Tome quatrième.
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9.2.4 PARTIE II.-PÉRIODE III.

santé, parce qu’elle est la plus connue et setrouve à la portée de tout le monde; l’amourest de toutes les passions la plus tragique ; cen’est pas dans Bérénice, mais dans Tlermioneou dans Phèdre qu’il faut la voir, pour êtrepénétré de compassion et de terreur. On a ditque Racine manquait d’énergie, qu’il attendris-sait l’ame sans la remuer, et qu’il ne parlait pasassez aux sens. Il n’y a que ceux qui prennentl’effort pour la force, qui puissent accuser cegrand poète de manquer de force; comme ilest toujours simple et naturel, on peut aisémentprendre le change. Britannicns et Athalie suffi-sent pour prouver que tous les tons lui sontfamiliers, qu’il sait peindre comme Tacite, avecdes touches hères et hardies, et se place au de-gré d’élévation d’un prophète de l’ancienne loi.Il est bien plus facile, avec le secours du déco-rateur et du machiniste, de parler aux sens qu’àl’imagination; mais en parlant trop aux sens,on les fatigue ou on les révolte, et on paralysele jeu de l’imagination ; c’est à elle qu’il fauts’adresser; c’est elle qu’il faut savoir mettre enmouvement, et comme ce qui est n’est jamaisaussi beau que ce qui peut être, ses tableauxseront presque toujours supérieurs à ceux dessens. Racine possédait ce don précieux à un de-