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Tome quatrième.
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PARTIE II, PÉRIODE III.

les autres peuples, est peut-être le plus piquantet le plus instructif (le tous. Les bons mémoiressont non-seulement les archives fidèles des pe-titesses et des faiblesses auxquelles ont tenu lesplus grands événements, mais c’est un coursd’anatomie du cœur humain, une conversationfamilière avec des gens d’esprit sur les hommesdistingués de leur siècle. En voyant les acteursderrière les coulisses, et les ressorts de la magiedes décorations, on perd sans contredit de doucesillusions sur la vertu et sur la grandeur, maison s’éclaire et l’on acquiert des connaissancespratiques. Les mémoires ont peut-être fait perdreà l’histoire de sa majesté, et ils ont fourni desarmes au pyrrhonisme historique, en offrantsouvent la parodie des révolutions et la cari-cature des personnages. Leurs auteurs traitent,à la manière des Calot et des Teniers , les su-jets que les Raphaël de l’histoire avaient idéa-lisés. Mais peut-être n’est-ce qu’en rapprochantces deux manières, et en corrigeant l’une parl’autre, qu’on peut parvenir à se faire une justeidée de la physionomie des grands personnages.Les anciens connaissaient peu ou point ce genred’ouvrages. La forme même de leurs constitu-tions donnait à tout une sorte de publicité quirendait les secrets du gouvernement moins pi-